Partys de Noël: voici ce qu’on peut faire pour limiter les risques de contagion | 24 heures
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Partys de Noël: voici ce qu’on peut faire pour limiter les risques de contagion

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La menace du variant Omicron et la hausse des cas de COVID-19 ont forcé le gouvernement du Québec à reculer: les rassemblements de 20 personnes ne seront finalement pas permis pour Noël. Les réveillons seront tout de même permis, mais la limite demeure à 10 personnes. Comment faire pour éviter les éclosions? L’épidémiologiste et chargée de cours en santé publique à l’Université de Montréal Nimâ Machouf répond à nos questions.

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Que faire pour limiter la contagion chez soi?   

Il existe plusieurs trucs, affirme Nimâ Machouf. Pour comprendre comment se propage le virus, elle donne l’image d’un fumeur. 

«Voyez le virus comme de la fumée de cigarette. Que feriez-vous pour éviter de respirer cette fumée dans une résidence? Le virus se propage un peu de la même manière. Il faut voir chaque personne comme un fumeur.»

Voici donc quelques précautions que vous pourriez prendre:  

  • Limiter le nombre de personnes dans la même pièce;      
  • Privilégier les grandes pièces ou les hauts plafonds;      
  • Laisser la hotte de la cuisinière en marche;      
  • Laisser les fenêtres ouvertes de quelques cm en tout temps;     
  • Ouvrir la porte quelques minutes par heure;      
  • Utiliser un purificateur d’air;      
  • Garder une bonne distance avec les autres;      
  • Dresser plusieurs tables.           

L’important, c’est donc d’éviter de respirer la «fumée» de l’autre.

Est-ce correct d’assister à plus d’un party?   

«Il faudrait essayer de les limiter et de n’aller qu’aux plus importants», conseille-t-elle.

En point de presse jeudi, le premier ministre François Legautl a lui aussi appelé les Québécois à réduire leur contacts. 

Et si l'on a plus d’un rassemblement familial de prévu?  

«Je crois qu’il faut surtout être pratique et réaliste ici: beaucoup de gens vont participer à plus d’un rassemblement. L’important, c’est que ces rassemblements soient les plus sécuritaires possible», dit-elle.

Pourquoi ne pas aller jouer dehors?  

Autre bon moyen de limiter la contagion: se réunir à l'extérieur, mentionne Nimâ Machouf. 

«Il y a plein de choses à faire dehors en hiver. Profitez-en pour boire un bon vin chaud et aller vous promener», suggère-t-elle. 

Joël Lemay / Agence QMI

 

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Devrions-nous aller nous faire tester avant le réveillon?   

Tout le monde devrait se faire tester, mais il faut à tout prix éviter d’engorger encore plus le système de santé. La solution: utiliser les tests rapides qui seront à la disposition de tous dès le 20 décembre. 

«Même si ces tests sont moins précis que les tests de diagnostic [PCR], ils détectent bien les cas les plus infectieux. Ils sont donc très utiles pour prévenir la transmission à nos proches», souligne-t-elle. 

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Elle précise aussi qu’il est important d’utiliser ces tests la journée même du rassemblement, et pas deux ou trois jours avant. 

Devrais-je éviter d’inviter grand-maman?   

Comme les personnes âgées font partie de la catégorie de gens la plus vulnérable, il serait préférable de ne pas les inviter dans un grand groupe. Elle rappelle que le «risque zéro» n’existe pas et que les personnes âgées sont plus susceptibles de développer des complications. 

Devrait-on éviter les plats partagés (ex. potluck, buffet)?   

Bien que cette consigne ait été martelée l’an passé, l’évolution de la situation nous permet maintenant de partager des plats. 

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«Nous savons maintenant que le virus ne se transmet pas sur les surfaces comme nous le pensions l’an dernier, donc c’est sécuritaire de partager des plats. Évitez seulement de tremper votre carotte deux fois dans la trempette», conseille-t-elle. 

Est-ce sécuritaire d’inviter quelqu’un qui n’est pas vacciné?   

«Il faut absolument qu’ils fassent un test afin de limiter les risques au maximum», martèle-t-elle. Il serait important aussi pour les non-vaccinés de rester chez eux s’ils présentent des symptômes. 

Il ne faut toutefois pas oublier que la catégorie des non-vaccinés ne représente pas que des réfractaires aux vaccins. 

«Les enfants de moins de 5 ans ne peuvent pas se faire vacciner. Ceux de moins de 12 ans ne le sont pas tous et les principaux foyers de contagion sont dans les garderies et dans les écoles. C’est malheureux, mais ils vont représenter les plus grands risques pendant les rassemblements», dit-elle. 

Je crois avoir une petite grippe ou un rhume - devrais-je passer mon tour?  

«Oui, absolument!» s’exclame l’experte. Les tests sont efficaces et les mesures de prévention, également, mais si l'on a des symptômes, même si l'on croit avoir une petite grippe ou un petit rhume, on devrait éviter de se rassembler. 

«Faites-vous un bon repas et contactez la famille sur Zoom», suggère-t-elle.