Vous pourriez recevoir 475$ par semaine pour étudier dans des secteurs où il y a pénurie | 24 heures
/portemonnaie

Vous pourriez recevoir 475$ par semaine pour étudier dans des secteurs où il y a pénurie

Image principale de l'article 475$ par semaine pour étudier
Joël Lemay / Agence QMI

Québec lance son «Opération main-d’œuvre» et annonce une nouvelle allocation de 475$ par semaine pour les gens sans emploi, s’ils vont étudier dans les secteurs où il y a pénurie.

• À lire aussi: Un chef d’entreprise offre des congés de maladie illimités à ses employés 

• À lire aussi: Des couples d’entrepreneurs partagent les secrets de leur réussite

Environ 85 mesures seront développées par Québec afin de pourvoir 170 000 postes stratégiques. Des investissements de 3,9 G$ ont été annoncés lors de la mise à jour économique. 

L’une des mesures annoncées lundi permettra à des gens sans emploi d’être payés 475$ par semaine afin d’étudier dans un secteur où il y a pénurie d’emplois, a annoncé le premier ministre François Legault. «Ça équivaut au salaire minimum», a-t-il mentionné. 

Le gouvernement estime qu’il doit mettre ces mesures en place en raison du vieillissement accéléré de la population, qui est combiné à une croissance économique vigoureuse. «Nous en avons pour au moins les dix prochaines années à en subir les effets», a admis le ministre du Travail Jean Boulet. 

Généreuses bourses

Pour ajouter des travailleurs qualifiés, de généreuses bourses sont notamment au menu. La mesure avait été annoncée la semaine dernière par le gouvernement lors de la mise à jour économique.  

Le gouvernement a choisi de privilégier les domaines:        

  • de l’éducation (enseignants, techniciens en éducation spécialisée, éducatrices);        
  • de l’informatique et génie (analystes, programmeurs);        
  • de la santé et des services sociaux (infirmières, inhalothérapeutes, psychologues, travailleurs sociaux).               

Selon Québec, il s’agit de disciplines clés afin de faire face à la pénurie de main-d’œuvre, soit pour des services essentiels ou des secteurs économiques stratégiques.   

Les jeunes et ceux qui effectueront un retour aux études dans l’un de ces domaines auront droit à des bourses de 1500$ par session au collégial et de 2500$ à l’université. 

Au collégial, la bourse totale sera de 9000$ pour un programme de trois ans. À l’université, celle-ci sera de 15 000$ pour un programme de trois ans et de 20 000$ pour les programmes de quatre ans comme l’enseignement primaire et secondaire.  

«Tous les étudiants québécois inscrits dans les domaines prioritaires déterminés seront admissibles, qu’ils soient en début, au milieu ou encore à la fin de leur cheminement, et ce, dès la session d’automne 2022», signale le cabinet du premier ministre dans son communiqué.  

«On veut rapidement fournir plus de main-d’œuvre à des secteurs névralgiques pour le Québec», a ajouté le premier ministre Legault.  

• À lire aussi: Pourquoi mon Uber est si cher?

• À lire aussi: Quitter le monde de la restauration à cause des mauvaises conditions de travail

«Trop tard»

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de PME et d’innovation, Monsef Derraji, affirme qu’il s’agit d’une annonce qui vient trop tard. 

«Trois ans après que le gouvernement a nié, au début, en 2018, la crise de la pénurie de main-d’œuvre et que, pendant plusieurs mois, le premier ministre n'a pas reconnu que le premier défi économique au Québec, c'est la pénurie de main-d’œuvre», a-t-il dénoncé.  

Contrer la pénurie en santé

Par ailleurs, les ministres Christian Dubé et Jean-François Roberge annonceront à 9h mercredi matin de quelle façon l’«Opération main-d’œuvre» se déclinera dans le secteur de la santé. 

Selon nos informations, deux formations accélérées seront mises en œuvre rapidement pour contrer la pénurie dans le réseau, soit une pour les agents administratifs et une autre pour les infirmiers et infirmières auxiliaires. 

Dans les deux cas, il s’agira essentiellement d’offrir au personnel «une meilleure conciliation travail-vie personnelle et des horaires stables», a indiqué une source.  

– Avec la collaboration de Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire