Habitué de la Nespresso, j’ai testé une machine à café automatique Saeco à 2800 $ | 24 heures
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Habitué de la Nespresso, j’ai testé une machine à café automatique Saeco à 2800 $

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J’adore le café, mais je ne suis pas un «vrai».

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Voyez-vous, je dois vous faire une confidence: je raffole du doux nectar caféiné, mais je n’aime pas le faire. Pendant que mes amis investissent des centaines de dollars en accessoires et des dizaines d’heures pour apprendre à infuser le café parfait, de mon côté, je préfère... juste le boire. C’est comme ça.

Ainsi, lorsqu’on m’a proposé de tester la Saeco Xelsis, une machine complètement automatique qui, à 2800 $, vient presque vous porter elle-même la tasse jusqu’à votre bouche, j’ai aussitôt répondu à l’affirmative. Une cafetière qui fait tout pour vous, n’est-ce pas là le rêve?

La voici, la voilà, la Saeco Xelsis!

Photo Raphaël Lavoie

La voici, la voilà, la Saeco Xelsis!

Parce qu’avouons-le, ce n’est pas tout le monde qui a le talent pour se faire un espresso parfait à la main ou encore la discipline de sortir la presse française chaque matin. L’idée d’une cafetière qui peut faire l’ensemble du processus en quelques dizaines de secondes, sans aucune intervention humaine ou presque, est donc immensément séduisante.

Mais est-ce qu’une luxueuse machine comme la Saeco Xelsis change réellement le quotidien? Ou s’agit-il seulement d’un joli caprice pour la personne qui ne sait plus tellement quoi s’acheter?

Je me suis donné trois semaines pour le découvrir.

Faites de la place sur votre comptoir  

Je plains le pauvre livreur qui a dû transporter la boîte jusqu’à la porte de mon appartement à l’étage. Disons que l’emballage impressionne... et laisse présager la taille de la machine à l’intérieur.

La boîte de la Xelsis en compagnie d’un 2 litres de lait, pour l’échelle.

Photo Raphaël Lavoie

La boîte de la Xelsis en compagnie d’un 2 litres de lait, pour l’échelle.

Quelques acrobaties plus tard (conseil d’ami: soyez deux pour sortir la cafetière de sa boîte), la Xelsis trône sur ma table de cuisine. Au premier regard, c’est un vrai mastodonte, tout particulièrement en mode photo de famille avec une machine Nespresso et une humble presse française du Ikea à ses côtés.

Il faut se rendre à l’évidence, la Saeco Xelsis ne conviendra peut-être pas à toutes les cuisines.

Photo Raphaël Lavoie

Il faut se rendre à l’évidence, la Saeco Xelsis ne conviendra peut-être pas à toutes les cuisines.

Il faut lui donner, par contre, la cafetière haut de gamme de Saeco a effectivement l’air d’un appareil qui vaut près de 3000 $, avec sa carrosserie en acier inoxydable et ses accents chromés. L’effet est élégant, moderne, et s’accordera avec à peu près n’importe quelle cuisine... à condition de pouvoir lui faire de la place.

Chose certaine, la Xelsis transpire la qualité et le luxe.

Photo Raphaël Lavoie

Chose certaine, la Xelsis transpire la qualité et le luxe.

Parce que, comme vous pouvez le voir, une fois la machine branchée et poussée sous les armoires, elle en prend de la place. Certes, c’est le cas de plusieurs appareils entièrement automatiques du genre, mais il faut tout de même le préciser.

Mesurant 28 cm de large par 49 cm de profond et 39 cm de haut, la Saeco Xelsis est, on vous le répète, imposante!

Photo Raphaël Lavoie

Mesurant 28 cm de large par 49 cm de profond et 39 cm de haut, la Saeco Xelsis est, on vous le répète, imposante!

Avant de commander, une petite séance de mesure de la cuisine sera de mise.

