Des athlètes professionnels et des artistes du Québec se rassemblent pour promouvoir un monde sans nicotine | 24 heures
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Des athlètes professionnels et des artistes du Québec se rassemblent pour promouvoir un monde sans nicotine

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Qu’est-qu’on en commun le beatmaker High Klassified, le planchiste Sébastien Toutant et la skateboardeuse Annie Guglia? Ils lancent un message contre la nicotine alors que l’usage de cigarettes électroniques augmente considérablement chez les jeunes du secondaire au Québec depuis quelques années.

«On se présente souvent dans des lieux, comme les skateparks, ou dans des événements et on jase avec [les jeunes]. On essaye de leur montrer que justement, on a été capables de réussir tout ce qu’on a fait sans justement toucher à la cigarette ou au vapotage», lance le skateboardeur professionnel Jessy Jean Bart. 

Jessy Jean, High Klassified, Sébastien et Annie font partie de Vivace Collectif, un «crew de jeunes qui vivent un monde sans fumée». Ce groupe comprend aussi le chanteur Mike Clay ainsi que les danseurs Rahmane et Maycie. 

Le collectif rassemble des gens issus du monde du hip-hop, de la danse et du skate puisque «la nicotine est vraiment présente dans ces univers-là», confirme Jessy Jean. 

Consommation en hausse 

Si le collectif a été mis sur pied il y a cinq ans, il est particulièrement d’actualité. Même si la vente de cigarettes électroniques aux moins de 18 ans est interdite, on sait que l’usage chez les élèves du secondaire a presque doublé dans les dernières années. 

Elle est passée de 11% en 2016-2017 à 21% en 2019, d’après une étude publiée en mars dernier par l’Institut de la statistique du Québec.

«Les grosses marques qui font rouler l’industrie du skate, du hip-hop ou de la danse devraient cesser de faire des capsules ou des annonces qui promotent la cigarette ou la nicotine, souhaite Jessy Jean. C’est vraiment ça qui fait que les jeunes vont voir untel en train de fumer dans une annonce pour une grosse marque et qu’ils vont trouver ça cool.»

Impacté par ses idoles 

Le planchiste a lui-même été influencé par ce qu’il voyait dans les vidéos de skateboardeurs professionnels qui fumaient, buvaient beaucoup d’alcool et faisaient la fête. 

«Avec le temps, j’ai réalisé que moi aussi, c’est l'image que je projetais par rapport aux jeunes», confie-t-il.

Il a donc arrêté de consommer de l’alcool et a décidé d’adopter un mode de vie plus sain. C’est également à ce moment-là qu’il a commencé à s’impliquer avec le collectif. 

«Quand j’ai réalisé que les jeunes revenaient me voir ou m'écrivaient sur Instagram, c’est là que j’ai constaté à quel point mon influence se rend plus loin que je le pense», reconnaît-il.