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S'enrichir sans les énergies fossiles, c'est possible

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Vous ne ferez jamais d’argent avec des placements «verts». Cette assertion était peut-être vraie il y a 10 ans, mais ne l’est définitivement plus aujourd’hui. On en a parlé avec deux investisseuses qui se sont enrichies grâce à des produits exempts d’énergies fossiles.

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En 2009, Laurianne Dionne, alors une étudiante en droit de 20 ans, a commencé à épargner 25$ par semaine. Dès le départ, l’exclusion de compagnies exploitant les énergies fossiles était primordiale pour elle dans ses choix d’investissements. 

«Ma passion pour l'environnement date d'avant que je connaisse les finances. Avoir des placements responsables qui reflètent mes valeurs, ça venait me chercher et j'avais encore plus le goût d'épargner», raconte la femme aujourd’hui âgée de 33 ans.  

Devenue conseillère en sécurité financière chez IA Groupe Financier il y a deux ans, Laurianne Dionne estime aujourd’hui sa valeur nette à plus de 200 000$. 

Environ 90% de ses investissements sont exempts d’énergies fossiles et ses rendements ont varié entre 5 et 20% depuis qu’elle a commencé à investir. 

De bons rendements  

Selon elle, les fonds responsables, qui respectent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) performent aussi bien sinon mieux que ceux qui n’appliquent pas ces critères.  

Un avis que partage la spécialiste et conseillère certifiée en investissement responsable chez LUMOS services financiers, Ann-Rebecca Savard. 

«On n’a plus à sacrifier le rendement pour investir dans un bon fonds d'investissement responsable. Je crois que l’avenir des rendements est là-dedans», confiait-elle à Porte-monnaie en février dernier.  

En 2021, la valeur des fonds dits «durables» canadiens s’élevait à 18 milliards de dollars à la fin du premier trimestre, soit une hausse de 160 % par rapport à 2020, selon The Globe and Mail. On comptait 156 de ces fonds à la fin de mars 2021, contre 105 à la même période l’année précédente. 

Suivre la tendance  

Marjorie Bergeron fait partie de ces investisseurs qui se sont laissé tenter par l’investissement responsable dans les dernières années. 

«Quand on m'a présenté des investissements verts, ça m'a particulièrement plu de savoir qu'ils avaient un bon rendement et que c'était une autre façon de m'impliquer d'un point de vue écologique et de penser au long terme pour la planète», confie la femme de 34 ans qui travaille pour une biopharmaceutique. 

Ses placements ont connu un rendement de 14% au cours de la dernière année. 

«Sans être une experte en la matière, je pense qu'avec toutes les lois qui s'en viennent et les voitures électriques, l'industrie pétrolière va probablement vivre un changement de mon vivant. Je me dis que c'est mieux d'avoir des stratégies d'investissement alternatives à ça», explique-t-elle.  

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Les événements semblent lui donner raison. En novembre dernier, en marge de la COP26, on apprenait que 450 institutions financières de 45 nations ont joint la Global Alliance for Net Zero, s'engageant à décarboner leurs investissements pour atteindre la carboneutralité en 2050 avec des cibles intermédiaires dans le temps. Ensemble, ces institutions gèrent des actifs de 130 trillions de dollars. 

Les grandes banques canadiennes en font partie. 

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