Manifestation à Ottawa: un leader du mouvement aurait été arrêté | 24 heures
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Manifestation à Ottawa: un leader du mouvement aurait été arrêté

Image principale de l'article Un leader du mouvement aurait été arrêté à Ottawa
Joël Lemay / Agence QMI

Les policiers auraient commencé à procéder à des arrestations à Ottawa, alors que des manifestants occupent le centre-ville pour une 21e journée consécutive.

Un des organisateurs arrêté    

Au moins un individu a été arrêté sur la rue Albert. Il s'agirait de Chris Barber, l'un des leaders du convoi.

Au moins une autre interpellation aurait eu lieu en début de soirée.

Plus tôt aujourd'hui, le nouveau chef de police d'Ottawa avait annoncé que les forces policières allaient agir de manière «imminente» pour déloger les manifestants qui siègent face au parlement depuis 21 jours. 

Des agents de la Sûreté du Québec sont allés prêter main-forte à leurs collègues à Ottawa. 

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Le parlement barricadé  

La colline Parlementaire s'est barricadée ce matin. 

De hautes barrières de métal ont commencé à être érigées dès 6h ce matin autour des édifices du Parlement, du Sénat et de la Cour suprême. L’esplanade du Parlement où se sont réunis des milliers de personnes au cours des trois dernières fins de semaine est de plus en plus difficile d’accès, certaines portes ont été bloquées par des grilles et les quelques assiégeants qui s’y trouvent encore sont invités à évacuer.

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Peu habitués à se voir restreints dans leurs mouvements, les assiégeants regardaient le spectacle, téléphones en main pour filmer la scène.

Un des leaders du groupe, Pat King, parcourait le secteur en indiquant aux camionneurs de s’enfermer dans leurs véhicules. Plusieurs camions ont été enchaînés ensemble et d’autres ont retiré leurs pneus. La tension est de plus en plus palpable.

Bien que la tension soit de plus en plus palpable, le ravitaillement se poursuivait, les bidons de carburants circulant sur des chariots entre les camions comme d’habitude.

Une opération compliquée     

L’étau s'est resserré sur les manifestants au cours de la journée selon Michel Juneau-Katsuya, expert en sécurité nationale et ancien cadre du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

«On a commencé à fermer la zone en question. On va empêcher de nouveaux manifestants de se joindre au groupe et ceux qui sortiront ne pourront plus retourner à l’intérieur», a-t-il expliqué.

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La pluie attendue en bonne quantité au cours de la journée pourrait également affaiblir certains manifestants.

La présence d’enfants sur place pourrait cependant compliquer la tâche aux forces de l’ordre.

«C’est très très difficile pour les policiers. Je vous laisse juger la décision des parents d’utiliser leurs enfants littéralement comme des boucliers. On veut rendre la chose encore plus compliquée en utilisant les enfants, mais on les met à risque», a dénoncé l’expert en sécurité.

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Il considère que, dans son ensemble, l’intervention policière devrait permettre aux manifestants de s’échapper, leur but n’étant pas d’arrêter le plus de personnes possible. «Si des gens quittent de leur propre gré, tout sera plus facile», a-t-il précisé.

Les plus coriaces à déloger seront les «purs et durs», ces manifestants qui sont sur le terrain depuis le début, dont certains ont perdu leur emploi parce qu’ils ne sont pas vaccinés et qui n’ont plus rien à perdre.