Dans l'univers musical d'Émile Bilodeau | 24 heures
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Dans l'univers musical d'Émile Bilodeau

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Sébastien Dorion

Le jeune auteur-compositeur-interprète peut maintenant ajouter «narrateur» à sa feuille de route déjà bien remplie.

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C’est dans le documentaire Défendre nos forêts réalisé par le bureau d’enquête de Québecor qu’on peut dorénavant entendre sa voix autrement que sur une chanson.  

Le sujet tombait pile dans les cordes d'Émile Bilodeau qui s’intéresse au sort des forêts québécoises depuis un bon moment. 

Mais cet orteil dans l’eau du 7e art ne l’éloigne pas pour autant de sa première passion : la musique. 

Comment on t'a approché pour faire la narration du documentaire?

C’est Ninon (Pedneault) et Marie-Christine (Noël), les deux journalistes qui ont réalisé le documentaire, qui m'ont approché pour que je puisse mettre ma voix là-dessus. J'ai accepté avec grand bonheur. Je me rappelle avoir vu L'erreur boréale de Richard Desjardins quand j'étais à l'école. Je suis bien content de prendre le relai. 

On dirait que les chansons deviennent un peu plus sociales avec les années. Est-ce que je me trompe?

Tu as raison. Je vais vraiment m'inscrire comme étant un artiste qui réfléchit par rapport à notre société. Des tounes comme Je me souviens sur mon dernier album, ça s’inscrit vraiment là-dedans. Aussi La jungle du capital, Ma maladie mentale... Mon dernier album(Petite nature) parle beaucoup de la pandémie, puis des injustices qui ont fait surface pendant la quarantaine. 

Est-ce qu'on t'a déjà approché pour te présenter en politique?

Non mais ce serait l'fun un moment donné que quelqu'un le fasse! J'aimerais ça. Mais en ce moment, je suis tellement content de ma carrière. Je trouve ça cool de faire des shows, d'écrire de la musique, de composer, d'enregistrer. Mais ce serait l’fun que quelqu'un m'appelle... Je suis stand-by! (Rires) 

Les premières tounes que tu as appris à la guitare?

Les Colocs, Félix Leclerc, Beau Dommage. Le répertoire québécois. 

Et qu’est-ce que tu écoutais quand tu as commencé à écrire tes propres chansons?

J'écoutais Jean Leloup. Mais j'étais pas mal dans mes affaires. J’essayais de pas trop écouter les autres. J’écoutais mes maquettes, mes mix, mes rough mix...

Qu'est-ce qui vient plus vite pour toi? La musique ou les paroles?

C’est un beau mélange des deux. C'est pas mal 50-50. 

On parlait de l'environnement. Toi, en tant que mélomane, comment ça se traduit en musique?

Les Cowboys fringants, c'est un exemple concret d'artistes qui veulent que la population soit plus sensible à ces choses-là. La chanson Plus rien, a marqué mon enfance. Leur fondation pour amasser des sous et les remettre dans les mains des scientifiques qui peuvent caller des shots, je trouve ça génial. 

Est-ce que tu as déjà été fan des albums humoristiques? 

François Pérusse. Là, ça m'a toujours fait bien rire des tounes comme Snack-bar chez Raymond, Que c’est dont belle une fille.

Tu as participé à plusieurs concours de chansons. Est-ce que des artistes que tu as côtoyé dans ces concours qui t'ont marqué particulièrement?

Sara Dufour. J'ai fait toutes les concours avec Sarah. Récemment, elle a chanté sur mon album. On a fait des shows ensemble. Nos destins sont liés. C'est super cool de la voir aller. Elle a pas mal de drive. Je pense qu'on va avoir des longues carrières à se côtoyer souvent. 

Tu as participé à un album en hommage à Richard Desjardins. Selon toi, quel autre artiste québécois mériterait un tel hommage?

Il y en a pas mal. J'ai des projets de faire des albums hommages mais... J’essaie de prioriser mes tounes. Mais j’ai toujours eu envie de faire l'album hommage à Raymond Lévesque qui nous a quittés cette année. C'est vraiment un artiste que j'aime beaucoup. 

Crois-tu que le milieu de la musique a été particulièrement touché par les problèmes de santé mentale au cours de la dernière année et demie?

C'est super dur la musique. Il y a des statistiques qui sont sorties qui disaient que plus de la moitié des gens de la Guilde des musiciens pensaient changer de métier à cause de la pandémie. C'est un bon exemple de la difficulté que les musiciens, musiciennes ont surmontée. 

Quand tu es en avant de la scène, tu chantes tes tounes, il faut toujours que tu défendes un peu ta réputation et ton droit d’être là. Je pense à des gens comme Angèle. J'ai écouté son documentaire récemment et elle fait mention de ça. On est très à risque de vivre dans le regard des autres. Mais en même temps, on est chanceux au Québec. C'est vraiment relax. Mais je suis convaincu que pour des jeunes projets québécois il y a cette question qui revient tout le temps: «est-ce que je vais avoir un revenu suffisant pour vivre?»

Il faut rester optimiste. On a quand même une industrie très supportée par le public, par tous les paliers de gouvernement. Donc, il faut continuer de redoubler d'efforts. Je pense que quand on croit en nous, il n’y a rien qui peut nous arrêter. 

Et en terminant, je n’ai pas le choix de te demander quelle est ta chanson de Noël fétiche?

J'aime bien 23 décembre de Beau dommage, je trouve ça tellement cool d'échanger son bâton de hockey contre une photo osée. C'est vraiment de belles images. Ce qui est cool là-dedans, c'est quand on dit bye à notre voisinage parce qu'on s'en va voir notre famille. «Salut Ti-cul, on se r’verra le 7 janvier». C'est ma toune numéro un de Noël! 

Pour connaître Les dates de ses prochains spectacles, visitez le site d'Émile Bilodeau.

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