Payer du resto aux Québécois, une solution? Des partis ont des idées pour aider les restaurateurs | 24 heures
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Payer du resto aux Québécois, une solution? Des partis ont des idées pour aider les restaurateurs

On apprenait récemment qu’au Québec, il y a 17% moins de restaurants après deux ans de pandémie. Bien qu’ils aient pu rouvrir récemment, ces établissements ont besoin d’aide. Voici ce que proposent différentes formations politiques québécoises pour les aider.

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Un ticket restaurant de 100$ 

Québec solidaire propose la distribution de tickets restaurants d’une valeur de 100$ à tous les ménages du Québec.

«Les restaurateurs ont eu la vie dure depuis deux ans et ils vont avoir besoin que les clients soient au rendez-vous lundi prochain pour relancer leurs activités», indiquait la députée Ruba Ghazal à la fin janvier. 

La députée solidaire Ruba Ghazal

Photo d'archives

La députée solidaire Ruba Ghazal

Ces tickets restaurant devraient être utilisés dans les trois mois suivant la réouverture des salles à manger des restaurants, et les chaînes multinationales seraient exclues de la mesure. Le coût de la mesure, non récurrente, est estimé à 190 millions $.

Payer une partie de la facture  

Le Parti Québécois veut offrir un «tremplin» aux restaurateurs qui ont souffert pendant la pandémie en payant 50 % de la facture des clients pour certains jours de février.

«C’est le moment de donner un coup de pouce aux restaurateurs et à la vie sociale», a affirmé le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, en entrevue au Journal la semaine dernière.

Paul St-Pierre Plamondon

Photo Agence QMI, Andréanne Lemire

Paul St-Pierre Plamondon

Le projet de loi consisterait, pour le gouvernement, à couvrir 50% de la facture, jusqu’à 25$ par client, et ce, du lundi au mercredi. 

Cette mesure au coût estimé entre 25 et 30 millions de dollars concernerait les restaurants, pubs, bars, cafés et cantines québécois seulement.

«C’est vraiment raisonnable comme coût pour un moment qui serait bénéfique tant pour les restaurateurs qui n’ont pas eu toujours un traitement équitable que pour les Québécois qui vont renouer avec l’une de leurs activités favorites», a souligné Paul St-Pierre Plamondon.

Des mesures similaires ont déjà été mises en place dans d'autres pays. Le gouvernement britannique a par exemple payé la moitié de la facture de restaurant des Britanniques lors de certains jours de la semaine en août 2022.

Ouverture à 100% 

Le Parti conservateur du Québec propose quant à lui une solution très simple : «rouvrir les restaurants à 100% et les laisser faire des affaires tranquilles» nous indique par courriel la formation politique menée par Éric Duhaime. Au moment d’écrire ces lignes.

Éric Duhaime

Photo d'archives

Éric Duhaime

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Le Parti libéral du Québec (PLQ) n’avait pas répondu à nos courriels au moment d’écrire ces lignes.

184 millions en prêts en 2 ans

Rappelons qu'auu début de la pandémie, le ministère de l’Économie et de l'Innovation a mis en place le PAUPME-AERAM (Programme d'aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises), et a permis 184 M$ en prêts aux conditions avantageuses, dont 145,7 M$ en prêt pardonnable à 4900 restaurateurs de la province.

 

Pour le mois de février, la CAQ a prolongé ce programme et permet aux restaurateurs d’obtenir un pardon de prêt additionnel pouvant aller jusqu’à 15 000 $ pour couvrir leurs frais fixes admissibles. 

De plus, la CAQ a prolongé leur bonification pouvant atteindre 10 000 $ afin de compenser les pertes de denrées occasionnées lors de la fermeture des restos au mois de décembre.

Un abonnement au restaurant?

Évidemment, plusieurs restaurants essaient de mettre en place des mesures par eux-mêmes. 

Aux États-Unis, plusieurs restaurants proposent maintenant un abonnement à leur commerce. En janvier, l’enseigne de fast-food Taco Bell a sorti le «Taco Lover’s Pass», qui permet de commander un taco par jour sur une période de 30 jours, moyennant 10 dollars. 

Photo Reuters / Archives

«Notre but avec ce test est d’observer comment nos clients prennent cette offre qui est rentabilisée (pour le consommateur) en quelques visites seulement», indique à l’AFP le responsable numérique chez Taco Bell, Zipporah Allen.

- Avec l'AFP et l'Agence QMI

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