Faire la différence, une vidéo à la fois | 24 heures
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Faire la différence, une vidéo à la fois

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Le jiu-jitsu n’est pas un sport violent, affirme la championne du monde Gabriela Campos Mendanha qui transmet sa passion pour cet art martial grâce à des vidéos TikTok qui récoltent des milliers de mentions J’aime.

Depuis l’âge de six ans, Gabriela Campos Mendanha s’entraîne sans relâche avec son père qui est aussi son entraîneur.

«Les gens disent souvent que le jiu-jitsu est un sport violent, sauf que moi, je crois que c’est tout le contraire. Le jiu-jitsu m’a permis d’avoir confiance dans la vie pour tout», confie la jeune femme de 16 ans.

Pour être légal dans la province, un sport de combat se doit d’être reconnu par le Comité international olympique, et le jiu-jitsu brésilien ne l’est pas. Au Québec, les compétitions de jiu-jiutsu sont donc interdites.

Championne du monde 

Mais ça n’empêche pas Gabriela de compétitionner à l’international. Elle a d’ailleurs décroché le titre de championne du monde en décembre dernier dans la catégorie juvénile féminin de ceinture bleue, en Californie.

Originaires du Brésil, la jeune athlète et sa famille ont émigré au Québec en 2012 lorsqu’elle avait 6 ans. 

C’est à Brossard qu’ils ont choisi d’ouvrir un studio de jiu-jitsu où son père donne des cours à des gens de tout âge.

«[Mon père et moi] sommes vraiment proches. Ici, au gym, c’est mon professeur et à la maison c’est mon père, mon meilleur ami. J’ai beaucoup de respect pour lui et pour les choses qu’il a à m’apprendre», raconte Gabriela avec entrain.

Du virtuel au réel 

Gabriela a toujours aimé être devant la caméra; à dix ans, elle avait déjà 20 000 abonnés sur Musically. Au début de la pandémie, elle s’est créé un compte TikTok, qui divertit aujourd’hui autour de 65 000 personnes. 

Sur son profil, elle donne des conseils aux jeunes de son âge axés sur les relations et enseigne aussi des techniques d’autodéfense. Son compte instagram, qui cumule plus de 73 000 abonnés, est davantage réservé à sa carrière d’athlète.

«Pour moi, ça me prend cinq minutes faire un tiktok pour [expliquer une technique d’autodéfense], mais ça peut sauver la vie de quelqu’un», ajoute-t-elle.

Sa mère la conseille parfois avec ses tiktoks en s’assurant que Gabriela soit consciente du contenu qu’elle publie sur les réseaux sociaux. 

«Je préfère faire des suggestions que de lui imposer quoi que ce soit, mentionne sa mère. Je demande souvent à Gabriela quel est le message qu’elle tente de faire passer ou quelles sont ses intentions avec sa vidéo», explique la mère de Gabriela.

Avec sa montée en popularité sur les réseaux sociaux, Gabriela souhaite faire connaître son sport et sensibiliser les gens à celui-ci. 

«Au début, [je publiais des vidéos] pour m’amuser et pour passer le temps, mais j’ai vu que j’aidais beaucoup de gens et je me suis dis que j’aimerais continuer à le faire, explique-t-elle. Maintenant, je me sens extrêmement responsable [...] pour montrer aux jeunes filles que tu peux garder ta féminité et être une femme forte tout en pratiquant des sports d’arts martiaux.»