Breaking aux Olympiques: des champions d’ici veulent faire rayonner la discipline partout au Québec | 24 heures
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Breaking aux Olympiques: des champions d’ici veulent faire rayonner la discipline partout au Québec

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Après Pékin, l'heure est à la préparation pour les Jeux de Paris de 2024, où le breakdance fera ses premiers pas olympiques. Trois champions de cet art se sont rendus en Gaspésie pour initier les jeunes à leur discipline.  

«Je ne veux pas que les gens se disent: “Ah! Le break va aux Olympiques, donc, là, ça vaut quelque chose, et avant, ça ne valait rien”», insiste Victor «Vicious» Sono, artiste en break et membre du célèbre crew Sweet Technique.   

Depuis 20 ans, Victor Sono et ses deux acolytes font rayonner le Québec en remportant des compétitions de break aux quatre coins du monde.  

«Je pense que le fait que ça devienne une discipline olympique, ça va être de plus en plus rare que des parents disent à leur enfant: “Non, je ne veux pas que tu fasses du break, parce que c’est un truc de bums”», se réjouit Sovanne Rochon-Prom Tep, alias «Promo».  

Il espère toutefois que le côté technique de la discipline et l’esprit de compétition n’auront pas raison de l’ADN de cet art né dans la rue. 

Moïse Marcoux-Chabot

De gauche à droite: Sovanne Rochon-Prom Tep (Promo), Léo Caron (Fléau) et Victor Sono (Vicious).

Des ateliers en Gaspésie 

Le trio vient de compléter une première résidence d’artistes au Salon58, à Marsoui, en Gaspésie. L’objectif de leur séjour n’était pas que de se ressourcer: les champions de break souhaitaient aussi aller à la rencontre des jeunes de la région pour promouvoir leur passion au-delà des centres urbains. 

Même si la pandémie a quelque peu changé leurs plans, ils repartent satisfaits. 

Jonathan Gaudreau

Atelier virtuel de break donné par Victor Sono, alias «Vicious», au Salon58, à Marsoui, Gaspésie.

«On a été déçus de devoir faire les ateliers en ligne, mais, sérieusement, j’ai senti que chaque personne qui était là, c’était parce que ça lui tentait vraiment... ça a été réussi», insiste Léo Caron, alias «Fléau».  

«Tant mieux si on inspire des jeunes à vouloir faire carrière dans ce domaine», poursuit Victor Sono, aussi directeur de l’organisme Breaking Canada. Il se réjouit de voir autant de jeunes qui ont le désir de se qualifier pour l’équipe olympique. 

«Le message, ce serait: go for it, bûche, c'est pas facile... Et c'est cliché, mais croire en ce que tu as envie de faire, believe in the dream!» 

Jonathan Gaudreau

Performance de Léo Caron, alias «Fléau», du crew Sweet Technique, à la Maison de la culture de Sainte-Anne-des-Monts.