Valérie Plante réagit à sa réélection: «Pas le temps de niaiser» | 24 heures
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Valérie Plante réagit à sa réélection: «Pas le temps de niaiser»

Image principale de l'article «Pas le temps de niaiser», selon Valérie Plante
Dominick Gravel/Agence QMI

Au lendemain de sa réélection, Valérie Plante ne compte pas perdre de temps et compte immédiatement s’attaquer aux dossiers de la sécurité publique et de l’aide communautaire.

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«Pas le temps de niaiser, il faut qu’on avance», s’est-elle exclamée lundi matin, lors d’un point de presse au parc Toussaint-Louverture pour marquer sa victoire électorale.

«Nous sommes honorés de ce mandat que les Montréalais nous ont donné. On le prend très au sérieux. Pour nous, c’est une grande responsabilité de les accompagner dans les changements qui seront nécessaires», a-t-elle également souligné.

La mairesse nouvellement réélue a notamment mentionné vouloir embaucher rapidement des policiers pour faire face à la crise de sécurité publique, en plus de doubler le budget des organismes communautaires actifs sur le terrain.

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L’habitation, qui a été son cheval de bataille pendant la campagne électorale, demeure également une priorité à ses yeux, alors qu’elle prévoit mettre en place plusieurs réglementations dans les premiers mois de son mandat pour lutter contre la crise immobilière qui sévit dans la métropole. Cela, sans compter son engagement de permettre la construction de 60 000 logements d’ici les 10 prochaines années.

«On accepte ce second mandat avec humilité, c’est une grande responsabilité», a souligné Mme Plante. Celle-ci a également félicité les nombreuses autres femmes qui ont été élues à la tête de certaines des plus grandes villes de la province.

Une majorité

Avec ses 37 élus, Projet Montréal dispose d’une majorité à l’hôtel de ville. Néanmoins, malgré sa victoire, le parti a toutefois été blanchi dans plusieurs arrondissements, particulièrement dans le nord-est de la ville, où il ne compte aucun élu.

«On va continuer dans cette tradition, qu’une fois les élections terminées, de s’assurer d’avoir une belle représentation par secteur, et de mettre les meilleurs éléments en fonction de leur expertise», a expliqué la mairesse réélue.

Elle ne ferme d’ailleurs pas la porte à l’idée d’intégrer des élus de l’opposition dans son comité exécutif, ce qu’elle avait également fait dans son premier mandat.

Mme Plante s’est également dite ouverte à l’idée de reprendre certaines des idées proposées par son adversaire lors de la campagne électorale. Cela, alors que leur plateforme respective convergeait déjà sur de nombreux enjeux.

«On veut travailler avec tout le monde. Les meilleures idées pour Montréal, peu importe qui les a, on a le devoir de les mettre de l’avant pour le bien de tous», a-t-elle expliqué.

Des luttes serrées

Dans les prochains jours, des recomptages seront possiblement nécessaires alors que certains candidats ont perdu par de très faibles marges.

C’est notamment le cas de Lionel Perez, dans Côte-Des-Neiges—Notre-Dame-De-Grâce, qui a perdu par 83 voix contre Gracia Kasoki Katahwa, après avoir été prononcé gagnant dimanche soir.

Dans le district de Tétreaultville, dans Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, Suzie Miron a pour sa part perdu son siège par 50 voix contre Julien Hénault-Ratelle, qui se présentait avec l’équipe Coderre.

Seulement 23 votes ont séparé Laurent Desbois, vainqueur à la mairie d’Outremont pour Ensemble Montréal, contre Philipe Tomlinson, le maire sortant qui se présentait à sa propre réélection sous la bannière de Projet Montréal.

À La Pointe-aux-Prairies, un maigre nombre de 26 votes ont départagé la gagnante Lisa Christensen, de Projet Montréal, contre son adversaire Vincent Girard, d’Ensemble Montréal.