La classe politique se remémore la tuerie de Polytechnique, il y a 32 ans | 24 heures
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La classe politique se remémore la tuerie de Polytechnique, il y a 32 ans

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Photos courtoisie
  •    Quatorze femmes ont été assassinées par un misogyne, le 6 décembre 1989, à l'École Polytechnique de Montréal.    

  • Au Canada, le 6 décembre est aussi la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes.    

  • Ce soir, 14 faisceaux lumineux illumineront le ciel de Montréal à partir du belvédère du mont Royal, en mémoire des 14 victimes.   

Le 6 décembre 1989, 14 futures ingénieures de l’École Polytechnique sont tuées, parce qu’elles sont des femmes. Plus de 30 ans plus tard, la classe politique se souvient.  

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Sur la scène municipale, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, mentionne que «l’attentat» survenu il y a 32 ans «est toujours douloureux», ajoutant qu’il faut travailler pour «lutter contre cette violence qui persiste et qui tue encore des femmes, nos sœurs, nos filles et nos mères».

Le maire de Québec, Bruno Marchand, a lui aussi souligné ce triste événement. 

Pour le premier ministre du Québec François Legault, le 6 décembre 1989, «c’est le principe fondamental de l’égalité entre les hommes et les femmes qui a été attaqué de plein fouet», écrit-il dans un gazouillis. 

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, souligne que les Québécois se souviennent «péniblement du 6 décembre 1989», et elle rappelle que «la violence faite aux femmes est un combat de tous les instants».

La ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, affirme que les «souvenirs sont encore difficiles à se remémorer». Si le «chemin à parcourir demeure long», la «violence faite aux femmes fait maintenant partie de la conversation toute l’année au Québec», mentionne-t-elle. 

 

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, rend hommage aux victimes, soutenant que leur «vie sera à jamais liée à une cause essentielle: s'assurer que les femmes au Québec ne fassent pas seulement qu'exister, mais qu'elles puissent y vivre».

Le chef parlementaire et porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, rend quant à lui un hommage aux femmes «dans l'ombre», qui combattent depuis des décennies la violence faite aux femmes, et ce, «avec une résilence qui force l'admiration».

Paul St-Pierre Plamondon, che du Parti québécois, a lui aussi tenu à souligner cette journée dans un court message relayé sur les réseaux sociaux. 

Dans un communiqué, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, soutient qu’il faut s’unir «pour condamner la misogynie» qui a mené à ce massacre «lâche et haineux».

La femme de M. Trudeau, Sophie Grégoire, écrit que «cet acte de misogynie a laissé notre pays en état de choc» et que ça nous rappelle «tout le travail qu’on a à faire ensemble pour mettre un terme à la violence fondée sur le sexe».

La ministre fédérale des Femmes et de l’Égalité des genres et de la Jeunesse, Marci Ien, affirme pour sa part qu’il faut continuer de «collaborer pour réussir ensemble à mettre fin à la violence fondée sur le sexe sous toutes ses formes [...], pour les futures générations de femmes, de filles et de personnes de diverses identités de genre».

Pour le chef bloquiste Yves-François Blanchet, des «gestes nécessaires attendent» pour assurer la sécurité des femmes, comme un meilleur contrôle des armes à feu, notamment aux frontières. 

Le chef conservateur Erin O'Toole souligne pour sa part qu’il faut «continuer à lutter contre la haine sous toutes ses formes» et que «ce genre de tragédie ne doit plus jamais se reproduire».

Jour de commémoration   

Les Montréalais pourront apercevoir dès 17 h 10, ce soir, 14 faisceaux lumineux qui jailliront du mont Royal afin de commémorer la tuerie de Polytechnique.

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Chaque puits de lumière sera allumé un par un en mémoire des 14 victimes, c'est-à-dire Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault, Annie Turcotte et Barbara Klucznik-Widajewicz.

Dario Ayala / Agence QMI

Plus tôt ce matin, des gerbes de roses blanches ont été déposées devant la plaque commémorative de Polytechnique par des représentants de l’établissement et des associations étudiantes.