Une photo de Valérie Plante qui pose de la céramique suscite la controverse | 24 heures
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Une photo de Valérie Plante qui pose de la céramique suscite la controverse

Image principale de l'article Valérie Plante critiquée pour des travaux de réno

Valérie Plante pouvait-elle poser elle-même de la céramique dans un de ses logements? Depuis le week-end, des voix s'élèvent pour dénoncer des travaux de rénovation exécutés par la mairesse de Montréal et son conjoint, à la suite d'une publication sur les réseaux sociaux.

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Dans une photo publiée par la mairesse samedi dernier, on pouvait la voir, aux côtés de son conjoint, Pierre-Antoine Harvey, devant un mur de céramique, dans une salle de bain d'un logement que possède le couple. On pouvait aussi y lire «mairesse et poseuse de céramique». 

Philippe Farley, un avocat qui pratique en droit de la construction et expert en matière de licence d’entrepreneur, a vivement réagi à la photo de Mme Plante sur Facebook:

 «La publication est simple, la mairesse Plante manifeste à son auditoire sa fierté d'être à la fois Mairesse et poseuse de céramique dans le cadre de travaux de rénovation de l'un de ses logements locatifs. Les photos ci-jointes parlent d'elles-mêmes. Le hic, c'est qu'au Québec - que l'on soit d'accord ou pas - pour exécuter des travaux de rénovation dans un logement destiné à des fins de location ("SAMEDI DE RÉNOVATION CHEZ L'UNE DE NOS LOCATAIRES"), on doit être titulaire d'une carte de compétence (carreleur pour de la pose de céramique) et les employeurs doivent être inscrits à ce titre auprès de la Commission de la construction du Québec (CCQ).»

TVA Nouvelles a consulté la Loi sur le bâtiment et le Règlement sur la qualification professionnelle des entrepreneurs et des constructeurs-propriétaires, qui détermine les exigences en lien aux licences de la Régie du bâtiment du Québec. 

Pas illégal      

Selon TVA Nouvelles, la mairesse et son conjoint n’auraient pas agi illégalement.

Voici les détails:

Un constructeur-propriétaire qui exécute ou fait exécuter des travaux compris uniquement dans des sous-catégories de l’annexe III (travaux spécialisés à risques moins élevés) n’a pas besoin d’avoir une licence. Il est donc exempté de l’obligation de licence.

  • travaux de maçonnerie non structurale, marbre et céramique;
  • portes et fenêtres;
  • travaux de finition intérieure (gypse, tirage de joints, peinture).

Évidemment, ces travaux doivent être exécutés dans un bâtiment (ou installation) appartenant au constructeur-propriétaire (ex: duplex, triplex, quadruplex).

Ces travaux peuvent être exécutés par le constructeur-propriétaire avec l’aide de ses employés, s’il y a lieu.

De son côté, la CCQ a refusé de commenter le dossier «parce que la vérification de chantiers est un processus confidentiel». 

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