Nouvelles révélations embarrassantes: ce qu’il faut savoir sur les «Facebook Papers» | 24 heures
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Nouvelles révélations embarrassantes: ce qu’il faut savoir sur les «Facebook Papers»

Image principale de l'article Ce qu’il faut savoir sur les «Facebook Papers»
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Laxisme face au trafic humain, contenus toxiques pour les ados, désinformation: Facebook se retrouve une fois de plus sur la sellette. Voici ce qu’il faut savoir sur la nouvelle fuite de documents internes, surnommés les «Facebook Papers».

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Qu’est-ce que les Facebook Papers?  

Après les Panama, Paradise et Pandora Papers, qui ont éclaboussé des personnalités publiques ayant pratiqué de l’évasion fiscale, les Facebook Papers révèlent au grand jour des informations que le réseau social californien aurait préféré garder secrètes. 

Frances Haugen

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Il s’agit en fait de milliers de documents sur lesquels la lanceuse d’alerte Frances Haugen a mis la main lorsqu’elle travaillait au sein de l’entreprise américaine. Ils ont été soumis à la U. S. Securities and Exchange Commission par la dénonciatrice et des versions caviardées ont été remises au Congrès.

Les journalistes d’un consortium de 17 médias américains, dont le Washington Post et l’Associated Press, ont pu les examiner. Ils se sont également entretenus avec des dizaines d’employés actuels et anciens de Facebook.

En quoi consiste cette nouvelle enquête?  

Les Facebook Papers font suite aux révélations de Frances Haugen et à une enquête du Wall Street Journal

À 7h ce matin, les 17 médias du consortium ont publié une série d’articles sur le contenu de ces documents internes. La date et l’heure de publication ont été fixées par les médias partenaires afin de pouvoir analyser en profondeur les documents.

Les médias souhaitaient également donner à l’entreprise de Mark Zuckerberg de répondre adéquatement à leurs questions et à leurs demandes de renseignements en lien aux informations contenues dans ces divers documents internes. 

Que contiennent ces documents?  

CNN mentionne que Facebook savait depuis plusieurs années que ses plateformes étaient utilisées pour faire du trafic humain et de l'esclavage domestique, sans toutefois agir pour y mettre fin. 

Un éventail de sujets y sont abordés, comme les efforts déployés par Facebook pour continuer à élargir son audience et les impacts connus de sa plateforme Instagram sur la santé des adolescents. 

Wired, qui est membre du consortium, affirme pour sa part que des employés de Facebook étaient au courant que l'algorithme récompense l’indignation, la haine et les pièges à clics (clickbait) et que les systèmes de modération du contenu sont largement inadéquats. Des pistes de solutions avaient été proposées pour régler ces problèmes. 

Celles-ci ont été ignorées. 

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De son côté, l’Associated Press souligne les impacts que peut avoir la plateforme sur la liberté d'expression, en raison, notamment, de problèmes de traduction

Par exemple, pendant les combats qui se sont tenus en mai dernier à Gaza, Instagram, propriété de Facebook, a brièvement interdit le mot-clic #AlAqsa, qui faisait référence à la mosquée Al-Aqsa dans la vieille ville de Jérusalem, un point chaud du conflit. Les algorithmes avaient alors confondu le nom du lieu saint avec le groupe des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, considéré comme une organisation terroriste par le Canada, les États-Unis et l'Union européenne.

«Pour de nombreux utilisateurs arabophones, ce n’était que le dernier exemple de la façon dont le géant des médias sociaux muselle le discours politique dans la région», peut-on lire, ajoutant que le média social s’excuse régulièrement pour des suppressions du genre.