#OnVeutJouer: des sportifs de partout au Québec lancent un cri du cœur | 24 heures
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#OnVeutJouer: des sportifs de partout au Québec lancent un cri du cœur

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Page Facebook des Patriotes de l'UQTR

Des entraîneurs et des sportifs de partout au Québec en ont assez de ne pas pouvoir compétitionner et disputer des matchs: ils partagent leur ras-le-bol sur les réseaux sociaux sous le mot-clic #OnVeutJouer.

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Le mouvement a été lancé mercredi par les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Sur Facebook, le mot-clic #OnVeutJouer a été partagé plus de 3400 fois en un peu plus d’une journée.

Avec ce mouvement, Marc-Étienne Hubert, l'un des instigateurs, souhaite d'abord et avant tout lutter contre le décrochage. Il affirme que pas moins de 70 hockeyeurs évoluant dans l'un des 26 programmes de hockey universitaire au Québec, en Ontario et dans les Maritimes ont quitté l'école dans les 30 derniers jours. «C'est une catastrophe, lance l'entraîneur de l'équipe de hockey universitaire de l'UQTR. Et c'est seulement ceux que l'on connaît.»

M. Hubert regrette que les matchs et les compétitions soient toujours interdits, alors que les équipes professionnelles ne sont pas soumises aux mêmes règles.

Rappelons que, depuis lundi dernier, les élèves du primaire et du secondaire, de même que les étudiants du cégep et de l’université, peuvent reprendre les entraînements de sport parascolaire. Toutefois les matchs, tournois ou compétitions ne sont pas permis pour le moment. À compter du 14 février, ce sera au tour des adultes de pouvoir recommencer la pratique de sports organisés. 

Un mouvement qui prend de l'ampleur  

Lancé en Mauricie, le mouvement a vite trouvé écho dans d’autres régions du Québec. 

Guillaume Groulx, qui coache deux équipes de hockey dans une école secondaire de Mirabel, espère une reprise complète du sport au Québec. 

«Je trouve ça injuste, qu’on les empêche de pratiquer leur sport à 100%», regrette-t-il. 

Il reproche également au gouvernement de manquer de clarté et de cohérence dans ses mesures. «Ça fait deux ans que les jeunes deviennent de plus en plus démotivés, car ils ont perdu foi envers le gouvernement.»

Pour Patrick Kelly, père de jeunes sportifs, les compétitions sportives doivent absolument reprendre. C’est une question de bien-être psychologique et de développement psychosocial, insiste-t-il. 

S’il reconnaît que la situation demeure difficile au Québec, il juge que les mesures actuelles, concernant la pratique du sport, sont «impertinentes et incohérentes».

Patience, dit la ministre     

Questionnée sur ce mouvement, la ministre déléguée à l'Éducation et responsable du dossier des sports et loisirs, Isabelle Charest, a fait une déclaration par écrit, invitant tout ce beau monde à la patience.  

«Je sais que la pratique du sport est d’une importance capitale dans la vie de plusieurs, surtout les jeunes. Nous en sommes conscients et c’est pourquoi, dès que la situation l’a permis, nous avons donné la possibilité aux jeunes de retourner à l’entraînement. Afin de garder le contrôle sur la contamination, tous les secteurs rouvrent de façon progressive, et le sport ne doit pas faire exception.»

− Avec Stéphanie Marin

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