Le théâtre La Tulipe, menacé de fermeture, lance un cri du coeur | 24 heures
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Le théâtre La Tulipe, menacé de fermeture, lance un cri du coeur

Le théâtre La Tulipe, qui serait visé par des plaintes de bruit à répétition de la part d'un voisin, pourrait devoir fermer ses portes de manière définitive. Se disant «à bout de force et de ressource», la compagnie La Tribu, qui détient l’établissement de la rue Papineau, a lancé un cri du cœur sur les réseaux sociaux.

L'entreprise affirme faire face à une demande d'injonction qui pourrait «entraîner la fermeture des lieux sans condition». 

Selon La Tribu, des locaux «qui sont directement adjacents à la scène de la salle de spectacle» ont été rachetés il y a quelques années. L’acheteur aurait alors demandé un changement d’usage pour transformer le local commercial, qui appartenait autrefois au fils du comédien et ancien propriétaire du théâtre Gilles Latulippe, en espace résidentiel. 

Ce changement aurait été autorisé par la Ville, même si un règlement l’interdisait, soutient la compagnie. 

Contacté par nos collègues du 24 heures, Claude Larivée, cofondateur et président-directeur général de La Tribu, demande à Montréal, avec qui il était en communication jusqu'à tout récemment, d'intervenir pour régler ce qu'il qualifie de «bévue administrative». «Ça fait des mois qu’on attend des gestes concrets de la Ville», déplore-t-il.

«On se retrouve depuis deux ans avec un nouveau voisin qui habite tout juste à côté de la scène et qui se plaint du bruit», dénonce M. Larivée. 

«C’est absurde et kafkaïen, martèle-t-il. Le théâtre est un édifice classé monument patrimonial au ministère de la Culture du Québec et il ne peut donc qu’avoir comme vocation le spectacle.» 

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, mardi après-midi, La Tribu interpelle directement la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et le maire d’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Rabouin.

«Nos élus municipaux ont fait la démonstration qu’ils s’intéressaient à la culture, au spectacle et à la vie de nuit, donc c’est étrange qu’on se retrouve dans cette situation», regrette-t-il.  

Mardi soir, M. Rabrouin a assuré que le théâtre «est là pour rester». 

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