Bienvenue en 2090!  

Une fois installée et branchée, c’est le temps de faire le tour du propriétaire. Sur le devant, on retrouve, à gauche, le réservoir d’eau et, à droite, le bac à marc, où se déposera votre café usé après avoir vécu sa meilleure vie.

Les tiroirs se retirent et s’insèrent facilement.

Photo Raphaël Lavoie

Les tiroirs se retirent et s’insèrent facilement.

Au centre, le bec verseur est ajustable en hauteur et doté de petites lumières LED qui éclairent votre tasse pendant qu’elle se remplit (parce que pourquoi pas).

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Sur le dessus, on retrouve le réservoir à grains, de même qu’une roulette pour ajuster le réglage du moulin à café.

C’est ici que la magie commence.

Photo Raphaël Lavoie

C’est ici que la magie commence.

Il y a aussi une petite trappe où on peut déposer du café déjà moulu, décaféiné, par exemple.

Pour votre café moulu décaféiné (ou vice versa).

Photo Raphaël Lavoie

Pour votre café moulu décaféiné (ou vice versa).

Un réservoir pour y verser le lait, de même qu’un tube en silicone et acier inoxydable pour le connecter à la machine, est également livré avec la cafetière.

Le réservoir et le tube en question.

Photo Raphaël Lavoie

Le réservoir et le tube en question.

Cependant, ce qui retient l’attention, c’est avant tout le joli tableau de bord de la Xelsis, qui trône au sommet de l’appareil. Doté d’un écran tactile, on peut évidemment y choisir le type de café que l’on veut boire et en personnaliser les paramètres, mais aussi effectuer différentes opérations d’entretien.

L’écran tactile est réactif à souhait.

Photo Raphaël Lavoie

L’écran tactile est réactif à souhait.

C’est futuriste, et inutile de dire que ça impressionne abondamment la visite, qui n’en revient pas de pouvoir ajuster la force et la saveur de son café avec un mini-iPad qui vous invite à «déguster» votre café une fois que la machine a fini de travailler.

Photo Raphaël Lavoie

Dans l’ensemble, l’écran est réactif, clair et parfaitement lisible. On ne s’ennuie donc pas trop des boutons physiques, comme sur d’autres appareils qui réussissent un peu moins bien la transition au tactile.

Un peu moins «plug and play» qu’on pourrait le penser...  

Avant de pouvoir boire un premier café, il faut toutefois faire preuve d’un peu de patience, puisque Saeco nous fait sauter dans quelques cerceaux pour mettre officiellement en fonction la Xelsis.

Après avoir choisi la langue d’opération, rempli le réservoir d’eau, fait un premier cycle d’initialisation, plongé le filtre dans un bol d’eau pendant 30 secondes, installé le filtre dans le réservoir d’eau, mesuré la dureté de l’eau de la belle ville de Québec, ajusté le réglage en conséquence, rempli le réservoir à grains et percolé cinq cafés «tests» comme le recommande Saeco, j’étais enfin prêt à déguster un premier breuvage en bonne et due forme.

Bonne nouvelle, l’eau de la ville de Québec est très molle!

Photo Raphaël Lavoie

Bonne nouvelle, l’eau de la ville de Québec est très molle!

Inutile de dire que le choix de concoctions proposées –une quinzaine– ne manque pas.

Plus spécifiquement, voici ce que la Xelsis vous offre:  

  • Espresso  
  • Cappuccino  
  • Café allongé  
  • Café noisette  
  • Grand crème  
  • Café latte  
  • Café au lait  
  • Ristretto  
  • Espresso double  
  • Americano  
  • Latte macchiato  
  • Flat white  
  • Café  
  • Lait émulsionné  
  • Lait chaud  
  • Eau chaude    

Ouf!

Je commence par un café allongé. La machine me demande de choisir la force, la longueur du breuvage, la température et le goût (délicat ou corsé). Pour un premier essai, je laisse les réglages d’origine et je lance le processus, qui dure une trentaine de secondes.

