Le parcours d’un t-shirt: fait en Chine... et en Inde et au Bangladesh | 24 heures
/environment

Le parcours d’un t-shirt: fait en Chine... et en Inde et au Bangladesh

Pour comprendre les impacts dévastateurs de la fast fashion, il faut d’abord comprendre d’où viennent nos vêtements. Un simple t-shirt à 7$ peut avoir parcouru près de 20 000 km avant d’arriver entre vos mains. Et son histoire ne s’arrête pas là. Quand vous vous en débarrassez en centre de dons, où se retrouve-t-il, s’il n’est pas revendu? Suivez le guide.

• À lire aussi: Le seconde main, c’est plus qu’une mode

• À lire aussi: Détour, une entreprise d'ici, joue avec les codes de la fast fashion

Retracer le parcours d’un vêtement n’est pas une mince affaire. Une entreprise comme H&M, par exemple, souvent citée parmi les marques de fast fashion, ne détient pas d’usine. Sa production est entièrement assurée par près de 800 fournisseurs externes, situés un peu partout à travers l’Asie et l’Europe.  

Les marques de fast fashion ont parfois elles-mêmes de la difficulté à savoir exactement dans quelle usine, quelle ville ou même dans quel pays chacune des étapes de fabrication de leurs produits ont été effectuées. 

L’exemple ci-bas est donc un exemple fictif, imaginé pour les besoins de l’article selon le parcours type d’un vêtement. Pour simplifier, nous avons choisi d’illustrer le chemin d’un t-shirt 100% coton. Il faut toutefois savoir que la plupart de nos vêtements sont faits d’un amalgame de fibres (par exemple coton et polyester) ce qui multiplie les étapes et peut allonger le parcours.  

• À lire aussi: «Il y a une histoire derrière chaque morceau»

  

Cliquez pour agrandir.

Cliquez pour agrandir.

Attention aux fibres naturelles dites «écolo»  

Utiliser des fibres naturelles comme le coton, plutôt que des fibres synthétiques, est certes plus écolo parce qu’elles se compostent. Toutefois, gardez en tête la quantité astronomique d’eau nécessaire à la fabrication d’un seul t-shirt de coton et les milliers de kilomètres qu’il a parcourus avant d’arriver à vous.

  • Écoutez l’entrevue d’Élizabeth Ménard, journaliste au 24 Heures

«Les manufacturiers tentent de tirer leur épingle du jeu en faisant les choses avec des produits plus écologiques, mais ça va toujours avec une masse, une production de masse», fait valoir la directrice de l’École supérieure de mode de l’UQAM, Marie-Ève Faust. 

Est-ce que j’en ai vraiment besoin? C’est toujours la question à se poser.