Malgré une année difficile, des restaurateurs gardent le moral et restent optimistes... tant bien que mal | 24 heures
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Malgré une année difficile, des restaurateurs gardent le moral et restent optimistes... tant bien que mal

Image principale de l'article Les restaurateurs se retroussent les manches
borishots - stock.adobe.com

Partys de Noël annulés, capacité d’accueil et heures d’ouverture réduites: malgré une fin d’année plus difficile que prévu, les restaurateurs se relèvent les manches et tentent, tant bien que mal, de demeurer optimistes pour 2022. On a parlé à certains d'entre eux pour mieux comprendre leur état d'esprit. 

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Danny St-Pierre

Photo d'archives, Agence QMI

Danny St-Pierre

Face à la hausse des cas et aux dernières restrictions annoncées par le gouvernement de François Legault, Danny St-Pierre, copropriétaire du restaurant Le Pontiac, à Montréal, a préféré fermer sa salle à manger de manière préventive, le 20 décembre dernier.  

Cette nouvelle fermeture temporaire signifie qu’une vingtaine d’employés ont été licenciés temporairement. Le restaurateur de l’avenue du Mont-Royal explique qu’il a préféré mettre à pied ses employés temporairement pour leur permettre de toucher des prestations de chômage, plutôt que de les garder avec peu d’heures de travail à leur offrir.  

«On a préféré ménager nos troupes en prévision de meilleurs jours plutôt que de les user pour rien», affirme-t-il.  

Malgré la situation difficile, le restaurateur ne se laisse pas abattre.  

«Une business, ça se prévoit sur un an et non sur une semaine. Si on se base sur les dernières semaines, ce n’est pas encourageant, ni sur l’hiver qui s’en vient. Mais si on est capable de faire nos affaires l’été et qu’il va y avoir un recul l’hiver, ça se prévoit», explique-t-il. 

Telle une partie de poker, il faut jouer «avec les cartes qu’on a dans les mains», illustre le chef. 

Redonner à la communauté 

Nathalie Côté, copropriétaire de la pizzéria Stella sur l’avenue Laurier Est.

ALEX PROTEAU/24 HEURES/AGENCE QMI

Nathalie Côté, copropriétaire de la pizzéria Stella sur l’avenue Laurier Est.

Pendant ce temps, Nathalie Côté, copropriétaire des deux restaurants Stella Pizzeria, redonne à la communauté des surplus de nourriture dont elle n’a pu se servir, en raison notamment de la vague d’annulations de partys de Noël.  

Pâtes à pizza, mozzarella, chou kale: en pleine période des Fêtes, la restauratrice montréalaise peut ainsi gâter ses employés, des commerces avoisinants et quelques-uns de ses meilleurs clients.  

«Pour nous, c’est une grande perte financière, mais, au moins, on a pu redonner. C’est ça la vie, c’est ça Noël», soutient la restauratrice qui estime avoir perdu 12 000$.  

Travailler dans l’imprévisible  

Les derniers jours de 2021 sont à l’image de la dernière année qui a été difficile pour les restaurateurs. Depuis le début de la pandémie, ces derniers ont dû s’ajuster à de nombreuses reprises.  

Des clientes profitaient de la terrasse du London Jack de Québec le 7 juin dernier.

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Des clientes profitaient de la terrasse du London Jack de Québec le 7 juin dernier.

Depuis dimanche, les restaurants de la province peuvent accueillir la moitié moins de clients dans leur salle à manger. Ce n’est pas tout: pas plus de six personnes (ou les résidents de deux adresses) peuvent désormais s’asseoir à la même table et les salles à manger doivent fermer, au plus tard, à 22h. 

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«On ne sait pas ce qui va arriver. On est toujours dans le néant», regrette Olivier Bourbeau, vice-président chez Restaurants Canada. Et avec cette nouvelle série de restrictions, il craint que des établissements doivent fermer. 

Olivier Bourbeau espère que des mesures seront annoncées par les divers paliers de gouvernement pour venir en aide aux restaurateurs. «Chaque petite mesure nous aide», insiste celui qui reconnaît tout de même la proactivité du gouvernement provincial.

Il souhaiterait, par exemple, que Montréal et d’autres villes réduisent le coût des permis de terrasse.   

Et comme client, comment soutenir vos restaurants préférés? En offrant des cartes cadeaux ou en commandant des repas, que ce soit en livraison ou pour emporter, mentionne Olivier Bourbeau. Et, surtout, en respectant vos réservations: si vous avez un empêchement, «prenez la peine d’appeler pour l’annuler», insiste-t-il.  

Ils ont quitté la restauration en raison des conditions de travail  

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