Ce qu’il faut savoir sur le Paxlovid, le nouveau médicament contre la COVID-19 | 24 heures
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Ce qu’il faut savoir sur le Paxlovid, le nouveau médicament contre la COVID-19

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Après les vaccins contre la COVID-19, Santé Canada vient d’annoncer l’homologation du Paxlovid, un antiviral de la pharmaceutique américaine Pfizer qui permettra de soigner une panoplie de symptômes liés au virus. Voici ce qu’il faut savoir sur ce médicament oral.

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Mais qu’est-ce que le Paxlovid?   

Il s’agit d’une combinaison de deux médicaments oraux sous ordonnance, soit le nirmatrelvir, qui vient d’être approuvé par les autorités sanitaires canadiennes, et le ritonavir.

Pendant cinq jours, une personne infectée par la COVID-19 devra prendre deux fois par jour une dose de 300 mg de nirmatrelvir (deux pilules roses de 150 mg) et une pilule blanche de 100 mg de ritonavir.

Le Paxlovid est un «inhibiteur sélectif de la protéase, une enzyme virale qui joue un rôle essentiel dans le cycle de réplication du SARS-CoV-2», indique Santé Canada.

Sa forte efficacité  

Le médicament serait efficace à 89% pour réduire les risques de décès et d'hospitalisation liés à la COVID-19. 

Les études préliminaires menées en laboratoire, dont les résultats ont été présentés le mois dernier, suggèrent que l’antiviral oral serait efficace contre les variants actifs, dont Omicron. 

Dans les 28 jours après avoir contracté la COVID-19, 0,8% des participants aux études ayant reçu le médicament Paxlovid ont été hospitalisés (trois personnes sur 389), comparativement à 7% des participants ayant reçu un placebo (27 patients sur 385). 

Aucun décès n’a été rapporté parmi les participants qui ont reçu le traitement, contre 10 décès chez les patients du groupe placebo. 

Le Paxlovid doit être utilisé le plus tôt possible après avoir reçu un résultat positif, et dans les cinq jours suivant le début des premiers symptômes pour une meilleure efficacité. 

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Qui peut se munir de ce traitement?  

Le médicament sera offert aux personnes âgées de plus de 18 ans qui sont atteintes d’une forme légère ou modérée de la COVID-19.

Les autorités sanitaires suggèrent que le Paxlovid soit administré aux Canadiens qui sont plus susceptibles de développer une forme sévère de la maladie, comme les personnes immunosupprimées et les personnes de plus de 80 ans non adéquatement vaccinées.

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) précise que ce médicament ne «remplace pas la vaccination». Il s'agit plutôt d'«un autre outil dans notre trousse à outils» pour combattre la pandémie.

Si vous prenez déjà des médicaments, consultez la liste des traitements à ne pas mélanger avec le Paxlovid.

1 million de doses  

En décembre, le gouvernement de Justin Trudeau a signé une entente initiale avec la pharmaceutique Pfizer pour une distribution d’un million de doses à travers les provinces et territoires. 

Le sous-administrateur en chef de l’ASPC, le Dr Howard Njoo, a confirmé qu’un calendrier de livraison était sur le point d’être élaboré afin de distribuer le Paxlovid «le plus tôt possible» aux quatre coins du pays. 

Le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, tiendra une séance d’information plus tard cet après-midi. 

Y a-t-il un autre médicament du genre?  

Un autre médicament oral, celui de l’entreprise Merck, est en attente d'homologation au pays. 

Les États-Unis ont déjà donné le feu vert aux traitements de Pfizer et de Merck, le 22 décembre dernier.

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D’autres remèdes, comme le molnupiravir de la société de biotechnologie Ridgeback Biotherapeutics, sont en cours d’examen pour une possible homologation. Il s’agit d’un puissant antiviral qui diminuerait considérablement la multiplication du SARS-CoV-2. 

D’autres entreprises travaillent sur des antiviraux sous forme de comprimé, comme Atea Pharmaceuticals et le laboratoire Roche. 

Avec les informations de Raphaël Pirro

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