Elle réussit à payer toutes ses dettes en assemblant des meubles IKEA | 24 heures
/portemonnaie

Elle réussit à payer toutes ses dettes en assemblant des meubles IKEA

Image principale de l'article Elle paye ses dettes en assemblant des meubles
Photomontage: Marilyne Houde / Sur la photo: Lincey Colin, courtoisie

Lincey Colin avait beaucoup de temps libre en juin dernier. Après avoir acheté un nouveau condo et fait quelques dépenses, notamment en lien avec sa nouvelle demeure, elle décide de mettre à profit ses habiletés pour assembler des meubles IKEA sur Task Rabbit, un site où des gens offrent leurs services. Quelques mois et plusieurs écrous plus tard, Lincey affirme avoir remboursé toutes ses dettes.

• À lire aussi: Les Québécois champions canadiens en gestion de leurs dettes

• À lire aussi: Ce que j’aurais aimé savoir avant d’emménager avec ma douce moitié

Les revenus d’appoint - ou side hustle en anglais - ont été popularisés dans la dernière année. Tout indique que la recherche de revenus supplémentaires n’est pas un phénomène passager. C’est le cas de Lincey, 35 ans, qui a voulu s’occuper pendant l’été.

«J’avais rien à faire et j’aime vraiment monter des meubles IKEA, alors je me suis dit pourquoi ne pas en faire quelque chose d’utile et aider des gens. Je l’ai vraiment fait pour me désennuyer», raconte celle qui normalement s’occupe avec toutes sortes de plans de voyages et de sorties durant la saison estivale. 

Flairant la bonne affaire, la jeune femme qui se décrit elle-même comme une personne manuelle réserve même sa semaine de vacances en août pour se consacrer à quelques contrats Task Rabbit. Résultat : elle empoche plus de 1200$ en moins de 10 jours! Considérant qu’elle ne travaille pas des journées complètes, il s’agit de ses meilleurs chiffres depuis le début de son offre de services en ligne. En tout, la période entre juin et août lui permet de ramasser près de 2500$. 

Le revenu d'appoint très populaire

La demande pour ce type de tâche est d’ailleurs très populaire. Une étude publiée au printemps par Paiements Canada et basée sur des résultats de sondage de Léger démontre que la pandémie a entraîné une augmentation du nombre de Canadiens liés à des contrats à court terme ou pour arrondir leurs fins de mois. C’est plus d’un Canadien sur dix (13 %) qui occupe des emplois du genre.  

Depuis que les contrats ponctuels lui ont permis de remettre ses finances sur le droit chemin, Lincey Colin se consacre depuis l’automne à d’autres occupations et a carrément mis de côté son side hustle. «J’ai repris la chorale et mes autres activités, explique-t-elle. Maintenant je suis trop occupée et je n’ai pas besoin d’un autre revenu en plus.»

La flexibilité et la liberté, c’est payant

La gig economy gagne en popularité en Amérique du Nord. L'un des plus grands avantages de cette économie qui découle de petits boulots ou de contrats est la flexibilité qu'elle offre, à la fois en termes d'heures de travail et de types d'emplois, rapportait la collaboratrice du magazine Forbes, Rebecca Henderson, en décembre dernier. 

Environ 70 % des travailleurs qui avaient un revenu d’appoint ont déclaré qu'ils le faisaient par choix et parce que cela offrait plus de flexibilité - et parfois même plus de revenus ! - qu'un emploi à temps plein, poursuit l’experte en ressources humaines. 

C’est également ce qu’a pu constater Lincey Colin lors de son expérience: «Ceux qui le font comme revenu principal le font vraiment pour la liberté». 

Même à temps perdu, elle a pu tirer des bénéfices de ce mode de fonctionnement. «Il n’y a aucun stress, aucune pression, c’est toi qui décides si oui ou non tu veux prendre une job», précise-t-elle en ce qui concerne Task Rabbit. 

Plusieurs plateformes bien connues permettent de proposer ses services, tel que Kijiji ou encore Fiverr, particulièrement populaire auprès des travailleurs autonomes. 

Bien que cette flexibilité ait toujours été attrayante, admet Rebecca Henderson dans le même article, il est probable que depuis la COVID-19, de nombreux employés à temps plein se soient tournés vers les petits contrats à contrecœur.

Sur le même sujet