Dans l'univers musical de Mara Tremblay | 24 heures
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Dans l'univers musical de Mara Tremblay

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Il y a 35 ans cette année, Mara Tremblay décidait de consacrer sa vie à la musique. Et 2021 marque également le 20e anniversaire de son album Papillons.

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Une grosse année qui survient après des temps plus tranquilles. L’autrice-compositrice-interprète a profité de la pandémie pour prendre du recul. Après la sortie de son son album Uniquement pour toi en mai 2020, elle n’a pas mis les pieds dans un studio ou sur une scène pendant des mois. À cause du confinement bien sûr mais aussi pour des raisons personnelles. 

Mais la post-pandémie nous ramène Mara Tremblay comme un vent de fraîcheur dans bien des salles du Québec. 

Pour ton retour sur les planches, as-tu changé l’alignement de ton show d’avant la pandémie?

Non parce que l'album est sorti pendant la pandémie. C'est complètement un nouveau show. On l'a fait une dizaine de fois cette année. On l'a pas roulé tant que ça à cause de la pandémie justement. 

Tu étais en spectacle au Coup de cœur francophone samedi dernier. Qu'est-ce que ce festival représente pour toi?

Le plus beau souvenir, c'est que j’avais fait une tournée solo pour les Coups de cœur francophones à travers le Canada. Pour moi, ça a été un des plus beaux cadeaux que le Coup de cœur m'ait fait. J'allais à Vancouver, la salle était pleine. J’en profitais pour rester plus longtemps pour pouvoir profiter de la place. 

As-tu profité de la dernière année pour travailler des trucs en studio?

Non. J'avais tellement besoin d’un break. Ça fait 35 ans cette année que je vis de ce métier-là. Je fais de la tournée sans arrêt. C'est la première fois que j'ai un an d'arrêt. 

Pour moi, c’est une année charnière parce que mon fils est parti de la maison. Tout d'un coup, mes deux enfants sont partis. Je me suis retrouvée toute seule. J'ai déménagé. J’ai profité de cette année-là pour m'installer, puis respirer, puis rien faire. 

Quel artiste t’as inspiré à monter sur scène en voyant une de ses performances?

Clairement Plume Latraverse. C'était le meilleur ami de mon père pendant des années. C'est la première personne que j'ai vu en spectacle. J’étais dans les loges. On avait une maison de campagne ensemble. 

Quand tu as sorti Papillons, t’imaginais qu’on soulignerait son existence 20 ans plus tard?  

Pas du tout. Je suis une personne qui vit au présent. Quand sont arrivés les 20 ans de Chihuahua, j'ai vraiment fait le saut aussi. C'est comme quand t'as des enfants. Le temps devient complètement autre chose. J’ai un gars de 25 ans et un autre de 19. Il n'était même pas né Édouard quand j'ai fait Papillons

Est-ce que tu te rappelles ce que tu écoutais quand tu étais en studio à ce moment-là?

J'avais eu Beastie Boys en cadeau. J'écoutais aussi Ry Cooder, Beck, Stereopathetic, One foot in the grave. Des albums au son beaucoup plus «démo», beaucoup plus cru. 

Est-ce que tes fils t’ont fait découvrir des artistes?

Ça a été plutôt l'inverse. En fait, j'ai redécouvert les Red Hot Chili Peppers avec Édouard. 

Mon plus grand est plus dans le rap, hip-hop. Je suis moins là-dedans. J’ai un peu plus de misère à comprendre. On partage beaucoup de musique. C’est ce qui a fait un gros trou dans ma vie quand il sont partis. 

Tes parents écoutaient beaucoup de musique dans la maison?

Énormément! Ça allait de la musique classique au jazz, la chanson française, le rock, le folk, le country. Beaucoup de cajun, de bluegrass. Aucune distinction entre les styles. Aucun jugement. J'ai été élevé autant avec Brassens, Brel, Barbara que Miles Davis. Tout ce qui était classique aussi parce que j'étais à l'école en violon classique et en chorale. 

Un des premiers albums qui t’a fait vibrer? 

À part Plume et Stephen Faulkner, j'étais très fan des Beatles quand j’étais toute petite. 

Le premier album que tu t’es acheté?

Led Zeppelin IV. J’étais au primaire. J’avais retranscrit les arrangements de flûte pour Stairway to Heaven.

Quand tu travailles en studio avec quelqu’un pour la première fois, est-ce que tu lui fais écouter des trucs?

Des fois. Mais je travaille toujours avec Olivier(Langevin). Ça fait qu’on n'a pas besoin de se parler. On se connaît depuis 25 ans. On a écouté beaucoup, beaucoup de musique ensemble. 

Par exemple, j’ai reçu un coup de téléphone d'Olivier qui me dit «il faut absolument que tu écoutes l'album d’Alison Kraus avec Robert Plant.» Le premier album qu’ils ont fait ensemble. On a ce genre de complicité-là. 

On a écouté Ry Cooder ensemble avant de faire Le chihuahua. Quand on arrive en studio, on veut juste se surprendre et avoir du plaisir. Pour qu’il y ait des étoiles dans les yeux des 2 personnes. 

Parmi les jeunes musiciens d’aujourd'hui, est-ce qu'il y en a qui t'inspirent?

Gab Bouchard, ça vient beaucoup me chercher. Je l'ai connu avant qu’il naisse! (Rire) Mon fils joue avec lui. J’ai joué avec son père(Pierre Bouchard). Il y a quelque chose qui me ressemble beaucoup dans ce qu’il fait. Aussi, j'aime beaucoup Lou-Adriane Cassidy et Maude Audet.

 

Quel artiste à l’international aimerais-tu entendre interpréter une de tes chansons?

Je suis une grande fan de Vanessa Paradis, Lou Doillon, Charlotte Gainsbourg... J'aime beaucoup ces femmes qui se tiennent debout, qui sont fortes. J'avoue que j'aimerais entendre Vanessa ou Charlotte chanter une de mes chansons. 

Pour connaître les dates de ses spectacles à venir, rendez-vous sur le site de Mara Tremblay.

Écoutez la liste de lecture de Mara Tremblay.

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