Saint-Valentin: incursion dans le métier de matchmaker | 24 heures
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Saint-Valentin: incursion dans le métier de matchmaker

Janie Lamontagne, matchmaker et fondatrice de Charme et Champagne
Photomontage : Marilyne Houde

Janie Lamontagne, matchmaker et fondatrice de Charme et Champagne

Essayer de créer des couples en faisant se rencontrer de parfaits inconnus, c'est le travail de la matchmaker Janie Lamontagne. En ce jour de Saint-Valentin, on jette un œil à ce métier atypique, qui trouve une clientèle même en cette ère où il ne manque pas d'applications de rencontre!

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«Il y a des chasseurs de têtes, moi je suis chasseuse de cœurs.» C’est ainsi que Janie Lamontagne explique son métier d’entremetteuse professionnelle. Depuis 2019, son entreprise Charme et champagne aide des célibataires dans leur quête de l’âme sœur.  

Comment ça fonctionne?   

Deux services sont essentiellement offerts : le service-conseil ou la recherche de la douce moitié. Avec la première option, les clients auront des recommandations pour la recherche de leur prochaine conquête, tandis qu'avec la deuxième option, Janie Lamontagne s’occupe de tout le processus.  

Mais peu importe l’option choisie, les participants doivent tout d’abord «faire rencontre avec soi-même», explique Janie Lamontagne.  

Ensuite, ils remplissent un questionnaire sur eux-mêmes, qui permettra à la cupidon des temps modernes de déterminer quel profil d’individus s’agencerait le mieux à leur personnalité et leurs besoins.  

Ceux qui optent pour le service complet doivent par la suite remplir un test de psychométrie. Il s’agit d’un test scientifique mesurant les caractéristiques psychologiques des individus.  

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À qui s’adressent ces services?   

Des services de matchmaker intéresseront ceux qui ont «carrément décroché des sites de rencontre» ou qui ne peuvent pas s’y inscrire, notamment en raison de leur emploi.  

Il faut être prêt à s’investir pleinement dans le processus, indique Janie Lamontagne. Et c’est aussi vrai émotionnellement que monétairement. Si les prix varient selon la complexité du mandat, le service-conseil de base coûte 750$, tandis que les frais de la recherche débutent à 2000$.  

Il faut aussi ajuster ses attentes, recommande l’entrepreneure. La recherche de l’amour est avant tout un «marché», où la question de l’offre et la demande sont significatifs, rappelle-t-elle. La recherche pourrait ne pas être fructueuse.  

«Il y a un volet qu’on ne contrôle pas, c’est la chimie qui va se développer [ou non] entre les deux personnes», dit-elle.

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Une question de chimie (littéralement)   

Effectivement, l'amour est avant tout un équilibre chimique dans notre corps, explique Norman Voyer, professeur titulaire au Département de chimie de l’Université Laval.  

«Expliquer pourquoi on est attiré par telle ou telle personne, c’est un mystère scientifique qu’on ne pourra pas résoudre», précise-t-il. Conserver une certaine magie est peut-être pour le mieux, ajoute-t-il.  

Or, on sait que quatre molécules sont impliquées lorsqu’on vit un coup de foudre : la phényléthylamine, la dopamine, la norépinéphrine et l'adrénaline.  

Cette phase peut durer entre dix-huit mois et quatre ans, mentionne-t-il. Ensuite, l’ocytocine, l’hormone de l’attachement, entre en jeu lorsqu’il est question d’amour durable.  

Chez les vieux couples, qui sont ensemble depuis trente ans et plus, de l’endorphine, une hormone qui apaise le stress et l’anxiété.  

Certaines personnes «coup-de-foudre-holic» aiment tellement les sensations occasionnées par le fait de tomber amoureux qu’ils ne sont pas capables de garder une relation stable, souligne le chimiste de l’amour. 

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