5 arrestations policières qui ont semé la controverse au Québec | 24 heures
/bref

5 arrestations policières qui ont semé la controverse au Québec

Image principale de l'article 5 arrestations qui ont semé la controverse
Captures d'écran

L’arrestation brutale d’un jeune noir à Québec le week-end dernier continue de susciter de l’indignation. Ce n'est pas la première fois qu'une intervention policière fait autant parler. Voici cinq autres arrestations survenues qui ont soulevé la controverse.

• À lire aussi: Mamadi Camara réagit à l'arrestation musclée à Québec

• À lire aussi: Arrestation musclée au métro Jean-Talon: les agents de la STM ont utilisé une force «raisonnable», selon un rapport

• À lire aussi: Ce qu’on sait sur l’intervention policière musclée à Québec dont tout le monde parle

Arrestation au métro Jean-Talon  

En avril dernier, les agents de la Société de transport de Montréal (STM) sont intervenus auprès d’un usager, à la station de métro Jean-Talon. Ce dernier avait franchi les tourniquets sans payer. 

Une vidéo de l’intervention diffusée sur les réseaux sociaux a été vue plus de 64 000 fois, scandalisant de nombreuses personnes, incluant la mairesse de Montréal, Valérie Plante. 

Dans un rapport d’enquête indépendante demandée par le conseil d’administration de la STM à des fins de transparence, l’avocat Marco Gaggino conclut que les agents ont utilisé une force «raisonnable, nécessaire et conforme» pour tenter de maîtriser le fautif.

Intervention musclée à Outremont   

Au début du mois de novembre, des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sont intervenus dans l’arrondissement d'Outremont, pour maîtriser un homme en crise. 

 

Dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, on peut voir un homme entouré de quatre agents qui finissent par l’asperger de poivre de Cayenne et par pointer un pistolet de type Taser. 

Victime de profilage racial à Repentigny  

En juillet 2017, Leslie Blot gonflait des jouets pour ses enfants, à l’aide d’une pompe branchée sur l’allume-cigarette de la voiture de sa copine, devant sa résidence de Repentigny. 

Une autopatrouille a alors réalisé trois allers-retours avant de l’interpeller et de lui demander de s’identifier. La raison évoquée: sa voiture était immatriculée à Laval. 

«Ils m’ont bousculé. J’ai eu un pied foulé. Ils m’ont donné des tickets. Ensuite ils m’ont relâché», a raconté l’homme, qui a été menotté devant sa famille et ses enfants.

M. Blot, qui a lui-même filmé l'intervention, affirme qu'il avait déjà été interpellé par les policiers de Repentigny.

L'été dernier, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a ordonné à la Ville de Repentigny de payer 38 400$ à Leslie Blot parce qu'il a été victime de profilage racial. 

Un genou sur le cou  

En juin dernier, un agent du SPVM a été filmé en train d’appréhender un jeune noir en utilisant la même tactique d’intervention que celle qui a tué l’Afro-Américain George Floyd en mai 2020: un genou au cou.

En entrevue à TVA Nouvelles, le SPVM s’est dit préoccupé par les images, «mais ce qu’il faut se dire c’est qu’il faut prendre un pas de recul et réaliser qu’on n’a pas toutes les informations sur cette vidéo-là parce qu’elle est partielle».

Le Matricule 728 et les «gratteux de guitare» 

Cette histoire date, mais vous ne l'avez sûrement pas oubliée. En plein Printemps érable, une vidéo de l'ancienne policière Stéfanie Trudeau, mieux connue sous le nom de Matricule 728, avait beaucoup fait réagir. 

On la voyait interpeller un homme, Rudi Ochietti, alors qu’il buvait une bière sur le trottoir, devant la résidence de son ami Serge Lavoie, dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Elle l'avait agrippé par le cou et qualifié par la suite de «gratteux de guitare» et «d'ostie de carré rouge».

s

En mars dernier, elle a finalement été destituée par le Comité de déontologie policière, plus de cinq ans après avoir pris sa retraite.