Les bars de karaoké prêts et enthousiastes d’accueillir les chanteurs | 24 heures
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Les bars de karaoké prêts et enthousiastes d’accueillir les chanteurs

Image principale de l'article Les bars prêts à accueillir les chanteurs
ANDREA LUBECK/24 HEURES/AGENCE QMI

Si les amateurs de chant sont impatients à l’idée de retourner sur les planches, les bars de karaoké sont aussi enthousiastes de retrouver leur clientèle. Le «24 heures» en a visité quelques-uns pour voir comment ils se sont préparés en vue de leur réouverture, lundi. 

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«On a très, très hâte!», s’est exclamé Alain St-Pierre, propriétaire de L’Astral 2000, en entrevue au «24 heures». «Ça va vraiment faire du bien au moral.»

Pascal Lefebvre, propriétaire du Normandie, a abondé dans le même sens. «On est soulagés. Ça faisait quand même depuis l’année dernière qu’on avait arrêté le karaoké, donc on est très contents de pouvoir accueillir nos amateurs de karaoké qui sont là tous les soirs.»

Pascal Lefebvre, propriétaire du Normandie

ANDREA LUBECK/24 HEURES/AGENCE QMI

Pascal Lefebvre, propriétaire du Normandie

Bien que le bar comme tel était rouvert depuis le printemps, le karaoké manquait toujours au Normandie puisqu’il s’agissait de l’activité principale qui se déroulait dans l’établissement le soir. «C’était occupé pour le 5 à 7, mais ça devenait plus tranquille après, parce que nos habitués n’étaient pas là»,a-t-il ajouté.

Des mesures prises au sérieux 

La pandémie et les mesures de santé publique ont rendu les choses compliquées pour les tenanciers de bar, a souligné M. St-Pierre, qui appréhende de devoir rappeler régulièrement aux clients les règles en place.

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Ainsi, pour lui comme pour Stéphanie Morin, propriétaire du Vieux St-Hubert, pas question de lésiner sur les mesures préventives. «On veut vraiment éviter qu’un incident comme ce qui s’est passé à Québec [où une importante éclosion avait incité le gouvernement à interdire le chant et la danse à l’été 2020, NDLR], donc on prend ça très au sérieux.»

Le gouvernement a prévu trois mesures possibles afin de permettre le karaoké: chanter à deux mètres des spectateurs, derrière une barrière physique ou en portant un couvre-visage. Et si vous souhaitez danser pour encourager votre ami sur scène, il faut porter un couvre-visage.

Les trois établissements visités en combinent deux ou plus et ajoutent aussi du désinfectant pour les mains aux tables et la désinfection du micro entre chaque participant. Vous trouverez aussi des couvre-micros remis à chaque chanteur au Normandie et au Vieux St-Hubert.

Pour plusieurs, il ne s’agit que de reprendre les mêmes mesures qui avaient été mises en place les quelques semaines où le karaoké avait été permis l’été dernier. Stéphanie Morin a d’ailleurs raconté avoir fait la tournée de ses concurrents pour voir quelles précautions ils prenaient. Son constat: malgré des mesures différentes, tous les établissements redoublaient de prudence pour éviter des éclosions.

«C’est notre gagne-pain; on a tout intérêt à faire attention parce qu’on veut vraiment rester ouverts», a-t-elle confirmé.

Prendre son mal en patience 

Les trois bars se réjouissent de l’engouement que suscite le retour du karaoké. En effet, la plupart affichent pratiquement complet toutes les fins de semaine jusqu’aux Fêtes, comme en témoigne leur carnet de réservations.

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Mieux vaut donc réserver si vous comptez vous époumoner en groupe sur vos hits préférés. Et de prendre votre mal en patience si vous voulez chanter plus d’une fois.

«On a de la place pour les gens qui veulent venir chanter, mais c’est toujours mieux de réserver», a noté Stéphanie Morin. Alain St-Pierre et Pascal Lefebvre font aussi écho à ce conseil.