Itinérance : le campement presque tout démantelé à Sherbrooke | 24 heures
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Itinérance : le campement presque tout démantelé à Sherbrooke

Yoann, qui s'était installé dans le campement sous le pont Joffre le vendredi 3 décembre 2021
Photo Étienne Brière

Yoann, qui s'était installé dans le campement sous le pont Joffre le vendredi 3 décembre 2021

  •  L'itinérance a augmenté en région, notamment à Sherbrooke où un campement s'est formé  


 

  • La Ville de Sherbrooke terminait de démanteler le campement lundi  


  

  • En fin d'après-midi, seulement deux personnes n'avaient pas quitté les lieux    


Presque un an après l’évacuation du campement de personnes itinérantes le long de la rue Notre-Dame à Montréal, un site similaire était démantelé à Sherbrooke lundi.

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Au cours des dernières semaines, la situation de l'itinérance s'était empirée dans la ville estrienne. Un campement s'était formé sous le pont Joffre, sur la rue Wellington Sud. La raison : le Partage St-François, qui gère la seule offre d’hébergement d’urgence dans la ville, avait subi de nombreux bris de services liés aux manques de ressources et de main-d’œuvre.  

Photo Étienne Brière

La nouvelle mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, avait décidé la semaine dernière de démanteler le campement de façon progressive. Elle avait aussi assuré qu’un suivi individuel serait fait afin d’éviter que les campeurs se retrouvent une nouvelle fois à la rue. 

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Lundi, de nombreux organismes d'aide aux itinérants, des policiers et des employés de la Ville étaient présents sur le site. La Ville fournissait des bacs verts aux personnes itinérantes pour entreposer leurs choses.

Selon les observations faites vers 10h par Gabriel Palotta, agent de développement de la Table itinérance de Sherbrooke, «environ la moitié [de la totalité] des campeurs [était] encore présente». 

À 15h, seules «deux personnes» restaient toujours sur le site en plus d'une «installation», rapportait-il, en précisant que tout s'était déroulé sans incident. 

Aucune arrestation de prévue

Le démantèlement du campement d'itinérants sous le pont Joffre à Sherbrooke est en cours. Photo prise par l'Association de locataires de Sherbrooke lundi.

Courtoisie

Le démantèlement du campement d'itinérants sous le pont Joffre à Sherbrooke est en cours. Photo prise par l'Association de locataires de Sherbrooke lundi.

L’attachée politique de la mairesse Évelyne Beaudin, Marilyne Bérard-Fontaine, soutient qu’aucune arrestation n’était prévue advenant que des campeurs soient toujours sous le pont après l'évacuation. 

Il reste de la place au refuge

L’Accueil Poirier, le seul hébergement d’urgence de Sherbrooke, n’affichait toujours pas complet en fin d'après-midi, nous ont fait savoir Mme Bérard-Fontaine et M. Palotta. Des lits supplémentaires auraient été ajoutés, ajoute M. Palotta.

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Une asso de locataires contre le démantèlement

Mario Mercier, de l’Association de locataires de Sherbrooke (ALS), croit qu'il était inutile de le démanteler.

Selon lui, «le seul résultat prévisible [sera] de retrouver plusieurs camps disséminés un peu partout dans la ville de Sherbrooke. Nous ne pensons pas qu’il y a un danger à avoir ce camp, le béton ne brûle pas», a-t-il dit.

«Le danger serait plutôt politique, un danger d’image», pense-t-il. Présente ce matin au campement, son association demande la création d’une halte chaleur.

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- Avec Félix Pedneault

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