«L'avenir ne semble pas prometteur» | 24 heures
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«L'avenir ne semble pas prometteur»

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  •   En six mois, la Colombie-Britannique a subi des catastrophes naturelles à répétition.    


  

  • Des pluies torrentielles se sont abattues sur la province dimanche et lundi causant des inondations et des glissements de terrain.    


  

  • Des jeunes sont préoccupés par les effets des changements climatiques chez eux.   


Des jeunes vivant en Colombie-Britannique sont de plus en plus préoccupés par les changements climatiques alors qu’une série de catastrophes naturelles a terrassé la province dans les derniers six mois. Dôme de chaleur, feux de forêt, pluies diluviennes: ils se confient sur les impacts de ces événements météorologiques extrêmes. 

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Après un épisode de chaleurs intenses à la fin du mois de juin qui a coûté la vie à des centaines de personne, et les feux de forêt qui ont suivi, dont certains sont toujours en activité, des pluies torrentielles se sont abattues sur la Colombie-Britannique dimanche et lundi provocant des inondation et glissements de terrain.

Des routes et des infrastructures ont été détruites. Près de 20 000 personnes ont été évacuées. Une femme a perdu la vie dans une coulée de boue et quatre personnes sont portées disparues.  

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La ville de Merritt, notamment a été complètement noyée sous l’eau.

Le gouvernement provincial a déclaré l’état d’urgence mercredi, comme en juillet, en raison des incendies de forêt monstres. 

Certaines routes seront fermées pour longtemps, selon le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan. 

La situation inquiète toujours. À Abbotsford, le maire Henry Braun a prévenu que la ville était loin d’être sortie de l’auberge puisqu’elle attend entre 80 et 100 mm de pluie la semaine prochaine. 

Le 24 heures a parlé à des jeunes Britanico-Colombiens qui se disent de plus en plus préoccupés par ces événements liés aux changements climatiques: 

«Ça change définitivement la façon dont on planifie nos vies»

Mathieu Funk

Courtoisie Mathieu Funk

Mathieu Funk


«Je peux voir les impacts des changements climatiques sur ma vie personnelle. Il fait de plus en plus chaud, il y a de plus en pluie de pluie en hiver, la fumée et les feux nous ont empêchés de sortir et d’aller faire du camping cet été à cause de la qualité de l’air. J’étais déjà très soucieux des changements climatiques, mais maintenant ce sont des impacts beaucoup plus concrets qui affectent ma vie de tous les jours. C’est une réalisation beaucoup plus effrayante quand c’est au pas de ta porte. Ça change définitivement la façon qu’on planifie nos vies, ça affecte les décisions qu’on prend.» 

- Mathieu Funk, 34 ans, résident de Victoria

«L'avenir ne semble pas prometteur»

Tamsin Porter

Courtoisie Tamsin Porter

Tamsin Porter

«Les inondations ont été une énorme surprise. Penser que les mêmes endroits étaient en feu il y a trois mois est époustouflant! L'approvisionnement en nourriture à Revelstoke a été gravement affecté. L'un des supermarchés n'a plus aucun produit frais depuis une semaine. Les changements climatiques me rendent très anxieuse. Je ne peux pas m'empêcher de penser à la chaleur extrême qui règne ici et si ça continue d'empirer... Je ne veux pas vivre dans un endroit qui est envahi par une épaisse fumée pendant des mois de l'année! L'avenir ne semble pas prometteur, les phénomènes météorologiques extrêmes s'aggravent chaque année.» 

- Tamsin Porter, 32 ans, résidente de Revelstoke

«On a un sentiment d'impuissance»

 

Claudie Valque

Courtoisie Claudie Valque

Claudie Valque

«Je viens d’acheter une maison. On se dit: est-ce qu’on a fait le bon choix? Ça fait neuf ans et demi que je suis ici et ça ne va qu’en s’aggravant. Si tu me demandes: as-tu peur que ça arrive l’année prochaine? Je vais te répondre: je sais que ça va probablement arriver. J’espère un été sans fumée, c’est sûr. Mais c’est une réalité ici. Chaque été c’est pire et on commence vraiment à se poser la question: qu’est-ce qu’on peut faire pour changer les choses dans le futur? De plus en plus, on sent que les gens veulent aller vers une action. On est conscients qu’il va falloir faire des changements considérables parce qu’on n’a plus de contrôle. On a un sentiment d’impuissance en ce moment.» 

- Claudie Valque, 33 ans, résidente de Kelowna, Colombie-Britannique.

«J'ai longtemps voulu vivre ici»

 

Olivier Trudel

Courtoisie Olivier Trudel

Olivier Trudel


«Les changements climatiques vont définitivement changer les plans pour le futur. J’ai longtemps voulu vivre ici pour les activités en montagne, mais avec la fumée l’été, les pluies au printemps et l’automne et la faible neige l’hiver, ça rend les choses moins faciles.» 

- Olivier Trudel, 31 ans, résident de New Westminster en banlieue de Vancouver

«On a eu plusieurs alertes»

Louis-Félix Renaud

Courtoisie Louis-Félix Renaud

Louis-Félix Renaud

«Pemberton est dans une vallée très sujette aux inondations. On a eu plusieurs alertes d'inondations et d'évacuations reliées au débordement des rivières dans les derniers mois. On est tous super attentifs parce que c’est la réalité du territoire ici. Je pense que les gouvernements, tous paliers confondus, doivent commencer à mettre plus de pression sur les entreprises. Les citoyens ont leur part à jouer, mais je pense que le gros des émissions [de gaz à effet de serre] provient des entreprises, donc ce n’est pas en interdisant les pailles en plastique qu'on va s'en sortir. C'est le système au complet qui est à revoir, mais ça n’arrivera pas. C’est plus ça qui me cause de l’anxiété.» 

- Louis-Félix Renaud, 29 ans, résident de Pemberton