Végétalisme: «Changer son alimentation, ça réduit définitivement et considérablement son empreinte carbone individuelle» - Alice Morel-Michaud | 24 heures
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Végétalisme: «Changer son alimentation, ça réduit définitivement et considérablement son empreinte carbone individuelle» - Alice Morel-Michaud

Image principale de l'article «Je suis devenue végétalienne à 18 ans»
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Sensible aux questions environnementales depuis sa jeunesse, Alice Morel-Michaud a été happée par un mouvement végétalien au sein de son groupe d’amis il y a cinq ans. Puis, à son tour, elle a su convaincre des gens de son entourage de changer d’alimentation pour un mode de vie plus vert.

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La comédienne de 23 ans, qui joue le rôle de Clara Boudrias dans L’heure bleue, est de cette génération qui a grandi en ayant bien conscience des dégâts irréversibles causés par l'humain sur l’environnement. À la maison, ses parents étaient en faveur d’actions pour améliorer l’état des choses. À l’école, les élèves apprenaient à recycler et à composter. « Prendre soin de l’environnement était déjà présenté comme une urgence, explique-t-elle. Je n’ai donc pas eu de grande révélation écologique, ç’a toujours fait partie de ma vie. »

C’est dans ce contexte qu’elle a commencé à changer ses habitudes pour qu’elles soient plus en symbiose avec ses valeurs écologiques. « La crise climatique a beaucoup orienté mes choix de vie, dit-elle. C’est la raison numéro un pour laquelle j'ai adopté une nouvelle alimentation. Je suis devenue végétalienne à 18 ans, au moment où j’ai quitté le nid familial et j’ai commencé à cuisiner par moi-même. » 

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À son entrée dans l’âge adulte, elle a vu certains de ses amis se tourner vers le végétarisme ou le végétalisme. Tout naturellement, Alice Morel-Michaud s’est trouvée une communauté avec qui partager des recettes et des astuces. « C’est vraiment ce qui a aidé ma transition. Je l’ai fait avec d’autres gens et c'était quelque chose de positif, ancré dans le partage. Je n'avais pas l'impression de me priver. Au contraire, je découvrais de nouveaux aliments, de nouvelles saveurs. » 

Éveiller les consciences

Puisqu’elle met de l’avant son végétalisme dans ses réseaux sociaux, la comédienne s’est souvent retrouvée, au fil des années, à répondre aux questions de personnes curieuses. « Ç’a fait éveiller les consciences, dit-elle. J’ai eu plusieurs discussions avec des gens dans mon entourage qui ont ensuite mené à des changements dans leur vie. »

En ayant un grand public à l’écoute sur ses réseaux sociaux, la comédienne a aussi souhaité se pencher sur des questions environnementales et sur l’éthique d’achat, par exemple. « Parfois, on se demande: est-ce que ma douche plus courte va vraiment sauver la planète? Mais changer son alimentation, ça réduit définitivement et considérablement son empreinte carbone individuelle. » 

Elle soulève aussi quelques problématiques en agriculture qui la choquent particulièrement et qui devraient être davantage mises en lumière. Aujourd’hui, quand elle pense aux pratiques d’élevage abusives et à la pêche industrielle, ça justifie son grand saut vers une alimentation plus éthique. 

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Le pouvoir du vote

Alice Morel-Michaud a étudié en sciences politiques récemment et souhaite que les questions environnementales soient plus présentes dans les agendas de nos gouvernements. « Pour moi, c'est là où ça peut faire une plus grande différence: à qui on donne le pouvoir de prendre des décisions par rapport à la crise climatique. Il faut se concentrer sur le pouvoir de notre vote et mettre de la pression sur nos élus. »

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