La luminothérapie, est-ce que ça marche vraiment? On vous explique | 24 heures
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La luminothérapie, est-ce que ça marche vraiment? On vous explique

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Vous réfléchissez à vous procurer une lampe de luminothérapie, pour (littéralement) illuminer vos journées et contrer la déprime saisonnière? On décortique pour vous ce traitement qui a fait ses preuves.

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C’est quoi, exactement, la luminothérapie?    

C’est une exposition à une source intense de lumière à l’aide d’une lampe conçue à cet effet. Le traitement, qui est scientifiquement reconnu, améliorerait l’énergie et l’humeur chez 80% des utilisateurs, affirme la psychologue Marie-Pier Lavoie. 

«Chez les gens atteints de dépression saisonnière, c’est le traitement à prioriser», assure celle qui est fondatrice de la clinique UniSanté. Et pour ceux qui ont des symptômes plus légers, c’est aussi utile pour garder le moral durant l’automne et l’hiver. 

Le taux d’efficacité de la luminothérapie serait similaire à celui des antidépresseurs, mentionne-t-on sur le site web du scientifique en chef du Québec. 

Le plus tôt, le mieux  

Idéalement, il faut commencer le traitement avant de ressentir des symptômes, soit à la fin août ou au début septembre, recommande Marie-Pier Lavoie. 

Il faut utiliser la lampe au réveil, en se tenant à environ 30 cm de l’appareil, pendant une trentaine de minutes, précise Mme Lavoie.  

En suivant ces conseils, vous devriez ressentir des bienfaits après environ 14 jours d’utilisation. 

Au printemps, vous pourrez cesser graduellement de vous servir de la lampe, en réduisant l'exposition de 30 à 15 minutes ou en l’utilisant un jour sur deux. Avant de la ranger, assurez-vous que «l’humeur et le moral [sont] de retour, avec l’arrivée du printemps», dit la psychologue derrière le site Du soleil plein la tête.  

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Les lampes, toutes efficaces?  

Pour un maximum de bienfaits, voici ce qu'il faut surveiller lorsqu’on magasine une lampe de luminothérapie:      

  • La lampe doit diffuser une lumière blanche (une lumière bleutée peut endommager la rétine);     
  • L’appareil doit faire au moins 30 cm en largeur, pour que le visage soit baigné dans la lumière;      
  • L’intensité lumineuse doit d’être d'au moins 10 000 lux.          

La luminothérapie, sans lampe?  

Est-ce qu’on peut profiter des bienfaits de la luminothérapie sans débourser pour l'achat d’une lampe? En travaillant face à une fenêtre, par exemple? Pas vraiment.  

«Il est bien sûr recommandé d’avoir une bonne source de lumière, souligne-t-elle. Mais il faut savoir que la lampe diffuse 10 000 lux et qu’une pièce bien éclairée est d’environ 200 lux.»

Un bain de soleil au travers d'une fenêtre, ce n’est donc pas suffisant pour ressentir des effets comparables à ceux d'une lampe. 

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Des effets secondaires?    

Il y aurait quelques effets secondaires à la luminothérapie, comme des maux de tête, des nausées ou de l’irritabilité, indique-t-on sur le site web du scientifique en chef du Québec. 

Ces désagréments seraient toutefois de courte durée.  

D’autres traitements possibles  

Pour Marie-Pier Lavoie, l’efficacité de la luminothérapie pour vaincre la dépression saisonnière ne fait aucun doute. Il existe toutefois d'autres solutions.  

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) aurait montré des résultats supérieurs à ceux de la luminothérapie pour prévenir les récidives de dépression saisonnière, explique-t-elle. Il s’agit d’une psychothérapie de courte durée qui se concentre sur les pensées et les comportements. 

Combinée à la luminothérapie, la TCC «augmente les chances de réussite et diminue les risques de rechute à long terme».  

Pour certaines personnes, il peut aussi être recommandé de prendre un antidépresseur avant l’apparition des symptômes et jusqu’à l’été, mentionne la psychologue. Elle recommande d’en parler à son médecin.  

Finalement, l’activité physique peut permettre d’apaiser la dépression saisonnière. «Cependant, il faut être discipliné afin de l’effectuer chaque jour, pour une période d’une heure», précise la spécialiste.  

Ces moyens peuvent d’ailleurs tous être combinés à la luminothérapie pour optimiser les résultats et éviter les rechutes.  

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