Colombie-Britannique: une quatrième victime retrouvée | 24 heures
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Colombie-Britannique: une quatrième victime retrouvée

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AFP

Une quatrième victime a été retrouvée, samedi, à la suite de la coulée de boue en Colombie-Britannique, où une cinquième personne manque toujours à l’appel. 

Selon Global News, au moins une femme est décédée et la GRC a confirmé, samedi, avoir retrouvé les corps de trois autres hommes à la suite du glissement survenu lundi sur une section de l’autoroute entre Pemberton et Lillooet appelée Lac Duffy, qui a balayé entre cinq et sept véhicules de la route.

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La femme serait la conjointe de Mirsad Hadzic, 35 ans, qui a également été tué dans la glissade.

Le couple revenait d’une escapade d’un week-end dans l’Okanagan et laisse derrière lui une fille de deux ans.

L’identité des autres victimes n’a pas encore été rendue publique par les autorités.

Recherches suspendues   

Selon la sergente d’état-major de la GRC Janelle Shoihet, tous les efforts déployés jusqu’à présent ont été épuisés, si bien que les recherches sont suspendues, même si un homme manque toujours à l’appel. Des discussions sont en cours pour déterminer quelle serait la meilleure façon de reprendre les démarches.

«Nous avons poursuivi nos recherches en vue de retrouver un quatrième homme, mais les conditions météorologiques et l’état des lieux ont rendu nos démarches difficiles. Nous continuons de penser à tous ceux et celles qui ont été touchés par cette terrible tragédie», a informé la sergente d’état-major.

Le secteur reste fermé aux automobilistes et aucune date n’a été fixée quant à la réouverture de la route.

La catastrophe naturelle la plus coûteuse au Canada  

L’ensemble des inondations survenues en Colombie-Britannique pourrait devenir la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire du Canada.

Le ministre des Transports, Rob Fleming, a déclaré, vendredi, qu’il n’y avait aucune estimation du coût global de la reconstruction de la province, mais qu’il serait «très important».

Les autorités devront attendre un certain temps avant d’être en mesure d’évaluer l’étendue des dommages et la facture des réparations à venir. Chose certaine, des ponts routiers devront être remplacés, des sections de voies ferrées, refaites, et des collectivités, entières reconstruites.

«Cela a un impact économique important qui s’accroît chaque jour où ces routes sont empruntées», a commenté à Global News Kent Fellows, professeur adjoint d’économie à l’École de politique publique de l’Université de Calgary.

Facture salée d’autres sinistres  

À l’heure actuelle, la catastrophe naturelle la plus coûteuse au Canada s’est produite à Fort McMurray, où des incendies de forêt ont entraîné des réclamations d’assurance d’une valeur de 3,7 milliards de dollars. Cependant, le coût final, y compris les réparations et la reconstruction, s’élevait à près de 9 milliards de dollars.

Quant à elles, les inondations dans le sud de l’Alberta ont entraîné des réclamations d’assurance de 1,7 milliard de dollars, mais le coût réel était presque le double.

En 1998, les tempêtes de verglas au Québec et en Ontario ont coûté 1,3 milliard de dollars à l’industrie de l’assurance, rapporte le réseau Global News.

«Entre 1983 et 2008, l’industrie de l’assurance payait, en moyenne, environ 422 millions de dollars de dommages dus aux intempéries à travers le pays», a rapporté Rob de Pruis, du Bureau d’assurance du Canada.

Il a ajouté qu’au cours de la dernière décennie, ce nombre est passé à 2,1 milliards de dollars en moyenne à travers le pays. L’année dernière, le pays a subi des dommages d’environ 2,4 milliards de dollars liés à des sinistres majeurs de la nature.

Les Britanno-Colombiens ont désormais accès à une couverture contre les inondations résidentielles par voie terrestre. D’après M. de Pruis, environ la moitié des résidents de la province ont ajouté cette couverture facultative à leur police.

Cependant, environ 5% des propriétaires ne seraient pas admissibles à la couverture parce qu’ils se trouvent dans des «zones d’inondation à haut risque».