Envolée historique du télescope James Webb: 5 choses à savoir | 24 heures
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Envolée historique du télescope James Webb: 5 choses à savoir

Photo du décollage du télescope James Webb porté par la fusée Ariane 5 en Guyane française, le 25 décembre
AFP

Photo du décollage du télescope James Webb porté par la fusée Ariane 5 en Guyane française, le 25 décembre

Samedi, en Guyane française, un pas de géant a été franchi dans le monde spatial après le décollage réussi du télescope aérospatial James Webb, le plus complexe et puissant jamais conçu. Voici cinq choses à savoir sur cette étape importante de l’exploration spatiale. 

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1. Un départ sans faute 

La NASA, l'Agence spatiale européenne et l'Agence spatiale canadienne, trois artisans du télescope, doivent se réjouir: le décollage de samedi, depuis le Centre spatial guyanais, a été réalisé sans faute.  

Après 27 minutes, à environ 1400 km d’altitude, le télescope a déployé comme prévu des panneaux solaires et a commencé à emmagasiner l’énergie du soleil.

Les premières images du télescope sont attendues en juin 2022. D’ici là, on peut suivre les activités du télescope sur un compte Twitter créé par la NASA

2. Un télescope révolutionnaire 

La prochaine étape pour ce puissant outil est maintenant d’atteindre, d’ici 29 jours, le point de Lagrange L2, situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Une fois sur place, le télescope permettra aux scientifiques de remonter dans le temps grâce à sa précision. La NASA souhaite entre autres que le télescope leur permette de cartographier la formation de la terre lors du Big Bang, il y a 13,8 milliards d’années. Le télescope Webb sera ainsi beaucoup plus précis et performant que son prédécesseur, le télescope Hubble. 

Bien qu’il soit plus puissant, le nouveau télescope se distingue par son poids, qui est plus léger que celui de son prédécesseur. L'observatoire spatial pèse 14 300 lb, soit 10 000 de moins que le télescope Hubble. Le nouvel outil est toutefois plus imposant. La surface de son écran solaire serait comparable à celle d’un terrain de tennis et celui de Hubble, à un autobus scolaire.  

3. Un projet de plus de 12 milliards $ 

Sur cette photo tirée d’une émission de télévision de la NASA, le télescope spatial James Webb se sépare de la fusée Ariane 5 d’Arianespace après son lancement depuis le port spatial européen, le Centre spatial guyanais, à Kourou, en Guyane française, le 25 décembre 2021.

AFP

Sur cette photo tirée d’une émission de télévision de la NASA, le télescope spatial James Webb se sépare de la fusée Ariane 5 d’Arianespace après son lancement depuis le port spatial européen, le Centre spatial guyanais, à Kourou, en Guyane française, le 25 décembre 2021.

Il aura fallu beaucoup d’argent, de temps et de ressources humaines pour permettre au télescope Webb de s’envoler. Lorsque le projet a été lancé dans les années 90, ce puissant outil devait d’abord s’envoler en 2007. Cette date a finalement été repoussée à plusieurs reprises. 

Le coût total du projet est évalué à environ 12,80 milliards de dollars canadiens. On estime que plus de 10 000 personnes ont contribué à son développement.  

Le télescope sera en marche pour les 5 prochaines années, au minimum. Son mandat pourrait être étiré jusqu’à 10 ans, précise-t-on. 

4. Une touche canadienne 

Le coût total du projet est évalué à environ 12,80 milliards de dollars canadiens. On estime que plus de 10 000 personnes ont contribué à son développement.

AFP

Le coût total du projet est évalué à environ 12,80 milliards de dollars canadiens. On estime que plus de 10 000 personnes ont contribué à son développement.

Le lancement du télescope spatial a une petite saveur bien canadienne. Des scientifiques du pays ont mis au point le détecteur de guidage de précision de l’appareil. Ce dispositif, qu’on pourrait décrire comme un «GPS de l’espace», permet au télescope d’établir sa position avec plus d’exactitude et de mieux cibler les objets célestes qu’il observera. 

L’Agence spatiale canadienne a aussi fourni au projet le NIRISS, un instrument scientifique qui étudiera la composition de l’atmosphère d’exoplanètes, soit des planètes se trouvant hors de notre système solaire. 

5. Une polémique autour de son nom 

Le nom du projet a créé une controverse en mars dernier. Dans le magazine Scientific American, des astronomes ont demandé à ce que le projet soit renommé, en affirmant que James Edwin Webb, un ancien directeur de la NASA, aurait accepté des politiques homophobes dans les années 50 et 60. Une pétition de 1200 signatures a été envoyée à la NASA pour appuyer le mouvement. Après enquête, la NASA a décidé de conserver le nom du télescope en affirmant qu’«aucune preuve n’avait été trouvée» pour justifier un changement de nom. 

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