Guillaume Lemay-Thivierge poursuit La Presse pour 1,85 M$ | 24 heures
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Guillaume Lemay-Thivierge poursuit La Presse pour 1,85 M$

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Joël Lemay / Agence QMI

Se disant « profondément choqué, frustré et attristé » que son statut de non-vacciné ait été révélé dans les médias l’automne dernier, Guillaume Lemay-Thivierge réclame 1,85 million $ à La Presse, qu’il accuse d’avoir nui à sa carrière.

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« Il s’est senti et se sent encore accablé, gêné et humilié à chaque fois que son statut vaccinal est mentionné ou commenté sur la place publique », peut-on lire dans la poursuite civile déposée durant les Fêtes au palais de justice de Montréal.

L’acteur avait fait beaucoup jaser en septembre dernier, à la suite de l’article « Non vacciné, Guillaume Lemay-Thivierge s’attire des ennuis », indiquant qu’il aurait été écarté de la réalisation d’épisodes de District 31 en raison de son refus vaccinal.

Selon Lemay-Thivierge, aucun contrat n’avait encore été signé, et les discussions avec la production avaient été « remises à plus tard », selon les exigences vaccinales.

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L’acteur reproche également à La Presse d’avoir insinué qu’il avait demandé un « traitement de faveur » à des restaurateurs afin de manger attablé sans passeport vaccinal, disant plutôt avoir demandé les politiques de ces restaurants. 

Or, tout comme l’affirme Lemay-Thivierge, La Presse avait plutôt rapporté qu’il s’était « enquis » de la possibilité d’entrer sans preuve de vaccination.     

« Vie privée »

Il jure également n’avoir « jamais pris position à l’encontre des mesures sanitaires », qu’il n’est pas un opposant au vaccin, et qu’il n’a jamais consenti à ce que son statut vaccinal soit révélé publiquement.

« Ça relève de ma vie privée et que je le sois ou pas, je crois que ça ne regarde personne », a ajouté l’acteur en entrevue au Journal, hier, en préférant ne pas dire s’il était maintenant vacciné. 

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Dans une vidéo publiée après le reportage, il avait assuré qu’il accepterait éventuellement de se faire inoculer, mais qu’il voulait le Medicago, produit au Québec.

Quoi qu’il en soit, l’affaire avait fait suffisamment de bruit pour qu’un sketch sur Lemay-Thivierge soit diffusé lors du dernier Bye-bye

Bon joueur, l’acteur a salué le « travail respectueux » de la production.

« Mais je ne comprends toujours pas pourquoi on a envie de rire de quelqu’un qui a perdu son emploi », a-t-il ajouté.

Perte de contrats

Car depuis la parution du reportage, Hyundai Canada a mis fin à son partenariat avec Lemay-Thivierge. 

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D’autres de ses contrats ont été compromis ou résiliés, et ses perspectives d’affaires ont été atteintes, est-il indiqué dans la poursuite.

« [Le reportage] avait pour but et a eu pour effet de le déconsidérer auprès du public, en l’exposant à la vindicte populaire », affirment ses avocats dans le document de cour.

Ils ajoutant que des « faussetés » avaient été proférées « dans le but de créer un semblant d’intérêt public » et qui ont porté atteinte à la vie privée de leur client.

Comme La Presse affirme n’avoir commis aucune faute en publiant son reportage, Lemay-Thivierge s’est donc tourné vers les tribunaux, en réclamant 1,85 million $ de compensation. 

L’affaire sera prochainement présentée à un juge de la Cour supérieure du Québec.

« Dans l’ensemble, avec tout ce que les gens subissent dans cette pandémie, je me porte bien et je souhaite le meilleur, le plus de douceur, d’amour et de gentillesse à tout le monde », a conclu Lemay-Thivierge. 

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