Un DJ regrette qu’«on soit les derniers sur Terre à repartir» les pistes de danse | 24 heures
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Un DJ regrette qu’«on soit les derniers sur Terre à repartir» les pistes de danse

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Partout dans le monde, on peut danser dans les bars... mais pas au Québec. Un DJ constate à quel point les gens sont en manque de danse et regrette «qu’on soit les derniers sur Terre à repartir la machine».

«J’ai réalisé, pendant la pandémie, que [le nightlife] était ultra essentiel. J'espère qu’on n’est pas en train de le tuer. Je vois que les gens ont la rage. Ils sont déchaînés, ils ont envie de bouger», lance Félix de Passillé, connu sous son nom de DJ Funkyfalz.

«Il y a plein de places à travers le monde qui permettent la danse. Pourquoi on ne le ferait pas [au Québec]?» se demande-t-il. De fait, plusieurs grandes villes comme New York, Londres, Berlin ou Toronto ont de nouveau autorisé les pistes de danse.

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Pas permis au Québec   

Le gouvernement Legault a annoncé à la mi-octobre que les bars et restaurants du Québec pourraient fonctionner au maximum de leur capacité à compter du 1er novembre et que les heures normales d’ouverture pourraient être rétablies. Actuellement, les établissements doivent fermer à 2h et cesser de vendre de l’alcool à 1h . Pourtant, malgré ces assouplissements, le chant et la danse demeureront interdits. 

«Je ne pense pas qu'il faut rouvrir en se foutant de tout, puis d’ouvrir les vannes comme si de rien n’était. Mais je ne pense pas qu'il faut restreindre pour toujours les dance floors, puis laisser ce pan de la vie s'éteindre», nuance Félix. 

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Fini du jour au lendemain  

Jusqu’à mars 2020, lorsque tout a été mis sur pause en raison de la COVID-19, le DJ montréalais vivait de sa passion, et ce, depuis 15 ans. «Du jour au lendemain, ça s’est arrêté avec la pandémie», regrette-t-il. 

Maintenant, il mixe seulement un soir par semaine dans un bar de Montréal, alors qu’il pouvait auparavant cumuler festivals, lancements et autres projets personnels dans une même semaine.

«On est un peu tombés en manque, les artistes de la scène, de cette adrénaline-là, d'être devant du monde, de livrer quelque chose, de rendre les gens heureux, explique Félix. Je n’avais pas calculé à quel point ça aurait pu me manquer.»

Une pétition circule en ce moment pour demander que la pratique de la danse soit de nouveau permise dans les discothèques, les bars et autres établissements. Elle a récolté près de 5700 signatures.

Une manifestation aura également lieu ce samedi à Montréal. 

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