Des sous-verres qui détectent le GHB et la kétamine offerts dans un bar de Chicoutimi | 24 heures
/bref

Des sous-verres qui détectent le GHB et la kétamine offerts dans un bar de Chicoutimi

Image principale de l'article Des sous-verres qui détectent le GHB
Page Facebook L'appartement bar ambiance

L'Appartement Bar Ambiance, situé à Chicoutimi, a créé un sous-verre permettant de détecter la présence de la drogue du viol dans un verre.

• À lire aussi: Deux femmes droguées au GHB auraient été agressées sexuellement à Québec: ce qu’on sait de l’affaire

• À lire aussi: «Faut vraiment surveiller nos verres»: une jeune femme convaincue d’avoir été droguée à son insu

Le fonctionnement est simple: il suffit de déposer des gouttes de la consommation sur l'un des points du sous-verre prévus à cet effet. Il faut attendre que ça sèche par la suite. Si l’un des points tourne au bleu foncé, c'est qu'il y a présence de drogue. 

Deux drogues peuvent être détectées: le GHB et la kétamine, à un certain taux de concentration (3,0g/250 ml pour le GHB et 1,0g/250 ml pour la kétamine). 

«C’est comme si on avait acheté un chien de garde. On est armé un peu plus que tout le monde», a mentionné le propriétaire du bar, Mathieu Roy, sur les ondes du 98,5 FM. 

Chaque sous-verre lui aurait coûté 2$. 

Sur Facebook, plusieurs ont félicité l’initiative du bar, alors que certains ont déploré qu'on doive rendre de tels sous-verres disponibles. «C'est quand même fou qu'on soit rendu là!» a commenté un internaute. 

Drink Detective peut détecter la drogue du viol dans un verre d'alcool.

© Agence QMI

Drink Detective peut détecter la drogue du viol dans un verre d'alcool.

En outre, d'autres bars sont intéressés par les sous-verres et ont contacté Mathieu Roy. 

Bien que de tels sous-verres ne soient pas offerts partout, des tests similaires, Drink Detective, eux, le sont, notamment dans certaines pharmacies Jean Coutu.

La drogue du viol à Québec 

L'initiative de L'Appartement Bar Ambiance arrive à point: les cas d'intoxication au GHB connaissent actuellement une hausse fulgurante à Québec. 

En octobre, Le Journal révélait que deux femmes avaient été agressées sexuellement à la sortie des bars, sur Grande Allée, après avoir été droguées au GHB.

Sur le même sujet