James Bond serait vraiment plein de maladies | 24 heures
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James Bond serait vraiment plein de maladies

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Le pauvre 007 (s'il était réel) aurait probablement contracté toutes les maladies existantes, ou presque.

Diarrhées, infections à la chlamydia, malaria, voire COVID-19... c’est le genre de maladies dont James Bond aurait été porteur ou victime au cours de ses 86 voyages autour du monde, comme le rapporte Mathieu-Robert dans le Journal de Montréal.

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En effet, James Bond a certainement dû soigner des symptômes entre ses missions, car il aurait été un important vecteur de maladies infectieuses, soulignent les épidémiologistes anglais et néerlandais Wouther Graumans, William Stone et Teun Bousema. Leur article, paru récemment dans la revue scientifique Travel Medicine and Infectious Desease, passe en revue les 25 longs métrages mettant en vedette James Bond produits entre 1962 et 2021.

La diarrhée est la plus courante des infections présentes dans les 47 régions visitées par l’agent secret. C'est un peu moins sexy d'imaginer James Bond avec une couche aux fesses pendant qu'il sauve le monde. 

De plus, il n'est pas le champion de la propreté puisque seules deux scènes en 3113 minutes de cinéma le montrent en train de se laver les mains, la pratique la plus recommandée pour éviter la contamination de nombreuses maladies, dont la COVID-19.

Sean Connery dans Never Say Never Again

Photo AFP

Sean Connery dans Never Say Never Again

Masque infecté

D’ailleurs, pour les experts, le pire constat est lié aux grandes épidémies respiratoires. Dans Tu ne vis que deux fois (You Only Live Twice), l’agent se trouve au Japon, en 1967, lorsque la population est aux prises avec le virus H2N2, assez semblable à celui qui cause la pandémie actuelle.

Bond utilise le masque chirurgical d’une personne infectée afin de se déguiser. Un acte particulièrement irresponsable, selon un des auteurs de l’étude, le professeur Bousema, de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, en Angleterre.

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«Ça a été ma plus grande surprise», confie-t-il.

Bien que l’étude ne traite pas spécialement de la COVID, on peut penser que l’agent secret aurait été un grand propagateur du pathogène.

Les infections transmissibles sexuellement (ITS), comme la chlamydia et la syphilis, sont également à haut risque pour l’agent secret qui multiplie les conquêtes (2,4 par film en moyenne).

«Bond a presque tous les facteurs de risque connus associés à une fréquence plus élevée de rapports sexuels non protégés à l’étranger : homme, célibataire, jeune âge, voyage sans partenaire, consommation d’alcool et de tabac, etc.» précise-t-on.

AFP

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