Photo Raphaël Lavoie

Et à ma grande surprise... le café est profondément acide, pratiquement imbuvable. J’essaie un americano, un espresso, même un café régulier... selon les variantes, le goût laisse plus ou moins à désirer, mais ce n’est définitivement pas ce que j’attendais d’une machine à 2800 $.

Après quelques recherches (je vous rappelle que je ne suis malheureusement pas un sorcier du café), je crois comprendre que la mouture de mon café est probablement trop grossière, ce qui fait que l’eau passe très rapidement à travers le marc, emportant avec elle un goût acide.

Je me penche vers le réservoir à grains, où se trouve également la roulette pour réduire ou augmenter la grosseur de la mouture. De 1 (très fin) à 12 (très grossier), je constate que le réglage livré avec la machine est de 7.

Sentant que la solution à mon problème d’acidité se trouve possiblement sur cette roulette, j’appelle un ami adepte de caféine et nous entreprenons ensemble le périple –et le mot est faible– pour ajuster le moulin.

La fameuse roulette, dans sa position ultime.

Photo Raphaël Lavoie

La fameuse roulette, dans sa position ultime.

Pour ce faire, il faut chaque fois baisser le réglage d’un seul degré, percoler un café et recommencer, jusqu’à la mouture désirée. En bref: tourner la roulette un peu, couler un espresso, goûter et continuer. Une quinzaine de minutes plus tard, nous sommes à «2» sur «12» et, enfin, le café est à la hauteur de nos attentes.

Ainsi, malgré l’exercice un peu particulier, ce qui se retrouve maintenant dans nos tasses est beaucoup plus convaincant: l’acidité est revenue à un niveau normal, la texture est beaucoup plus riche et la crema est relativement dense.

Photo Raphaël Lavoie

Pourquoi est-ce que je vous raconte cette très authentique tranche de vie? Parce que je suis peut-être ignorant, mais j’avais l’impression qu’une machine automatique à 2800 $ comme la Saeco Xelsis allait réellement être «plug and play». On y ajoute de l’eau, des grains et le café qui en sort est d’emblée mémorable.

Cependant, ce que j’ai découvert, c’est que pour en retirer un café réussi, les ajustements et nombreuses tentatives étaient inévitables. Ce n’est pas tant une critique envers la Xelsis que davantage une prise de conscience et un certain avertissement: une machine à café automatique, peu importe son prix, est effectivement automatique... mais pas nécessairement «fool proof».

Je pensais à tort que ça allait être une machine Nespresso avec des grains à la place des capsules... et ce n’est pas exactement le cas!

Du lait, du lait et du lait 

Aimez-vous le lait? J’espère pour vous, parce que tout un pan de la Xelsis y fait appel, et ce, sous toutes ses coutures. Ainsi, même si j’ai l’habitude de boire mes cafés noirs (ou presque), je me devais absolument d’aborder les fonctions laitières de la machine de Saeco.

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Alors, comment ça fonctionne si je veux me faire un latte ou un macchiato, par exemple? Rien de plus simple! Il suffit de remplir le réservoir externe de lait, y insérer la partie en acier du tube qui vient avec la machine, mettre l’autre bout de celui-ci dans le bec verseur de la cafetière et c’est parti. Parce que, pour la suite, la machine fera tout le travail!

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Les breuvages sont bons, exécutés rapidement, mais ce qu’on retient surtout, c’est la facilité avec laquelle on peut se faire en moins de deux minutes un joli macchiato.

Tout pour impressionner la visite.

Photo Raphaël Lavoie

Tout pour impressionner la visite.

Et que dire du nettoyage! Un programme permet d’envoyer de la vapeur dans le tube pour le nettoyer et il suffit ensuite de laver le réservoir. C’est pratiquement magique!

