10 coups de gueule assénés sur les réseaux sociaux qui ont marqué 2021 | 24 heures
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10 coups de gueule assénés sur les réseaux sociaux qui ont marqué 2021

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Photomontage | Capture d'écran | Agence QMI

L’étudiante poursuivie par l’UQAM, les conditions de travail des infirmières, le projet de loi 2, GNL Québec: encore une fois cette année, de nombreuses personnalités se sont tournées vers les réseaux sociaux pour dénoncer une situation et faire changer les choses. Voici 10 coups de gueule assénés sur les réseaux sociaux qui ont marqué les derniers mois.

Le projet de loi 2 jugé «transphobe»  

À la fin d'octobre, le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, dépose l’imposant projet de loi 2, intitulé «Loi portant sur la réforme du droit de la famille en matière de filiation et modifiant le Code civil en matière de droits de la personnalité et d’état civil». 

L’article 23 fait polémique: une personne trans doit avoir subi une opération chirurgicale de confirmation de genre pour changer la mention de sexe sur son acte de naissance. Cette mesure est jugée «transphobe» par plusieurs membres de la communauté LGBTQ+, dont Gabrielle Boulianne-Tremblay, une écrivaine, comédienne et militante pour les droits des personnes trans.  

En novembre, Québec recule: il ne sera plus nécessaire d’avoir recours à une opération pour indiquer le bon sexe. 

OnlyFans bannit le contenu pornographique  

En août, OnlyFans annonce que les contenus à caractère sexuel seront interdits sur sa plateforme dès octobre. Ces changements seraient nécessaires en raison de la pression montante des partenaires bancaires et des fournisseurs, selon la compagnie.  

Cette décision est fortement critiquée. Rappelons que le site a construit sa réputation (et son chiffre d’affaires) principalement grâce aux contenus pornographiques de ses créateurs. Plusieurs travailleuses du sexe utilisent OnlyFans comme espace de travail sécuritaire.  

Quelques jours plus tard et après de nombreux cris du cœur de créatrices, OnlyFans recule.  

Un cri du cœur d’un restaurateur  

Sur Facebook, en juin, le restaurateur Pablo Rojas affirme que son commerce Provisions 418 est menacé de fermeture. Des travaux d’aqueduc l’obligeraient à retirer sa terrasse pour l’été. Avant de se tourner vers Facebook, il soutient qu'il a tenté en vain de s’entendre avec la Ville de Montréal.  

À la suite de sa publication, et parce que les restaurateurs montréalais ont vécu une année 2021 difficile, la Ville prend la décision de reporter d’un an les travaux

Des appels à rouvrir les pistes de danse  

À l’automne, des propriétaires de bar, des DJ et des employés du milieu du nightlife demandent au gouvernement de François Legault de rouvrir les pistes de danse, fermées depuis plusieurs mois. Plusieurs critiquent le fait que le Centre Bell puisse être entièrement rempli, alors que les bars ne peuvent pas permettre à leurs clients de danser. 

Le 23 octobre, une manifestation a lieu. Peu après, le gouvernement accepte finalement d’alléger les mesures à partir de la mi-novembre. À cause du variant Omicron, c’est toutefois retour à la case départ: les bars ont dû refermer leurs portes.  

#papaUQAM en soutien à Hélène Boudreau  

En avril, l’UQAM poursuit pour 125 000$ son étudiante en arts visuels Hélène Boudreau. L’Université lui reproche d’avoir utilisé une photo de finissante dans laquelle elle montre partiellement ses seins sur son compte OnlyFans.  

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En soutien à l’étudiante, le mouvement #papaUQAM voit le jour. Des femmes (et aussi des hommes) publient des photos d'elles en sous-vêtements ou en lingerie et accusent l’UQAM de faire preuve de «putophobie» à l'endroit de son étudiante, qui est travailleuse du sexe.  

Les deux parties s’entendent finalement à l'amiable. L’Université retire sa poursuite, tandis que Hélène Boudreau s’engage à ne plus publier de photo osée montrant le logo de l’UQAM. 

