[VIDÉOS] Voici les quatre arrestations musclées de la police de Québec qui font controverse | 24 heures
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[VIDÉOS] Voici les quatre arrestations musclées de la police de Québec qui font controverse

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Photos Courtoisies
  •   La première arrestation à avoir suscité est celle de Pacifique Niyokwizera, un jeune de 18 ans, qui est survenue le week-end dernier.   

  • Des images d'une deuxième arrestation survenue dans un restaurant de Sainte-Foy ont aussi refait surface sur le web.    

  • Le SPVQ se penche sur une troisième arrestation violente qui serait survenue il y a quelques semaines.    

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) est dans la tourmente, car des images de quatre arrestations violentes circulent sur les réseaux sociaux ou ont refait surface. Retour sur ces quatre interventions qui sèment un tollé.

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Arrestation de Pacifique Niyokwizera  

La première vidéo qui a circulé est celle de l'arrestation brutale de Pacifique Niyokwizera, survenue le week-end dernier, à la sortie des bars, sur Grande Allée. Les images de cette intervention musclée ont suscité l'indignation et ont été dénoncées de toutes parts. 

Selon le SPVQ, des agents seraient intervenus à la suite d'une altercation qui aurait débuté à l’intérieur du Dagobert et qui se serait poursuivie à l’extérieur. L'établissement a toutefois réfuté cette version des faits. 

En entrevue au Journal, Pacifique Niyokwizera, âgé de 18 ans, a affirmé que la situation avait dégénéré lorsqu’il s'était approché d’un policier pour lui expliquer la situation. 

capture d'écran

Sur les images, on voit le jeune homme être frappé à plusieurs reprises par des agents du SPVQ, avant d’être projeté sur une voiture. Il est ensuite mis au sol par des policiers qui lui lancent de la neige au visage. 

Arrestation de Jean-Philippe St-Laurent  

La deuxième arrestation est survenue quelques heures avant celle de Pacifique Niyokwizera, cette-fois au restaurant Portofino, dans Sainte-Foy. Une vidéo complète de l'intervention, qui montre des agents du SPVQ tentant de maîtriser Jean-Philippe St-Laurent, a été diffusée mercredi. 

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Cet homme de 29 ans se trouvait à l’intérieur du restaurant pour l’anniversaire d’un ami, lorsque l’escouade GRIPP du SPVQ, mandatée pour intervenir notamment dans les bars de Québec, a procédé à son arrestation entre 21h30 et 22h vendredi.

Sur des images filmées par un de ses amis, on peut voir Jean-Philippe St-Laurent agité et un policier lui asséner des coups de genou au visage et aux côtes et des coups de poing au visage. 

«La seule chose que ton corps veut, c’est se protéger. [...] Je me suis vraiment senti en danger. Tout ce que je voyais, j’avais mon gilet sur la tête et je voyais une mare de sang. Je capotais», a raconté la victime au Journal. Il a soutenu qu'il s'est agité «par instinct de défense, de survie».

Photo Courtoisie

Jean-Philippe St-Laurent a subi une fracture du nez et une commotion cérébrale.

Une troisième arrestation   

Une troisième vidéo est dans la mire du SPVQ. Les images ne sont pas datées et offrent peu de contexte, mais l’intervention semble s'être déroulée il y a quelques semaines. 

«Veux-tu que je te gaze, mon osti?» lance un agent à un individu, poivre de Cayenne en main, avant de le plaquer contre une autopatrouille.

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Le service de police indique qu'il est au courant des faits et confirme que l'agent mis en cause fait partie des cinq policiers suspendus avec salaire à la suite de la diffusion de la première vidéo. Parmi ces cinq agents, trois ont été impliqués dans les deux premières arrestations. 

En plus des deux enquêtes internes menées par le SPVQ, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbeault, a demandé au Commissaire à la déontologie policière de faire le point sur les deux premières interventions.

Une quatrième arrestation 

L'un des policiers suspendus avec salaire serait aussi impliqué dans une arrestations violentes. Les images ont été remises à des enquêteurs jeudi matin par un couple dont l'homme a été victime de la brutalité de l'agent. 

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Le tout survient le 16 octobre dernier. Le couple en question, qui requiert l'anonymat par peur de représailles, se trouve au District Saint-Joseph. L'escouade GRIPP fait alors son entrée sans préavis et surprends des clients qui dansent sans couvre-visage.

Photo courtoisie

Des images des caméras de surveillance montrent l’homme de 36 ans dans un corridor, alors qu'un agent le projette violemment contre le mur. Il s'est d'aileurs fendu la tête.

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Une autre vidéo, cette fois-ci tournée à l'extérieur de l'établissement, montre le trio de policiers jeter au sol le père de famille. 

- Avec les informations du Journal et de Pierre-Paul Biron