6 fois où le Dr Horacio Arruda a suscité la controverse | 24 heures
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6 fois où le Dr Horacio Arruda a suscité la controverse

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Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Visage de la Santé publique puis le début de la pandémie, le Dr Horacio Arruda s'est retiré de ses fonctions, alors que ses recommandations faisaient de plus en plus l’objet de critiques. Retour sur six controverses qui ont marqué les 22 derniers mois de son mandat de directeur national de santé publique.

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Le port du masque  

En mars 2020, alors qu'une première vague de COVID-19 frappe de plein fouet le Québec, le Dr Horacio Arruda met du temps à recommander le port du masque obligatoire dans les lieux publics. Il affirme à l'époque que le masque n’est pas la meilleure option pour se protéger du virus, insistant plutôt sur l'importance du lavage des mains.

«Les masques, c’est pour le système de soins, où il y a des protocoles pour le mettre, des protocoles pour l’enlever», dit-il en point de presse le 18 mars 2020, précisant que «porter un masque, c’est mettre sa main souvent [au visage]» pour l’ajuster.

Quelques semaines plus tard, il soutient que le port du masque non chirurgical peut être efficace. Puis, en juillet 2020, le gouvernement, sur la recommandation de la Santé publique, impose le port du masque obligatoire dans les lieux publics.

Au Maroc avant le grand confinement  

Les 28 et 29 février 2020, alors que la COVID-19 arrive au Québec (et que des cas sont déjà déclarés partout dans le monde), le Dr Arruda participe à un congrès de pharmaciens africains au Maroc.

Il y était invité pour donner des conférences sur la profession de pharmacien au Québec et sur la légalisation du cannabis.

Lors d'une de ces conférences, il raconte avoir appris la veille qu’un premier cas de COVID-19 a été recensé au Québec. Il s'agit d'une femme de Montréal qui a contracté le virus lors d’un voyage en Iran.

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La «danse du confinement»  

En mai 2020, alors que les décès liés à la pandémie se multiplient au Québec, le Dr Horacio Arruda se retrouve dans une drôle de controverse. Il essuie une pluie de critiques pour avoir participé au vidéoclip du rappeur Rod le Stod, où on le voit faire sa «danse du confinement».

Le Dr Arruda s'excuse, la gorge nouée et les larmes aux yeux, lors d’un point de presse.

«Si la performance que j’ai faite, qui était destinée à une personne, a fait de la peine ou insulté les familles qui sont endeuillées, je vous présente mes plus sincères excuses», déclare-t-il. 

Quelques mois plus tard, en novembre de la même année, le ministère de la Santé décide d'ailleurs d’embaucher un «coach de communication» pour aider le directeur national de santé publique dans ses interventions médiatiques. 

Cafouillage sur le temps des Fêtes  

Au début du mois de décembre dernier, le variant Omicron commence à se propager au Québec. À l'approche des Fêtes, le Dr Arruda se fait rassurant, notamment sur le maintien des rassemblements de 20 personnes que souhaite autoriser le gouvernement de François Legault. 

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Au même moment, la Santé publique fédérale déconseille fortement de se rassembler à Noël et au jour de l’An. À Montréal, la directrice régionale de santé publique, la Dre Mylène Drouin, appelle les citoyens à modifier leurs plans pour les Fêtes. 

Quelques jours avant Noël, le gouvernement recule finalement, limitant les réveillons à 10 personnes maximum. Puis, avant le début de l'année, les rassemblements privés sont interdits et un couvre-feu est instauré. Les bars et les salles à manger des restaurants doivent également fermer, tout comme les gyms. 

Les masques N95, «moins efficaces»?  

En décembre dernier, le Dr Arruda fait encore parler de lui, cette fois-ci en raison de sa position sur les masques N95, qui sont utilisés notamment par des employés du réseau de la santé. 

En point de presse, il dit, en anglais, que le N95 peut être «moins efficace» qu’un masque chirurgical s’il n'est pas ajusté correctement.  

AFP

À l'heure actuelle, les masques N95 sont recommandés dans les zones avec des patients déclarés positifs à la COVID-19. Des syndicats représentant des travailleurs de la santé les réclament pour tout le personnel. 

Les masques N95 filtrent 95% des particules dans l’air. L'efficacité des masques chirurgicaux serait d'environ 50%, et celle des couvre-visage en tissu serait de 20%. 

La COVID-19 et les garderies  

Sans que cela ait été annoncé dans le point de presse du 30 décembre, on apprend que Québec a décidé de revoir la gestion des cas de COVID-19 dans les garderies et les centres de la petite enfance (CPE), en prévision du retour des Fêtes.

Ce changement d'approche prévoit que les enfants et le personnel ayant été en contact avec un cas positif à la garderie n’auront plus à s’isoler. Les employés asymptomatiques peuvent ainsi continuer de travailler.

Photo d'archives

Ce changement est alors fortement critiqué par les parents et le réseau. À Montréal, la Santé publique met même cette directive sur pause. Quelques jours plus tard, le gouvernement annonce finalement avoir changé son fusil d’épaule.