Omicron: ça brasse (pour le Canada) en Chine à quelques jours des Jeux olympiques | 24 heures
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Omicron: ça brasse (pour le Canada) en Chine à quelques jours des Jeux olympiques

Image principale de l'article Ça brasse en Chine, à quelques jours des Jeux
Photo d'Archives

Le Canada blâmé pour l’arrivée d’Omicron, des journalistes canadiens isolés après avoir été déclarés négatifs: ça brasse en Chine, à l’approche de Jeux olympiques de Pékin, qui se dérouleront du 4 au 20 février prochains. On vous fait un résumé des derniers jours (pas trop reposants) en Chine.

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La peur du variant Omicron omniprésente  

Alors que le variant Omicron frappe partout dans le monde, et notamment au Québec, la Chine semblait épargnée. Mais voilà que Pékin a annoncé samedi dernier avoir détecté un premier cas du contagieux variant. Cette nouvelle est survenue peu de temps après la découverte de sept cas à Zhuhai, ville côtière de 2,4 millions d’habitants située dans le sud-est du pays. 

Pour freiner la propagation du virus, les autorités de Zhuhai ont demandé aux habitants d’éviter de quitter la ville, «sauf en cas de nécessité», à moins d’avoir un résultat de test négatif de moins de 24 heures. Des restrictions ont également été imposées aux résidents du quartier de Pékin où le premier cas a été détecté. 

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AFP

Outre les cas enregistrés à Pékin et Zhuhai, des cas ont été détectés à Shanghai, à Zhongshan, dans la province du Guangdong, ainsi qu’à Tianjin et à Anyang, dans la province du Henan.

Le Canada responsable?    

Le cas du variant Omicron détecté à Pékin samedi dernier serait d’origine... canadienne! C'est du moins ce que prétend le Global Times, un média proche du parti communiste de Xi Jinping. 

«La patiente qui a reçu un diagnostic positif au variant Omicron samedi, avait reçu le 11 janvier un courrier international qui avait été envoyé du Canada le 7 janvier, transféré à Pékin via les États-Unis et la région chinoise de Hong Kong», dit-on.

Des traces d’Omicron auraient été trouvées sur la surface extérieure et les parois internes de l’enveloppe, ainsi que sur la lettre en question, est-il écrit dans l’article. 

La BBC indiquait lundi que ce premier cas lié au variant Omicron avait poussé les autorités chinoises à demander à la population de ne plus faire venir de colis de l’étranger. Quant aux colis qui arriveront en Chine, ils seront désinfectés. 

Des journalistes déclarés positifs une fois en Chine   

Tous les athlètes et les journalistes qui débarqueront à Pékin devront avoir reçu cinq résultats négatifs pour prendre part aux Jeux ou y assister. Mais voilà que deux employés de Radio-Canada partis couvrir les Jeux ont obtenu un résultat positif une fois en Chine. Ils s’étaient pourtant soumis au protocole et avaient été déclarés négatifs à cinq reprises. 

Les deux employées auraient contracté la COVID-19 le mois dernier, selon les informations du chroniqueur sportif de Radio-Canada Martin Leclerc. Sa femme est l'une des deux employées déclarées positives. 

Dans un texte publié par la CBC, le médecin en chef du Comité olympique canadien (COC), le Dr Mike Wilkinson, s'est d'ailleurs dit inquiet de la situation. Il craint que le rêve olympique de plusieurs athlètes canadiens qui ont contracté la COVID-19 au cours des dernières semaines soit compromis. 

Toute personne déclarée positive à son arrivée en Chine est placée en isolement. Pour en sortir, elle doit recevoir deux résultats négatifs.

Des tests plus sensibles  

Comment expliquer ces résultats positifs?  

Selon ce qu’a appris la CBC, le Comité olympique de Pékin utiliserait des tests qui sont plus sensibles que les tests utilisés au Canada et ailleurs dans le monde. Ces tests pourraient détecter le virus chez les personnes ayant reçu un résultat positif dans le passé. 

«Je pense que Pékin fait tout ce qu’il peut pour s’assurer qu’il n’y ait pas de personnes positives [arrivant en Chine]», a déclaré le Dr Wilkinson.

AFP

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Dans les dernières semaines, des dizaines d’athlètes canadiens ont contracté la COVID-19, comme les équipes de bobsleigh et de patinage de vitesse courte piste.

Avec les informations de Raphaël Pirro, de la CBC et de l'AFP