Premiers acheteurs, 2022 sera peut-être votre année | 24 heures
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Premiers acheteurs, 2022 sera peut-être votre année

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Photo d'archives, Agence QMI

Même si le prix des maisons va continuer d'augmenter en 2022, la situation pourrait se calmer pour donner une meilleure chance aux premiers acheteurs. Selon des experts de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), la surchauffe immobilière risque de se calmer.

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«Pour acheter, les conditions vont devenir un peu plus favorables dans la prochaine année, même si les taux d’intérêt vont remonter. Étant donné qu’on va remplir des conditions du marché qui seront moins favorables à la surenchère, les augmentations de prix seront beaucoup plus en mode stabilisation, et il y aura plus d’options sur le marché pour pouvoir acheter de manière sereine. Une situation que l’on devrait voir à partir du milieu de l’année», ajoute Charles Brant, directeur de l’analyse du marché chez l’APCIQ.

En fait, puisque le nombre d’acheteurs risque de diminuer en raison des nombreuses transactions des derniers mois, les nouveaux clients pourraient assister à un climat plus calme vers la fin de l’année 2022.

«Moins de surenchères et plus de possibilités de trouver une propriété dans un contexte qui serait moins stressant», souligne M. Brant.

Après une augmentation record du prix médian des maisons unifamiliales en 2021 de 23%, les demeures coûteront encore plus cher en 2022.

«Il y a beaucoup de facteurs qui mettent de la pression. Le fait que les taux d’intérêt augmentent et qu’on commence à avoir des problèmes de logement abordable sur le marché va empêcher que l’on voie des hausses comparables à celle de l’année dernière, qui étaient records», explique Michaël Simard, économiste principal à l’APCIQ.

En concluant, le directeur de l’analyse du marché a rappelé que 2022 sera une autre année qui va favoriser les vendeurs dans la majorité des cas.

«C’est sûr que c’est encore davantage le temps de vendre.»

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Le prix des maisons à Montréal en hausse de près de 10%

En contrepartie, le prix d’une propriété dans le Grand Montréal devrait augmenter de 9 % d’une année à l’autre pour atteindre 564 800 $ en 2022, a révélé une analyse du courtier Royal LePage rendue publique mercredi. Le prix médian d’une maison unifamiliale détachée et d’une copropriété devant augmenter de 9 % et de 6,5 % pour atteindre 648 600 $ et 447 300 $, respectivement.

L’augmentation serait inférieure à la moyenne canadienne, alors qu’une hausse de 10,5 % est attendue à travers le pays. Les régions du Grand Toronto et du Grand Vancouver devraient enregistrer les plus fortes appréciations du prix de l’agrégat, augmentant de 11,0 % et de 10,5 %, respectivement. Toutefois, la hausse en 2022 serait moins rapide qu’en 2021.

Pour Royal LePage, la demande refoulée d’acheteurs qui n’ont pas pu conclure de transactions en 2021, jumelée à la demande de logements provenant de la formation de nouveaux ménages et des nouveaux arrivants au Canada, continuera de faire grimper les prix sur un marché aux prises avec une pénurie chronique d’inventaire.

«La pénurie de logements au Canada est un enjeu bien réel qui ne se réglera pas du jour au lendemain. Quoique certains soient d’avis que le marché est actuellement surévalué, de nombreux signaux pointent vers un niveau de demande qui continuera de dépasser l’inventaire, contribuant à maintenir la trajectoire haussière des prix», a déclaré par communiqué Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage.

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