3 histoires qui prouvent que de bons propriétaires, ça existe encore | 24 heures
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3 histoires qui prouvent que de bons propriétaires, ça existe encore

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Entre les histoires de rénoviction qui ont marqué l’actualité et la hausse fulgurante du prix des loyers, en 2021, les propriétaires ont beaucoup fait parler d’eux, la plupart du temps pour de mauvaises raisons. Pourtant, des propriétaires bien intentionnés, il y en a des tonnes. Voici trois histoires qui le prouvent.

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De propriétaire à membre de la famille  

Anne Grégoire n’a que de bons mots pour son propriétaire, Stéphane Lelièvre.

Il y a quelques années déjà, ce dernier a racheté l’immeuble dans lequel elle vit avec sa petite famille. Plutôt que de s’installer au rez-de-chaussée, le propriétaire a préféré emménager au deuxième et laisser le logement du bas (et la cour) à Mme Grégoire et à son conjoint. Le couple venait alors d’accueillir son premier enfant. Une grande complicité est née par la suite. 

«Il est comme l'oncle de mes enfants, raconte la mère de famille. Il m'a vue enceinte de ma deuxième fille, il nous offre des cadeaux à Noël, on s'échange des recettes, il nous amène des fruits de mer, de la viande de chasse, des beignes. Bref, c'est devenu comme un membre de notre famille.»

Sylvain Lelièvre est un propriétaire présent qui entretient bien son immeuble – il est toujours là pour effectuer les petits travaux – et il n’a augmenté le prix du loyer que de 10$ par année. 

«Si jamais, un jour, j'ai les moyens de m'acheter quelque chose, j'espère garder contact avec lui. Il fait vraiment partie de ma vie familiale et je l'aime d'amour», lance Anne Grégoire.  

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La locataire Anne Grégoire

Courtoisie

La locataire Anne Grégoire

Un propriétaire avec le cœur sur la main  

Compréhensif et conciliant: voilà comment Sandra Duval Barré décrit son propriétaire, qui lui a permis de mieux traverser des moments difficiles. 

Après sa séparation, en décembre 2020, son propriétaire lui a offert un mois de loyer gratuit, le temps qu’elle retombe sur ses pieds. Puis, dans les mois où c’était plus difficile financièrement, il lui a permis de payer son loyer en plusieurs versements, plutôt que le 1er du mois. 

«Un proprio qui amène des fruits et des légumes quand il vient faire des rénovations et qui te demande si tes enfants vont manger quand même si tu paies ton loyer... Mon proprio, c'est le meilleur», clame-t-elle, reconnaissante.

Ce n’est pas tout. Le loyer du logement situé dans le quartier Tétreaultville, à Montréal, n’a augmenté qu’une seule fois en quatre ans. Pourtant, le propriétaire pourrait demander bien plus que 1065$ pour le 6 1⁄2 de deux étages. Sandra Duval Barré affirme en effet que «les logements similaires sont 1800$ et plus». 

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La locataire Sandra Duval Barré et ses enfants

Courtoisie

La locataire Sandra Duval Barré et ses enfants

Une relation de «respect» avec sa locataire  

Lorsqu’elle a acheté son triplex à Verdun, Anaïs Marchand-Favreau n’a pas cherché à se débarrasser de Carmen, une locataire de longue date, comme d’autres propriétaires auraient pu être tentés de le faire. Au contraire: les deux femmes ont vite développé une belle complicité.

«Je suis tombée sur une locataire adorable qui m’a aidée à faire un petit jardin pendant que nous étions en rénovations. Elle nous a aussi fait quelques bons plats quand nous étions sur le chantier et, maintenant, on s’échange des recettes et on se parle souvent», confie la propriétaire. 

Au retour des beaux jours, Anaïs Marchand-Favreau compte bien profiter du savoir et du «pouce vert» de sa locataire de 79 ans. Et pas question d’augmenter le prix du loyer de manière trop importante, même si «un logement à un prix comme ça, on n'en voit plus». 

«Elle fait attention au logement et, nous, on l'aime d'amour, donc c'est une belle relation de respect et d'échange», explique Anaïs Marchand-Favreau. 

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