Non vacciné, Novak Djokovic évite (pour le moment) l’expulsion en Australie: ce qu’il faut savoir sur l’affaire | 24 heures
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Non vacciné, Novak Djokovic évite (pour le moment) l’expulsion en Australie: ce qu’il faut savoir sur l’affaire

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Un juge australien a ordonné la libération de la star de tennis Novak Djokovic, qui retenu dans un hôtel depuis son arrivée en Australie en raison de son statut de non vacciné. Malgré cette victoire, l'athlète, qui souhaite encore participer à l'Open d'Astralie, risque toujours l'expulsion. Voici tout ce qu'il faut savoir sur cette affaire qui secoue la planète tennis.

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Ce que dit le Tribunal 

Selon les conclusions du tribunal, le joueur, qui se prévalait pour entrer en Australie d’une exemption médicale obtenue auprès de la fédération australienne de tennis, organisatrice du premier Grand Chelem de l’année, n’a pas eu la possibilité d’opposer ses arguments avant que son visa ne soit invalidé par les autorités.

Au lendemain matin de son arrivée en Australie mardi, Djokovic a été informé du fait qu’il avait jusqu’à 08h30 pour répondre à la possible annulation de son visa. Mais à 07h42, le douanier l’avait déjà annulé.

Pour le juge, si les autorités lui avaient laissé le temps, Djokovic «aurait pu consulter d’autres personnes et présenter des arguments pour expliquer pourquoi son visa ne devrait pas être annulé».

Une participation incertaine 

Novak Djokovic souhaite toujours prendre par à l'Open d'Australie. 

«En dépit de tout ce qui s'est passé, je veux rester et essayer de participer à l'Open d'Australie. Je suis venu ici pour disputer l'un des plus importants tournois devant des spectateurs incroyables», a écrit le no 1 mondial, lundi.

À une semaine du début du tournoi (17-30 janvier), sa participation demeure toutefois incertaine. Christopher Tran, un avocat du gouvernement, a en effet prévenu que la Ville de Canberra pouvait encore décider d’expulser le joueur serbe, ce qui aurait pour conséquence de lui interdire toute entrée sur le territoire australien pendant trois ans.

Pourquoi toute cette saga?  

Ce n'est pas la première fois que le joueur de tennis fait parler de lui pour sa position sur les vaccins. Le no 1 mondial s’était exprimé dès avril 2020 contre la vaccination obligatoire, alors envisagée pour permettre la reprise des tournois.

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«Personnellement, je ne suis pas pour les vaccins. Je n’aimerais pas que quelqu’un m’oblige à me faire vacciner pour voyager», avait-il déclaré. 

Un tournoi qu'il avait organisé en Serbie en été 2020 avait d'ailleurs été à l'origine d'une importante éclosion de COVID-19. 

Une exemption pour participer à l’Open d’Australie  

Pour participer à l’Open d’Australie, l’un des quatre plus gros tournois de la saison, et pour entrer au pays, les athlètes devaient être vaccinés. Cette condition était d'ailleurs connue depuis plusieurs semaines. 

Pourtant, le no 1 mondial, qui n’a pas vacciné, avait annoncé plus tôt cette semaine avoir obtenu une «dérogation médicale» de l’État de Victoria, où se déroule le tournoi, lui permettant d'y prendre part. 

Cette décision a soulevé un tollé en Australie, où les mesures mises en place pour lutter contre la COVID-19 ont été particulièrement strictes depuis le début de la pandémie.

Un mauvais type de visa?   

Selon la presse australienne, celui qui a gagné le tournoi à neuf reprises n’aurait pas rempli le bon formulaire pour le type de visa qu’il a demandé.

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Le service fédéral des douanes a contacté le gouvernement de l’État de Victoria, dont Melbourne est la capitale, constatant que l’équipe de Djokovic avait demandé «le mauvais type de visa», indique le quotidien The Age.

Le joueur cherchait à entrer dans le pays avec un visa de travail qui «nécessitait l’accord du gouvernement victorien», selon le quotidien The Australian.

Onde de choc en Serbie  

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Novak Djokovic n'a pas eu droit à un traitement de faveur. Le gouvernement australien, qui lui a refusé l'entrée, l'avait envoyé dans un hôtel utilisé comme centre de rétention. Le choix de l'hôtel, qui aurait mauvaise réputation, avait été décrié, notamment en Serbie. 

De nombreuses manifestations ont eu lieu en Serbie et au Monténégro pour soutenir le joueur de tennis Novak Djokovic. Photo SAVO PRELEVIC / AFP

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De nombreuses manifestations ont eu lieu en Serbie et au Monténégro pour soutenir le joueur de tennis Novak Djokovic. Photo SAVO PRELEVIC / AFP

Le président serbe, Aleksandar Vucic, a accusé l’Australie d’en faire «une chasse politique».

Le père du tennisman, Srdjan Djokovic, a pour sa part participé à une manifestation pour soutenir son fils. Il a dénoncé le «corona-fascisme» des autorités australiennes. 

«Jésus a été crucifié et soumis à beaucoup de choses, mais il a tenu et est encore vivant parmi nous», a déclaré le père du joueur à la veille du Noël orthodoxe. «Novak est lui aussi crucifié de la même manière, lui, le meilleur sportif et homme du monde.»

Des Serbes résidant en Australie se rassemblent également devant l'hôtel où réside le sportif. 

Avec l'AFP

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