Dans l'univers musical de Maude Audet | 24 heures
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Dans l'univers musical de Maude Audet

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Maude Audet va se consacrer à l'écriture de nouvelles chansons durant les semaines de confinement à prévoir.

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Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas chômé au cours des deux dernières années. Elle a tout de même dû revoir ses plans plus d’une fois. Son album Tu ne mourras pas est paru que quelques semaines avant le 13 mars 2020 alors on devine le sort de la tournée qui devait suivre... 

L’autrice-compositrice-interprète a eu le temps de monter sur scène à quelques reprises. Elle est aussi retournée en studio l’année dernière pour enregistrer Translations, un album regroupant certaines de ses pièces traduites en anglais.

Grande mélomane depuis l’enfance, elle garde en mémoire tous les souvenirs musicaux des diverses périodes de sa vie quand vient le temps de composer. 

Comment as-tu réagi à l'annonce de la «refermeture» des salles de spectacle?

J'avais rien avant mars. Ce qui était prévu pour moi en janvier, février, c'était du travail de création. C’est la première fois que mon agenda n'est pas trop chamboulé. 

Tu t’es consacrée à la musique vers la fin de la vingtaine, mais avais-tu composé des chansons avant ça?

J'ai commencé à jouer de la guitare au secondaire. J’ai essayé des petits trucs mais ça m'a jamais convaincu. Comme toutes les ados, j'étais bourrée de complexes. 

Quand tu as décidé de te consacrer à la chanson, qu’est-ce que tu écoutais comme musique?

Mara Tremblay. Beaucoup de folk, de country. J’écoute beaucoup de styles de musique. On a tous notre bagage de musique qu'on écoute depuis qu'on est enfant et qu'on trimballe avec nous. J'écoutais Charlotte Gainsbourg aussi. Beaucoup de musique alternative. De la musique des années 60 et 70. 

C'était qui tes préférences des années 60 et 70?

Françoise Hardy, Serge Gainsbourg. Quand j'étais jeune, j'écoutais les Doors, Janis Joplin, les Beatles. J'ai grandi avec Elvis, les Everly Brothers, Roy Orbison, parce que mon père en écoutait beaucoup. Ma mère m’a initié à la musique française avec Paul Piché, Michel Rivard, Brassens, France Gall

Ce sont de bonnes écoles, le côté francophone maternel et le rock n roll paternel...

Vraiment! Quand mon père écoutait du Elvis, des fois je disais «Ah, mon Dieu, c'est quétaine!»Mon père écoutait beaucoup d’Elvis de l’époque de l’habit blanc. Je trouvais ça un peu ringard. Et quand j'avais 18 ou 19 ans, je me suis replongé dans les disques des années 50 et 60. J'ai écouté beaucoup de Johnny Cash

À l’adolescence, tu écoutais quoi?

Je suis une ado du grunge. J’écoutais du Nirvana comme tout le monde. J'ai aussi écouté beaucoup de Jean Leloup.  

Tu as participé à des concours (Francouvertes, Vue sur la relève). Est ce qu'il y a un artiste que tu as côtoyé durant ces concours qui t’ont marqué? 

Klô Pelgag, les Soeurs Boulay, Antoine Corriveau. Le métier d’auteur-compositeur est particulier. Tu as des gens qui ont fait le Conservatoire avec un parcours plus classique. Et tu as des gens qui commencent à composer des chansons à 16 ans et qui ont un talent extraordinaire. Il y a toutes sortes de gens qui se côtoient. C’est très beau et démocratique. 

Sur ton album Translations tu as traduit certaines de tes chansons en anglais. Est-ce que t'as déjà écrit directement en anglais? 

Je commence à faire ça. Ça n'avait jamais été quelque chose d'envisageable pour moi d’écrire en anglais. Notre culture est très belle, très riche mais aussi très fragile. Le français restera toujours central dans mon projet. Mais en faisant Translations, j’ai eu beaucoup de plaisir parce que j'ai aussi plein d’influences anglo-saxonnes. 

Ton parolier ou ta parolière préféré.e en français ce serait qui?

Françoise Hardy, je l'adore. Elle a aussi travaillé avec d'autres paroliers, mais elle a écrit beaucoup de ses chansons. Au Québec, ce serait Mara Tremblay. J'aime aussi la poésie de Stéphane Lafleur(d'Avec pas d'casque). 

Et en anglais? Qui sont tes paroliers de prédilection?

Leonard Cohen. Il y a aussi les soeurs McGarrigle qui font partie de mes mentors aussi. Et Dolly Parton. J'aime pas toutes les périodes de sa carrière mais j’adore l'album avec Jolene et I Will Always Love You! Dans le plus contemporain, je suis très fan de Lana Del Rey.   

Tu fais une reprise de Smell Like Teen Spirit. Est-ce que tu aimerais enregistrer un album de reprises? 

C’est pas dans mes plans à court terme mais pendant le confinement j’ai repris Un amour qui ne veut pas mourir de Renée Martel, qui nous a quittés récemment. C'est une grande artiste du Québec. 

Au gré de tes albums, est-ce qu'il y a des influences qui se sont ajoutées au fil des ans?

C'est sûr! Ça peut être des découvertes contemporaines. Ça peut être des artistes du passé. Pour le dernier disque, j'ai écouté du Joe Dassin. J'ai beaucoup écouté The Mamas and The Papas. Pour le prochain disque, j'essaie d'en intégrer des nouvelles. Dans la dernière année, j'ai ré-écouté beaucoup l'album Jaune de Jean-Pierre Ferland qui est grandiose. 

Tu travailles sur un nouvel album? Est-ce qu’il y a une date de sortie de prévu?

Non. Translations va avoir un an en avril mais Tu ne mourras pas date de février 2020. Il va avoir 2 ans. C'est un processus normal que je sois dans la composition. J’ai déjà quelques chansons d'écrits. Et c’est là-dessus que je vais travailler en 2022.

Pour ne rien manquer de ses spectacles à venir, rendez-vous sur le site de Maude Audet.

Écoutez sa liste de lecture.

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