Carolina Espinosa : un amour du macabre qui transparait dans ses illustrations | 24 heures
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Carolina Espinosa : un amour du macabre qui transparait dans ses illustrations

Image principale de l'article Un amour du macabre qui influence son art
Courtoisie

Ce n’est pas un hasard si les œuvres de Carolina Espinosa ont accroché notre œil pour notre dossier sur le true crime. L’illustratrice qui a fait la une de cette édition est elle-même une très grande fan.

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Illustration Carolina Espinosa

« J’écoute religieusement My Favorite Murder. J’ai écouté aussi Somebody Knows Something de la CBC, énumère Carolina. Ma passion a vraiment commencé - comme plusieurs personnes, j’imagine - avec Serial. C’était fait par la même personne qui faisait This American Life, alors c’était super bien fait. L’enquête était vraiment passionnante! Je me rappelle que j’étais vraiment dedans. Je faisais des recherches sur internet moi aussi. (rires) » 

Lorsqu’on regarde les dessins de l’illustratrice québécoise, on remarque d’ailleurs rapidement son intérêt pour le glauque et le lugubre.  

« Je pense que j’ai un amour du macabre depuis longtemps. Je lisais Edgar Allan Poe quand j’avais 11 ans!, souligne Carolina Espinosa. Il y a quelque chose d’intéressant à dessiner des trucs un peu bizarres. » 

La femme de 39 ans, née d’un père chilien et d’une mère uruguayenne, avoue ne pas vraiment s’intéresser aux crimes des pays d’Amérique latine, même s’ils n’y sont pas rares. 

« On dirait que c’est trop proche de moi. Mes parents ont subi des coups d’État. Au Chili par exemple, ça a été très sanglant. En Argentine aussi. Des gens disparus, torturés, etc., il y en a eu beaucoup, décrit Carolina. J’écoute des podcasts en espagnol et, des fois, ils en parlent et ça vient chercher quelque chose de plus émotif. » 

Par contre, ses origines ont peut-être contribué à son attirance vers le lugubre. 

 

« Ma grand-mère était terriblement superstitieuse. Des peurs quand même drôles du genre : quand tu vois un corbeau, il faut que tu croises tes doigts ou il faut que tu touches ta croix si tu passes devant un cimetière. Je pense que ça se reflète dans mes dessins. »