Dany Turcotte quitte Tout le monde en parle  

En février, dans une publication Facebook, le fou du roi annonce qu’il quitte immédiatement son poste à la suite d’une controverse.  

La semaine d’avant, Mamadi Camara, faussement accusé d’avoir agressé un policier à la suite d’une altercation routière, est reçu à l’émission. Pendant l’entrevue, Dany Turcotte lui demande s’il compte encore utiliser son téléphone cellulaire au volant. Son commentaire ne passe pas.  

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«Perturbé par plusieurs tempêtes de médias sociaux vécues au cours des années, ma confiance s’est peu à peu érodée et j’en suis venu à être paralysé par la peur de me tromper, de poser la “question qui pue”», écrit-il dans sa publication. Il mentionne aussi qu’il n’arrive pas à s’adapter à la formule en direct (et sans public) de l'émission et dénonce le climat toxique sur les réseaux sociaux.  

Safia Nolin se retire des réseaux sociaux (deux fois)  

L’autrice-compositrice-interprète s’est retirée à deux reprises des réseaux sociaux en 2021. Elle a pris cette décision en février et en août, en réponse, dit-elle, à la haine qu’elle y reçoit.  

Safia Nolin affirme faire l’objet de messages haineux depuis qu’elle a dénoncé Maripier Morin, en juillet 2020, ayant dit que l’animatrice lui avait mordu à la cuisse en plus d'avoir tenu des propos sexuels et racistes à son endroit.  

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Antoine Desrochers s’oppose à GNL Québec  

L’hiver dernier, dans une vidéo Instagram, Antoine Desrochers dénonce GNL Québec, un projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel. L’acteur se rend en plein cœur du fjord du Saguenay, où devait être implantée l'usine.   

Dans sa vidéo, il explique en quoi le projet serait dommageable à l’environnement. Il invite tous ceux qui partagent son avis à signer une pétition.  

Le mois suivant, dans un rapport, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) conclut que GNL Québec comporte de grands risques pour l’environnement. En juillet, le gouvernement renonce officiellement au projet.

 

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Une infirmière dénonce ses conditions de travail  

Maude Ségleski quitte son poste d’infirmière à la fin de l’été, après plus de six ans dans le réseau de la santé. Dans une publication Facebook, elle dénonce la «déshumanisation des soins», reprochant au système de traiter les patients comme des numéros.   

«Je quitte ma profession, ma vocation ainsi que ma province car celle-ci ne me correspond plus...», écrit-elle.  

L’ex-infirmière affirme que la pandémie a mis en lumière des problèmes qui existaient déjà. Elle quitte ce qu'elle considérait comme son métier de rêve avec le «cœur gros». Sa publication a été relayée plus de 14 000 fois à ce jour.  

Depuis le début de la pandémie, plusieurs autres infirmières ont pointé du doigt leurs conditions de travail difficiles.  

Le maire de Verdun quitte la vie politique  

En mars dernier, l’ex-maire de Verdun, Jean-François Parenteau, annonce sur Facebook qu’il ne se représentera pas aux élections municipales.  

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«Le constat principal qui en ressort, c’est qu’après huit années d’implication totale, je porte maintenant une très grande fatigue. S’ensuit une perte d’énergie que je n’arrive pas à récupérer et qui me fragilise sur des aspects personnels. Il est important d’écouter les messages que notre corps nous envoie», écrit-il.  

Il déplore les changements de comportement observés sur les réseaux sociaux depuis la pandémie, ajoutant qu'il a du mal à composer avec les «attaques personnelles et les commentaires gratuits». D’autres politiciens ont dénoncé les attaques sur les réseaux sociaux.  

«Même si je crois que la majorité des personnes font la part des choses, les attaques personnelles et les commentaires gratuits, de plus en plus présents, ont fini par m’atteindre. Cela a eu un impact sur le plaisir que j’ai toujours eu d’échanger avec vous.»