Dans l'univers musical de Charles Beauchesne | 24 heures
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Dans l'univers musical de Charles Beauchesne

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Le parcours de Charles Beauchesne prouve que la carrière d’un humoriste ne se limite pas à des apparitions sur scène ou à la télé.

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Comme plusieurs de ses pairs comiques, Charles Beauchesne a trouvé le moyen de rayonner par la Toile. 

En plus de lui mériter l’Olivier du «podcast humoristique avec script» de l’année, son balado Les pires moments de l’histoire lui assure une renommée faisant découvrir son univers à un public de plus en plus large.  

Sa musique de prédilection s’avère parfaitement en phase avec cet univers décalé. 

Tu remportes beaucoup de succès grâce à ton balado Les pires moments de l'histoire. À quand remonte ton intérêt pour l'histoire?

J'ai eu un très bon professeur d'histoire en secondaire 4 qui était très passionné par la matière. J'irais même jusqu'à dire que, artistiquement, je suis né à ce moment-là. C’est là que j'ai compris qu’on pouvait divertir même avec des sujets qui devaient être plates à l'école. 

Tu as une bonne culture générale. Te retiens-tu parfois de faire des références trop obscures dans tes numéros?

Je filtre mieux maintenant. C’est un des problèmes que j’avais quand j’ai commencé. J'ai réglé ce problème-là en travaillant avec des auteurs. Le fait de remettre mes textes en question, d’aller les soumettre à d'autres personnes, d’avoir un autre point de vue, ça permet d'éviter des pièges. 

Qu’écoutais-tu comme musique au secondaire?

J'ai découvert Marilyn Manson à cette époque. J'étais un grand fan de Rammstein aussi. J’ai croisé à ce moment-là des artistes musicaux qui m’ont enseigné le pouvoir d'être marginal en termes de démarche artistique. La théâtralité de ces groupes-là me fascinait. Le décorum, l'emballage faisaient autant partie de l'œuvre musicale que le reste. 

Tu parles de weed dans tes numéros. Y a-t-il un genre de musique que tu aimes écouter sous ses effets?

Ça va dans toutes les directions! Je tripe sur des pièces sur lesquelles l'imagination peut vagabonder. Des pièces instrumentales. J'aime beaucoup les bandes originales de films pour ça. Ou sinon du pop japonais. Du bon vieux J-Pop quand ça va mal, c’est idéal pour se remettre sur le piton. 

C’est quoi, tes trames sonores fétiches?

Pirates des Caraïbes. Tout de Hans Zimmer. Du Danny Elfman. La trame sonore de Sleepy Hollow. Sinon j’écoute des remixes de la trame sonore de Donkey Kong Country. C’est très creepy. La musique de jeux vidéo, c’est toujours un bon choix. La soundtrack de Riven, la suite de Myst. Ou la trame sonore de World of Warcraft. 

Tu es passionné par le médiéval. En quoi cette passion se traduit-elle en musique?

J’aime la musique médiévale pour les mêmes raisons que j'aime le Moyen-Âge: pour l'aspect quétaine. (Rires) Il y a un nombre infini de groupes qui font du «médiéval». Tous plus obscurs, weird et kitsch les uns que les autres. 

Il y a eu récemment la mode du bardcore, qui consiste à refaire des hits contemporains avec des instruments médiévaux. The Real Slim Shady en version médiévale, ça me fait beaucoup de bien.  

Quand tu as commencé dans les bars, c'était quoi, tes chansons pour entrer sur scène?

Il y en a eu quelques-unes relativement récurrentes, comme The World Without Logos. C’était le générique du dessin animé japonais Hellsing des années 90. 

As-tu un parolier préféré?

Marilyn Manson. J’aimais beaucoup ses paroles. Mais c’est quelqu'un qui est finalement le monstre qu’il nous avait promis qu’il était toutes ces années. C’est complètement débuzzant. 

J’aime aussi Till Lindemann, le chanteur de Rammstein. C'est lui qui écrit les paroles pour le groupe. 

La mort d'un chanteur t'a-t-elle déjà affecté?

David Bowie, ça m'a touché. Son dernier clip est assez fucked up. Ça se termine avec David qui va à reculons vers une armoire tellement sombre qu'on n'en voit pas le fond. Et il referme lui-même la porte. Il est mort deux semaines après la diffusion de ce clip. J'aimerais réussir ma mort artistique aussi bien que David Bowie. 

Y a-t-il un artiste musical que tu trouves qu’on ne connaît pas assez?

Tu jetteras un coup d’oeil au travail de Melissa Auf Der Mar. Elle a été bassiste pour Smashing Pumpkins et Hole. J’ai écouté ses albums solos quand j’étais plus jeune et c’est vraiment nice. Ce qui me fait triper aussi c’est Emilie Autumn. Cette fille-là fait une espèce de musique du seizième siècle sur des synthétiseurs avec des thématiques punk et de pirates. C’est absolument merveilleux! Avec de magnifiques hits comme Misery Loves Company.

Regardes-tu des documentaires musicaux?

On va rester sur la même lignée que tout à l'heure, mais je vous suggère un documentaire biographique sur Christian Lorenz, le claviériste de Rammstein. Allez jeter un coup d'œil à ça. Le résultat est aussi space que la prémisse. C’est aussi champ gauche qu’on peut l'imaginer. (Rires) 

À quoi ressemblera ton année 2022?

Mon année 2022, je vais la passer à m’adapter. À être le roseau qui plie mais qui ne se brise pas. Si la situation fait qu’il n’y a pas de salle pour faire du stand-up, c'est pas grave, je vais me concentrer sur d'autres projets. Si jamais tout va bien et qu’on est de retour à la normale... Génial! Je vais l’accueillir. Je suis prêt à m'adapter à peu importe ce qui s'en vient. 

Pour suivre ses activités, allez sur la page Facebook de Charles Beauchesne.

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