Mes 5 pires erreurs financières de l’année | 24 heures
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Mes 5 pires erreurs financières de l’année

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Photomontage: Marilyne Houde / Crédit photo: Lydia Mailloux

BILLET - Pour une première fois cette année, j’ai fait un budget détaillé en notant l’ensemble de mes dépenses et mes revenus. Ça m’en a appris beaucoup sur mes finances, notamment sur mes erreurs : en voici 5 que j’ai identifiées, en espérant que ça vous aidera à rester vigilants.

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Avant d’entrer dans les chiffres, voici un peu de contexte : j’habite à Montréal, je travaille à temps plein depuis plusieurs années et je n’ai pas d’enfants. 

J’ai aussi eu la chance d’avoir accès à une bonne éducation financière dans ma jeunesse (on salue ma mère économiste). Voici quand même 5 choses que je ne veux plus faire en 2022. 

1. Négliger les assurances en louant une voiture

Ça fait quelques années que je n’ai plus de voiture, et globalement il s’agit d’une excellente décision financière dans mon cas. 

J’utilise habituellement Turo, une application qui permet la location de véhicules entre particuliers, et jusqu’à récemment, je choisissais toujours l’option la plus économique côté assurances, sans vraiment en avoir lu les détails. 

Début septembre, alors que j’étais en route vers une base de plein air pour un week-end de canot-camping au volant d’une Hyundai Elantra (on remercie son propriétaire, Halim!), j’ai bêtement reçu une roche en plein sur le pare-brise, qui a fendu sur le coup. 

Comme si ce n’était pas assez, pendant la nuit, la voiture a été vandalisée : quelqu’un s’est manifestement amusé à rayer l’une des vitres avec une roche. C’était quoi les chances? 

J’ai donc ramené une voiture en assez mauvais état au pauvre Halim : les réparations et les frais administratifs totalisaient près de 1400$. Et à cause du plan d’assurances que j’ai choisi, les premiers 2000$ de dommages étaient à mes frais. 

Heureusement que les amis qui m’accompagnaient ont accepté de diviser la facture, mais depuis, j’ai appris la leçon et je prends le plan standard avec une franchise de 500$... les risques sont moins grands. 

Turo

2. Me foutre des spéciaux sur l’épicerie

Comme je ne suis pas très dépensière, je me dis souvent que mon plus gros luxe, c’est de faire l’épicerie sans regarder les prix, en achetant ce qui me plaît. 

Mais en suivant assidûment mes factures d’épicerie cette année, je me suis rendu compte que ça me coûtait objectivement beaucoup trop cher pour une personne seule, quasi végétarienne, qui va quand même souvent au resto (plus que 100$ par semaine!). 

J’ai réussi à couper presque de moitié mes factures en surveillant les spéciaux. Je ne suis pas dans une situation où je dois faire plusieurs épiceries et éplucher le circulaire, donc je me contente d’une genre de règle d’or: à la place d’écrire des ingrédients précis sur ma liste, j’écris des catégories.

Par exemple, je remplace «bleuets» par «fruits pour déjeuner»; «tofu» par «protéine pour sauté» ou «brocolis» par «légumes à cuire». 

Puis, je choisis un item de la catégorie parmi les spéciaux direct au magasin. 

Ok, ma liste d’épicerie a vaguement l’air de celle d’un robot qui tente d’imiter un humain, mais ça fonctionne avec mon cerveau et j’économise sans que ce soit pénible.

Et bien sûr je fais des exceptions pour des recettes précises ou si j’ai vraiment envie de quelque chose! 

Frédéric T. Muckle / 24H

3. Ne pas louer mon stationnement

J’ai de la chance: mon appartement vient avec un stationnement, que je n’utilise pas. 

Comme j’habite dans un quartier résidentiel assez densément peuplé (Villeray), je pourrais sûrement le louer pour quelques dizaines de dollars chaque mois. Le montant ne serait pas astronomique, mais pour le peu d’efforts à investir, ça vaudrait la peine. Et ça ferait sûrement le bonheur de quelqu’un.

4. Oublier d’annuler mes essais gratuits

J’ai décidé il y a quelques années de restreindre au maximum mes abonnements à des services numériques : pour le moment, je ne paie de façon récurrente qu’une seule plateforme de streaming.

Sauf que ça, c’est en théorie, parce que dans les faits, je paie souvent pour des applications que j’oublie d’annuler ou dont j’ai mal lu les conditions. Oui, je suis exactement le genre de tête en l’air qui incite les compagnies à donner des essais gratuits...

Cependant, je dois dire que mon bilan cette année n’est pas SI pire vu que justement, en surveillant mon budget chaque mois, je me suis rendu compte des erreurs avant que ça dure trop longtemps. Quand même, j’ai payé dans le vide : 

  • Une application pour le sommeil (46$)
  • Une application de gestion du temps (15$)
  • Un mois de Tou.tv (après avoir bingé une série) (8$)
  • Un logiciel de montage audio (60$)

C’est pas l’hécatombe, mais c’est quand même 129$.

Photo Adobe Stock

5. Ne pas investir mes économies

Je l’avoue, j’ai gardé le gros morceau pour la fin, parce que c’est celui que j’ai le plus de misère à régler, et c’est aussi de loin celui qui a le plus d’impact sur ma santé financière.

Autant j’aime parler d’économies au quotidien et de budget, autant je déteste parler d’investissements et de placements. Pourtant, je sais que c’est important. Et tout au long de l’année, je savais fort bien que c’était un excellent moment pour investir. Malgré tout, j’ai fait... à peu près rien de ce côté-là.

Je n’ose même pas chiffrer à quel point j’ai «perdu» à long terme à cause de ça parce que franchement, je ne sais pas trop comment je ferais, mais aussi, ça serait assez déprimant. Et ce sentiment d’ignorance et de perte de contrôle contribue certainement au fait que je n’aime pas regarder ce « problème » en face. 

C’est pour ça que c’est ma résolution financière pour 2022: mettre de l’ordre dans mon épargne. 

On s’en reparle en 2023?