Des récalcitrants vont enfin se faire vacciner contre la COVID-19 | 24 heures
/bref

Des récalcitrants vont enfin se faire vacciner contre la COVID-19

Des milliers de Québécois reçoivent ces jours-ci leur première dose du vaccin contre la COVID-19, dans l’espoir de retrouver un peu de liberté.

• À lire aussi: Voici qui pourra recevoir une 3e dose (et quand)

• À lire aussi: Ça va mal en Europe côté COVID

Dans la salle des Chevaliers de Colomb de L’Ancienne-Lorette, mardi dernier, les non-vaccinés croisés étaient principalement des adolescents et de jeunes adultes. 

Tous ont expliqué que les contraintes sur les loisirs les ont finalement convaincus de venir se faire vacciner. «Pour moi, c’est juste la pression sociale, rien d’autre», dit Dave, 33 ans. Comme les autres personnes rencontrées, il ne souhaite pas être identifié.  

Il raconte que sa copine souhaite retourner manger au restaurant et «sortir plus», alors que le Québec se déconfine graduellement. Dave, lui, s’accommodait de se faire livrer des repas à la maison.   

Quelques minutes plus tôt, Jérôme, 22 ans, tenait un discours similaire. Comme plusieurs personnes interrogées, il pouvait vivre avec le passeport vaccinal, mais l’attrait des voyages a eu raison de ses appréhensions. «Je veux pouvoir sortir du pays pour aller profiter du temps chaud, plutôt que le temps maussade qu’on a présentement», confie-t-il. 

• À lire aussi: Premiers résultats positifs pour la pilule anti-COVID de Pfizer 

Ni exaltés ni complotistes

Sur la dizaine de personnes rencontrées à L’Ancienne-Lorette, aucun ne tenait un discours exalté contre le vaccin ou aux accents complotistes. 

«Je n’en avais pas de besoin. Vous faites-vous vacciner contre la grippe chaque année? Non, pourtant il y a du monde qui meurt de la grippe», résume Dave.  

Plusieurs ont également dit avoir été d’abord inquiets face à un vaccin développé rapidement. «C’était surtout l’inconnu qui me faisait peur», confie une jeune femme de 23 ans. Pleinement vaccinée depuis deux semaines, elle accompagnait son amie qu’elle a convaincue de recevoir sa première dose. «Quand tu l’as fait, c’est juste une piqûre», souligne-t-elle.   

Seul Samuel, 15 ans, était vivement opposé au vaccin. Comme toute sa famille, il avait refusé jusqu’ici de relever sa manche. Mais l’ouverture prochaine des pistes de ski a finalement persuadé ce fan de snowboard. «T’as pu de vie, si tu ne l’as pas», dit-il, résigné. 

Le Dr Gaston De Serres, médecin-conseil à l’INSPQ, affirme que les quelque 9% de Québécois de 12 ans et plus toujours non protégés vont forcément développer la maladie au cours des prochaines années. «Ces gens-là vont faire l’infection. La question n’est pas de savoir s’ils vont la faire, c’est à quel moment ils vont la faire», a-t-il expliqué cette semaine sur les ondes de LCN.  

À VOIR AUSSI

Tous les vaccins et médicaments contre la COVID-19

s