Le prix de l'essence pourrait atteindre 2$ le litre à cause du conflit en Ukraine | 24 heures
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Le prix de l'essence pourrait atteindre 2$ le litre à cause du conflit en Ukraine

Le prix de l'essence pourrait très rapidement dépasser les 2$ par litre au Québec si la Russie met sa menace d’envahir l’Ukraine à exécution, alors que le coût de l’essence ne cesse de grimper en raison de la tension internationale. 

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Samedi, le prix à la pompe était de 1,669 $/L dans la Capitale-Nationale, tandis qu’il se situait à 1,689 $/L à Montréal, des records. 

En comparaison, à la même période l’an dernier, le litre d’essence moyen se vendait à 1,211 $ à Québec et 1,225 $ dans la métropole. Un plein d’essence d’une voiture pouvant en contenir 50 L s’élève donc désormais à environ 84 $, soit environ 23 $ de plus qu’en février 2021. 

Marc Vallières/Agence QMI

Le lien avec l'Ukraine

La raison derrière cette augmentation? D'abord, la planète se déconfine, ce qui crée une hausse de la demande en essence. Les fournisseurs sont incapables d’atteindre leur objectif d’augmentation de production quotidienne, souligne Carol Montreuil, vice-président de l’Association canadienne des carburants, Est du Canada. 

Et voilà que la Russie, le troisième producteur mondial de pétrole, s’apprête à envahir l’Ukraine d’un jour à l’autre.

«Cette tension-là arrive à peu près au pire moment possible, et les répercussions risquent de se faire sentir jusqu’au Québec», lance Carol Montreuil.

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D’après le média allemand réputé Der Spiegel, l’attaque pourrait survenir dès mercredi, selon des sources du renseignement américain.

«Si ça devait être le cas, on pourrait facilement connaître une augmentation de 20 à 30 cents et même atteindre 2$ le litre d’essence au Québec peu de temps après», prévient le président de l’organisme Canadians for Affodable Energy, Dan McTeague. 

La pression se fait déjà ressentir sur le prix du baril de pétrole, qui atteint un sommet en sept ans. Vendredi, le baril de Brent de la mer du Nord se vendait 94,44 $ et celui de West Texas Intermediate à 93,10 $.

Contrer la hausse

Et même si le conflit en Ukraine ne devait finalement pas aboutir, on s’attend à un autre bond des prix, d’ici mai. 

«Comment contrer la hausse ? À part réduire sa vitesse – ce qui permettra d’économiser un peu d’essence –, c’est peut-être le bon moment pour réfléchir à se procurer un véhicule électrique», commente Nicolas Ryan, porte-parole de CAA-Québec, qui n’entrevoit pas de baisse significative à moyen terme.  

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