COP26 : Le Québec rejoint une coalition internationale contre la production de pétrole et de gaz | 24 heures
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COP26 : Le Québec rejoint une coalition internationale contre la production de pétrole et de gaz

La compagnie Pétrolia, une société d'exploration de gisements de gaz et de pétrole au Québec, était active notamment en Gaspésie et sur l'île d'Anticosti.
Photo courtoisie, Pétrolia

La compagnie Pétrolia, une société d'exploration de gisements de gaz et de pétrole au Québec, était active notamment en Gaspésie et sur l'île d'Anticosti.

Le Québec se joint à la Beyond Oil and Gas Alliance (BOGA), une coalition visant à accélérer l’abandon de la production de combustibles fossiles, a annoncé le premier ministre François Legault jeudi, en marge de son passage à la COP26, à Glasgow. 

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L’adhésion du Québec à la BOGA fait suite à l’annonce récente par François Legault de la fin de l’exploration pétrolière et gazière sur le territoire québécois. Le Québec deviendrait ainsi le premier État en Amérique du Nord à renoncer à l’extraction des hydrocarbures.

Cette initiative du Danemark et du Costa Rica vise à mobiliser les gouvernements qui ont adopté des mesures concrètes pour restreindre la production de pétrole et de gaz sur leur territoire.

« En rejoignant la Beyond Oil and Gas Alliance, le Québec donne l’exemple et assume son rôle de chef de file en matière de production d’énergies vertes, a indiqué François Legault. Il incite également d’autres États à trouver des alternatives au pétrole et au gaz. »

Actuellement, environ une dizaine de gouvernements ont annoncé leur intention de joindre la BOGA. La coalition sera lancée officiellement le 10 novembre dans le cadre de la COP26, à Glasgow.

Troisième lien et Caisse de dépôt

Cette adhésion signifie également pour le premier ministre que la Caisse de dépôt devra aussi se départir graduellement de ses actifs dans le pétrole (ce qui est déjà prévu) et le gaz naturel.

« C’est juste une question de délais, dit-il. Éventuellement, il va falloir que la Caisse et Investissement Québec sortent aussi du gaz», a-t-il dit.

En parallèle des annonces, M. Legault a toutefois dû défendre sa volonté d’aller de l’avant coûte que coûte avec son projet de troisième lien, un tunnel reliant Québec et Lévis évalué à un coût de 10 milliards. Non seulement le projet est vu comme une contradiction avec l’objectif de réduction des gaz à effet de serre de la province, mais son gouvernement affirme qu’il se fera, peu importe les conclusions des évaluations environnementales.

- Avec les informations de Patrick Bellerose