Quatre recettes économiques pour déjouer l’inflation | 24 heures
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Quatre recettes économiques pour déjouer l’inflation

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Photomontage: Marilyne Houde

Vous n’hallucinez pas. Pratiquement tout coûte plus cher qu’avant à l’épicerie. L’inflation alimentaire pourrait atteindre jusqu’à 7% en 2022. La hausse touchera particulièrement les produits laitiers (6 à 8%), les produits céréaliers (7%) et les fruits et légumes (3 à 5%) selon le Rapport sur les prix alimentaires canadiens. Voici donc quelques idées de recette pour bien manger malgré la hausse des prix à prévoir.

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1. Curry de conserves de saison

Les conserves ont souvent moins bonne presse que les légumes frais. Pourtant, elles coûtent souvent moins cher et se gardent plus longtemps que ces derniers. Les goulots d’étranglement dans les chaînes de distribution, le manque de main-d’œuvre dans certains secteurs ainsi que les conséquences des changements climatiques font que les prix des légumes frais peuvent fluctuer.

Un bon vieux curry préparé avec des aliments en conserves peu dispendieux, comme des lentilles, des pois chiches et des tomates en dés vous permettra de nourrir toute la maisonnée pour un prix modeste, en plus de faire des restants pour toute la semaine. On peut l’agrémenter avec du riz et des légumes de locaux de saison, généralement moins chers que ceux importés. 

Photo courtoisie, Cédric Aucoin

2. Spaghetti du lundi sans viande

La viande a été particulièrement touchée par l’inflation en 2021, en 2022, ce seront les produits animaliers comme le lait qui coûteront cher. La sécheresse occasionnée par les changements climatiques est une des responsables de cette hausse de prix. Les récoltes de céréales ainsi perturbées, les troupeaux des éleveurs coûtent plus cher à nourrir. 

C’est donc une bonne idée de réduire sa consommation de viande, économiquement et écologiquement. Selon une recherche de l’Université de Dalhousie, c’est une décision que 49 % des Canadiens ont prise au cours de la dernière année. 

De plus, aucun besoin de manger des pois chiches à tous les repas! Les options de protéines végétales sont maintenant trop diversifiées pour s’en priver. Avec un tofu ferme égrainé dans la sauce spaghetti de votre grand-mère, vos convives n’y verront que du feu. De plus, les protéines végétales se gardent plus longtemps et coûtent assurément moins cher que la viande. 

Photo Adobe Stock

3. Légumes rôtis de la dernière chance

En parlant de gaspillage, on peut penser qu’il est plus économique d’acheter de grandes quantités de nourriture en avance. En réalité, ce mode de fonctionnement peut engendrer plus de gaspillage alimentaire et de dépenses inutiles. Les aléas de la semaine empêchent parfois de cuisiner autant qu’on l’aurait prévu et une bonne partie de cette nourriture achetée toute en même temps est perdue.

Acheter seulement ce dont on a besoin permet d’éviter ce genre d’évènement fâcheux, en plus de profiter des produits mis en liquidation. Des repas très polyvalents comme des légumes grillés au four sont parfaits pour prendre avantage de ce qui est à 50 % dans les rayons de l’épicerie et qui doit être cuisiné tout de suite.

Les carottes, les patates et les brocolis sont des légumes dont le prix reste généralement bas au Québec, en plus de bien d’être délicieux grillés avec un peu d’huile et d’épices.

Photo courtoisie

4. Gâteau de la Grande Dépression

Aussi appelé Depression cake, ce dessert n’a pas été nommé pour l’état mental dans lequel on est censé le préparer, mais pour sa liste d’ingrédients peu coûteux. Imaginé durant la grande crise économique des années 30, ce gâteau au chocolat ne demande ni œuf, ni lait, ni beurre, car ces produits étaient particulièrement dispendieux à l’époque... Un peu comme maintenant en fait.

Vous n’aurez besoin que de farine, du sucre, du cacao en poudre, d’un peu d’huile, de vinaigre, d’eau, de bicarbonate de soude et d’une grosse pincée de sel. Comment est-ce possible ? Le mélange du vinaigre et du bicarbonate de soude dans la pâte du gâteau provoque une réaction chimique qui injecte des bulles dans celle-ci et donne du volume au gâteau. Fait avec des ingrédients de base encore faciles à se procurer, le gâteau de la Grande Dépression prouve qu’on peut encore se faire plaisir même lorsque son budget est un peu plus serré. On comprendra si vous préférez ne pas révéler à vos invités le nom du délicieux dessert que vous venez de leur servir.

    

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