Bientôt la fin de la 5e vague? Des signes encourageants aux États-Unis et ici | 24 heures
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Bientôt la fin de la 5e vague? Des signes encourageants aux États-Unis et ici

Image principale de l'article Vers la fin de la 5e vague? Signes encourageants
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Comme en Afrique du Sud ou au Royaume-Uni, la courbe des nouveaux cas liés au variant Omicron serait en train de redescendre – assez rapidement – aux États-Unis, notamment à New York. À Montréal, on pourrait avoir atteint le pic ou être sur le point de l'atteindre.

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Dans l'État de New York, où le nombre de nouveaux cas de COVID-19 avait été multiplié par 20 en décembre, la courbe serait en train de s'aplanir, selon ce que rapporte le New York Times.  

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Après avoir atteint un sommet de plus de 56 000 cas le 27 décembre dernier, les chiffres sont depuis en constante diminution. Même constat de l’autre côté de l’Upper Bay, dans le New Jersey. L'État observe une légère baisse des infections, tout comme le Maryland. 

Trop tôt pour crier victoire  

Dans la région de Boston, au Massachusetts, la quantité de virus détectée dans les eaux usées a chuté d’environ 40% depuis le sommet atteint le 3 janvier dernier.

Il faut savoir que l’analyse des eaux usées est «utile» pour suivre l’évolution de la pandémie. Alors que l’accessibilité aux tests de dépistage a été limitée au Québec, une telle analyse pourrait d'ailleurs permettre à la Santé publique d’avoir un meilleur portrait de la propagation de la COVID-19, selon l’Institut national de santé publique (INSPQ). 

Malgré ces signes encourageants, il est encore trop tôt pour dire que la cinquième vague s'essouffle, a toutefois prévenu la Dre Shira Doron, épidémiologiste au Tufts Medical Center de Boston.

La gouverneure de l'État de New York, Kathy Hochul

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La gouverneure de l'État de New York, Kathy Hochul

«Au moins, les eaux usées suggèrent une forte baisse [de la quantité de virus] et nous espérons donc que cela signifie que le nombre de cas diminuera aussi fortement, et qu’une baisse des hospitalisations et des décès suivra», explique-t-elle.

Pour sa part, la gouverneure de New York, Kathy Hochul, a déclaré que l'État était «en train de franchir ce pic».

Les cas sud-africains et anglais  

D’abord détecté en Afrique du Sud, Omicron semble de moins en moins présent dans le pays. Le nombre de nouveaux cas quotidiens y a chuté d’environ 70% par rapport au pic de la mi-décembre. 

Après avoir monté rapidement, la courbe des nouveaux cas est donc redescendue presque aussi rapidement. Avant Noël, des indices préliminaires laissaient d'ailleurs croire que «tous les autres pays, ou presque, vont suivre la même trajectoire», selon le scientifique en chef des maladies infectieuses sud-africain, Salim Abdool Karim. 

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Quant au Royaume-Uni, où le variant Omicron s'était aussi propagé comme une traînée de poudre, les infections ne cessent de diminuer depuis le Nouvel An. La moyenne des sept derniers jours montre une baisse de 24% par rapport à la semaine précédente. 

Et au Québec?  

Bien que les nouvelles soient «bonnes» chez nos voisins du Sud, il est difficile de savoir si une tendance similaire s'installe ici. Avec l'accès au dépistage limité, il est difficile d'avoir l'heure juste. 

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Jeudi, le Québec a rapporté 8793 nouvelles infections. Le chiffre réel serait toutefois bien plus élevé. Au début du mois, Benoit Mâsse, épidémiologiste et professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, estimait à «40, 50, voire 60 000» les nouvelles infections par jour. 

Selon les récentes modélisations de l'INSPQ, les pics de cas et de nouvelles hospitalisations pourraient avoir été atteints ou seraient atteints d’ici le 17 janvier à Montréal. 

Les projections doivent toutefois être interprétées avec prudence, souligne l'Institut, «puisque des incertitudes persistent concernant la sévérité d’Omicron, le rythme de vaccination, l’adhésion de la population aux mesures annoncées et l’impact du retour à l’école».

«En ce sens, un suivi de la transmission chez les jeunes au moment du retour à l’école est primordial pour mieux anticiper l’évolution de l’épidémie dans les prochaines semaines et le risque de percolation vers des groupes plus vulnérables», suggère Éric Litvak, vice-président aux affaires scientifiques à l’INSPQ.

Instaurée en janvier 2021, l’analyse des eaux usées a été abandonnée à la fin de l’année au Québec, ce que plusieurs chercheurs qui y travaillaient ont dénoncé.

Avec les informations du New York Times