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Trois semaines et 60 $ de café plus tard 

Vous l’aurez possiblement deviné, je n’ai jamais autant bu de café que lors des trois dernières semaines, pas même à l’université.

Ce que j’en retire, c’est qu’une machine comme la Saeco Xelsis simplifie à l’extrême (ou presque) le processus de se couler un café, peu importe votre concoction de prédilection.

Facile et rapide à nettoyer (voyez par vous-même), ce n’est pas une machine qui vous demandera une tonne de temps au quotidien en échange d’une tasse satisfaisante du doux liquide. Au grand dam des cardiologues, on finit par enchaîner les cafés sans nécessairement les compter, tellement le processus est simple, sans gâchis et automatisé.

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Cela dit, et c’est possiblement pour le mieux, la Xelsis n’est pas une Nespresso glorifiée. Oui, elle est automatique, mais vous devrez travailler un peu au moment de son installation, et parfois lorsque vous changerez de type de grains, pour obtenir un résultat à la hauteur du prix que vous avez payé.

D’ailleurs, venons-en à ce fameux prix. Est-ce que la Saeco Xelsis vaut réellement son 2800 $? À mon avis, oui et non.

D’un côté, c’est un appareil qui transpire le luxe, qui est conçu magnifiquement et qui honore l’héritage de la marque italienne. Vous voulez ce qu’il y a de mieux (ou presque) dans le monde des machines à café automatiques? La Xelsis remplit ce mandat haut la main.

Photo Raphaël Lavoie

Mais, personnellement, ce qui me manquera le plus de la jolie Saeco, c’est sa convivialité et à quel point celle-ci a simplifié mes matins au cours des trois dernières semaines. Après un peu de «taponnage», ses espressos, allongés et lattes étaient très bons... mais pas nécessairement meilleurs que ceux du café cool du coin. Le vrai «game changer», ce fut pour moi sans l’ombre d’un doute son merveilleux côté «automatique».

Ainsi, lorsqu’il y a sur le marché d’autres machines du même type deux fois, parfois même trois fois moins chères, je ne vois pas le besoin irrésistible de payer 2800 $.

Oui, celles-ci auront assurément moins de fonctionnalités et seront un peu moins pimpantes sur votre comptoir, mais elles devraient simplifier tout autant votre vie.

À vous de voir votre envie de luxe... et votre budget!

Observations en vrac:  

  • Pour un café allongé, par exemple, de l’allumage de la machine jusqu’à la fin de la préparation, vous devrez patienter environ deux minutes. 
  • Lorsque vous allumez et éteignez la cafetière, celle-ci rince son bec verseur. Assurez-vous donc d’avoir un récipient sous la main pour éviter les dégâts! Dans la panique, j’ai personnellement cassé un verre en voulant cueillir un bol aussi vite que possible dans une armoire. Ne faites pas comme moi. 
  • Sur le réglage de température de base, le café est chaud... mais pas tellement. La température «élevée» est de mise. 
  • Le manuel d’emploi qui est livré avec la machine est correct, mais sans plus. Pour savoir comment les différents réglages affecteront le goût de votre café, il faudra irrémédiablement expérimenter. 
  • La machine semble assez gourmande en grains de café. Si vous êtes un buveur régulier qui a besoin de sa dose plusieurs fois par jour, attendez-vous à enchaîner les sacs de café. 
  • Pour éviter de mourir d’une crise de cœur au tout début de ma trentaine et avoir l’opportunité de compléter mon test, j’ai majoritairement utilisé du café décaféiné.

Si jamais l'envie vous prend de vous gâter et d'investir dans une Saeco Xelsis, celle-ci est offerte dans un fini en acier inoxydable (telle que testée) à 2799,99 $ ou dans un fini titane un peu plus sobre à 2499,99 $.

* Afin d’effectuer l’essai, une machine Xelsis a été fournie à Pèse sur start par Saeco.


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